Nous ne vivons pas une crise, nous vivons une formidable mutation.A l'heure où certaines dynamiques internationales s'affaissent et où l'on constate une crise cumulée (financière, économique, écologique, sociale...), on assiste en effet à une impressionnante dynamique de reterritorialisation des sociétés. Ce mouvement fut un temps préconisé par quelques idéologues qui prônaient une économie alternative, les circuits courts, l'économie de proximité, la prise en charge par les acteurs locaux et régionaux de la maîtrise de leur propre destin.... Le point intéressant est qu'aujourd'hui cette nouvelle économie des territoires se réalise moins pour des motifs idéologiques que pour des raisons de coût. Le renchérissement du prix de l'énergie (10 dollars le baril de brent en 1999, plus de 80 aujourd'hui...), la paupérisation croissante de certaines sociétés conduisent ainsi à un changement radical concernant l'échelle du fonctionnement économique. Alors qu'il y a peu, par la mondialisation jugée inéluctable, les habitants étaient de plus en plus inféodés à des produits externes, ils sont par la force des choses de plus en plus contraints à rechercher sous leurs pieds et dans les espaces de proximité les ressources nécessaires à leur propre développement.Cette évolution est-elle bénéfique? Si oui, comment l'accompagner? A l'heure où les déplacements mécaniques sont de plus en plus difficiles et l'information planétaire de plus en plus généralisée, quelles sont aujourd'hui les stratégies pour concilier le développement local et l'ouverture internationale? En somme, comment vont fonctionner des sociétés qui auront sur leurs écrans ou présentoirs des mondes auxquels ils pourront de plus en plus difficilement accéder?
Nombre de pages
190
Date de parution
12/02/2011
Poids
308g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782843983818
Titre
La nouvelle économie des territoires
Auteur
Ollivro Jean
Editeur
APOGEE
Largeur
155
Poids
308
Date de parution
20110212
Nombre de pages
190,00 €
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Une véritable révolution dans l'organisation du peuplement a eu lieu en Bretagne depuis 150 ans : exode rural, croissance des villes puis des espaces périurbains, attractivité du littoral et déclin de " l'intérieur ", essor plus récent de l'Est avec les croissances accélérées de Nantes et de Rennes, croissances sous certaines conditions des territoires de carrefour, déclins des zones plus enclavées ou des territoires de confins... Tout ce qui fait l'originalité de ce modèle de croissance ou de décroissance est ici décrit, décortiqué, expliqué pour essayer de comprendre comment cette lame de fond a bouleversé l'organisation du peuplement breton et finalement, la vie quotidienne des habitants de la péninsule. L'étude de Jean Ollivro, évoque aussi des évolutions atypiques nées d'une volonté de " vivre et de travailler au pays ". Elle analyse les tendances les plus récentes, parfois inattendues, comme l'arrivée des Britanniques dans le centre Bretagne. Dans une démarche prospective, elle propose enfin un Plan Breton pour créer une organisation territoriale renforçant la mixité sociale, générationnelle et le dynamisme économique des cinq départements bretons.
Résumé : Peut-on être à la fois première région pour les diplômes et à la traîne pour les salaires ? Peut-on être toujours en tête du palmarès des régions où il fait bon vivre quand les statistiques concernant les taux de suicide et de comportements déviants sont alarmants ? Paradoxe d'une péninsule maritime tournant le dos à la mer. Paradoxes d'une ouverture internationale très forte qui ne se traduit pas par des résultats économiques conséquents, de paysages remarquables en voie de banalisation... La Bretagne est concernée par de nombreux paradoxes qui créent son originalité et ouvrent un vase champ des possibles. Ces " paradoxes bretons " sont-ils inhérents à la Bretagne ou le résultat de ses carences économiques ? Ou, plus sûrement, ne révèlent-ils pas l'incroyable potentiel d'une société à la recherche d'une voie originale et de ses propres modèles d'aménagement et de développement ?
