Référence, déférence. Une sociologie de la citation
Olivesi Stéphane
L'HARMATTAN
12,50 €
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EAN :9782296039964
À l'heure de la scientométrie triomphante et des critères de Shangaï, au moment où s'imposent aux SHS - sciences humaines et sociales - des critères d'évaluation de la recherche qui semblent en méconnaître la nature même, l'analyse des pratiques citationnelles permet de dissiper quelques fâcheux malentendus. Elle se focalise sur ces objets sans gloire, ni noblesse, ces objets routiniers, ternes, déchus, que sont les notes de bas de page et Les références qu'elles contiennent. L'ouvrage se propose d'éclairer ainsi La production scientifique, ses logiques et sa structuration à partir de Leur objectivation. Les citations s'apparentent en effet à des pièces centrales pour de productions savantes (articles, Livres thèses...) qui tirent de leur présence une. grande partie de leur valeur et de Leur signification. Car citer revient à prendre position relationnellement par L'affirmation d'un rapport à ce que L'on cite et pour ce que citer signifie à l'égard de tiers (collègues, pairs, étudiants, etc.). Exploitant différentes sources, l'ouvrage explore ainsi l'univers des pratiques citationnelles propres aux sciences de l'information et de La communication, non sans induire quelques enseignements généraux sur cette discipline et, au-delà, sur Les SHS. . . Professeur en Sciences de l'information et de la communication, Stéphane Olivesi enseigne à l'Université Lyon 2 où il dirige l'Institut de la communication et pilote le master Communication des organisations .
Nombre de pages
106
Date de parution
30/07/2007
Poids
134g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296039964
Titre
Référence, déférence. Une sociologie de la citation
Auteur
Olivesi Stéphane
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
134
Date de parution
20070730
Nombre de pages
106,00 €
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Cette seconde édition de Sciences de l'information et de la communication. Objets, savoirs, discipline se compose d'une série de contributions qui éclairent les principaux domaines de compétences des SIC - Sciences de l'information et de la communication. Si elle ne prétend pas en rendre compte de manière exacte et exhaustive, elle dresse un tableau qui offre une image du territoire actuel de ces sciences, riches d'une histoire de bientôt quatre décennies. Le lecteur se familiarisera ainsi avec leurs principales spécialités en matière d'enseignement et de recherche. Il trouvera des éléments de réflexion pour dépasser les préjugés ordinaires sur la communication, afin d'interroger à la fois les pratiques et les savoirs qui s'y rapportent. Loin de proposer une sélection de théories juxtaposées, il s'attache à présenter les principales matières enseignées en SIC sans les couper de la recherche "vivante" et de ses résultats. Les auteurs assument tous, sans exception, des missions d'enseignement et de recherche, et à ce titre pratiquent une vulgarisation scientifique, s'attachant à synthétiser sans les déformer des contenus de savoirs. La première partie de l'ouvrage propose ainsi une sélection d'objets sur lesquels travaillent les chercheurs en SIC. La deuxième partie porte, quant à elle, sur des savoirs développés dans cette même discipline, la caractérisant. L'ouvrage se termine par une troisième partie, plus courte, composée de deux contributions consacrées aux SIC sous l'angle disciplinaire.
Lire un polar, regarder un film d'auteur, interpréter une partition, représenter des paysages naturels ou mentaux relèvent de routines dont on ne s'étonne plus guère. Pourtant, cette familiarité avec les ?uvres d'art laisse intacte l'énigme répétée que constitue l'expérience esthétique, c'est-à-dire la rencontre entre des producteurs et des consommateurs, des auteurs et des spectateurs, des créateurs et des publics, autour de ces objets singuliers. Des logiques très diverses portent les uns à s'exprimer, à produire, à créer et les autres à contempler, à lire, à écouter? quand d'autres encore commentent, classent, éditent, produisent, répertorient. Les analyses proposées sondent l'historicité de ces rapports aux ?uvres. Elles déconstruisent les catégories impliquées dans les manières de faire de l'art, de le pratiquer, de l'apprécier et de le juger. Elles explorent les formes de subjectivité qui se cristallisent dans cette expérience. Elles tentent aussi d'expliciter ce qui rend possible une telle communauté d'expérience, parfois résumée à des « langages de l'art ». Comprendre comment « ça » communique suppose en effet que soit esquivé le piège de l'abstraction et du formalisme auquel se heurtent les approches inspirées par la linguistique et la phénoménologie, mais il faut aussi que soit déjoué l'écueil du repli positiviste sur la seule explicitation de logiques sociales coupées du vécu propre à cette expérience.
Que dire de la communication, de son statut et de sa place, dans le vaste domaine des sciences de l'homme et de la société ? La connaissance des phénomènes de communication sollicite différentes méthodes, empruntées à différentes disciplines. Comment, avec quels outils, sous quelles formes, produire des connaissances relatives à un certain nombre d'objets (cultures, discours, TIC, médias, institutions politiques et économiques, etc.). Les analyses conduisent du réexamen de certaines méthodes en sciences sociales jusqu'aux manières d'écrire l'histoire. Les analyses proposées renouent ainsi avec une interrogation sur les manières de faire de la recherche.