Depuis plus d'un siècle, l'essor de la vitesse est sans doute l'élément qui a le plus modifié la vie des gens. Des origines de l'humanité au milieu du XIXe siècle, l'homme s'est déplacé à des vitesses comparables, approchant le mètre à la seconde. Puis, à partir de 1850, les temps de transport ont été successivement bouleversés par l'essor des vitesses mécaniques, des télécommunications puis par le développement des vitesses interactives. L'époque actuelle marque une "accélération de l'accélération" où l'homme semble dominé par les nouvelles technologies d'information et de communication. Mais pourquoi, alors que l'on n'a jamais disposé d'autant de temps "libre", est-on aussi pressé? Pourquoi la vitesse est-elle devenue aussi impérative dans la société? Quelle est l'origine (et l'histoire) de cette "civilisation de la vitesse?" Comment mieux comprendre cette "vie à cent allures" dans laquelle nous sommes plongés au quotidien, pour le meilleur et pour le pire? Faut-il, finalement, faire "l'éloge de la lenteur" ou au contraire "être encore plus fou": réinvestir, avec les nouvelles technologies, cette société de l'urgence pour être capable de porter une utopie? Face à ces questions très actuelles, l'ouvrage de Jean Ollivro apporte des clés majeures pour comprendre cette évolution de fond qui touche l'ensemble de notre société, en mettant à jour les effets économiques, sociaux et culturels de ce qui s'apparente parfois à une réelle "dictature de la trotteuse".
Jean Ollivro est directeur du département géographie de lUniversité Rennes II-Haute Bretagne, professeur de géographie, enseignant à lInstitut détudes politiques de Rennes et Président de lassociation Bretagne Prospective.
La production mondiale de données croit à un rythme exponentiel. Elle double tous les 3 ans. Cette masse d'informations est stockée dans des "data centers", d'immenses usines numériques extrêmement énergivores. A terme, cette profusion de données risque de rendre la facture énergétique de ces entrepôts de données insoutenable. Dans ce contexte, l'ADN synthétique apparaît comme une alternative prometteuse. L'ADN est extrêmement dense, se conserve très longtemps et, une fois synthétisé, ne demande plus d'apport énergétique. Bien protégés, quelques grammes d'ADN à température ambiante peuvent stocker l'équivalent de plusieurs milliers de disques durs sur des centaines d'années. Ainsi, à grande échelle, l'archivage d'information sur des molécules d'ADN synthétique est une réponse efficace à la fois pour réduire la consommation énergétique et limiter la prolifération des centres de données.
Le Boulanger Jean-Michel ; Gaudé Laurent ; Ory Pas
3e édition Nouvel avant-propos de Laurent Gaudé Nouvelle postface de Michel de Pascal Ory Tant d'oeuvres d'art détruites, d'artistes censurés, de paroles interdites. Tant de budgets dédiés à la culture diminués, dans un monde en manque de repères. Il est temps de sonner le tocsin et d'en appeler à l'instauration d'un véritable état d'urgence pour la création artistique et les politiques culturelles ! Il faut réenchanter le monde et réenchanter l'avenir. " Rallumer tous les soleils ", disait Jaurès, dans son fameux discours à la jeunesse. Les artistes, amateurs ou professionnels, les passeurs de culture, les militant associatifs, les bénévoles passionnés, oeuvrent au quotidien pour une utopie qui les dépasse. La responsabilité des collectivités publiques est de les soutenir. Avec ardeur, sans faiblesse. Et de faire vivre les droits culturels, enjeu majeur des politiques culturelles à réinventer.
Résumé : "Soyez mobiles ! ", c'est l'idéologie de notre temps mais elle est, de toute part, assaillie de contradictions. Oui, la mobilité est une conquête de la démocratie et elle ouvre encore les horizons de la découverte. Mais elle épuise les citadins comme les ruraux et rompt les liens entre ceux qui sautent d'une ville à l'autre et ceux qui sont prisonniers de leur quartier ou de leur commune. C'est à présent aux citoyens de se saisir de ces questions dans l'arène du débat politique.