Je savais que j'étais suivie, mais je n'ai jamais réalisé l'ampleur de cette surveillance. " Nadia Comaneci Le nouveau livre de Stejarel Olaru porte sur la plus grande gymnaste de tous les temps, Nadia Comaneci, la première athlète au monde à avoir remporté la note parfaite de 10, lors de Jeux olympiques (Jeux olympiques d'été de Montréal, 1976). Nadia Comaneci est née en 1961 dans le nord-est de la Roumanie. Elle est lauréate de neuf médailles aux Jeux olympiques et de quatre aux Championnats du monde. Elle vit aux États-Unis. L'auteur présente les débuts de Nadia en gymnastique, visitant les premiers titres importants qu'elle a remportés, culminant avec la victoire du titre de championne d'Europe en 1975, puis le titre olympique à Montréal, en 1976. L'auteur déchiffre et décrit minutieusement le réseau d'informateurs au sein de l'équipe olympique roumaine, créé dans le but d'exercer un contrôle axé sur le renseignement au service du Parti communiste. Ce réseau d'informateurs a révélé les méthodes abusives du couple d'entraîneurs Karolyi, ainsi que les graves conflits entre les entraîneurs et les gymnastes - en particulier entre Nadia et Bela Karolyi. L'auteur n'élude pas le sujet du traitement abusif continu exercé par les formateurs, Bela et Marta Karolyi, à l'instar des rapports des agents secrets. Même dans ces conditions, " La Déesse de Montréal " poursuit sa carrière exceptionnelle, culminant avec sa participation réussie aux Jeux olympiques de Moscou, en 1980, malgré les efforts des arbitres contrôlés par l'URSS pour diminuer ses chances de monter sur le podium.
Un roman dystopique engagé dans la ligne de "La servante écarlate". Dans un futur où la naissance est strictement contrôlée par l'État, toutes les femmes sont stérilisées. Seules les Porteuses, sélectionnées dès l'enfance, sont autorisées à enfanter. Inaya est l'une d'entre elles. Et pas n'importe laquelle : la fille du dirigeant du système. Quand une maladie héréditaire menace sa vie et que son père projette de l'utiliser pour créer une Nouvelle Lignée, Inaya découvre l'ampleur des mensonges sur lesquels repose la Prolificité. Aidée par des résistants de l'ombre, elle s'enfuit avec Mila, une fillette condamnée par le protocole, déclenchant une fuite qui pourrait faire s'effondrer tout un monde bâti sur la sélection et le contrôle. Une dystopie féministe intense et accessible, portée par une héroïne forte, un rythme de thriller et une réflexion très actuelle sur le corps, la filiation et la liberté.
Quand l'été revient, certaines promesses refusent de rester enfouies. Lorsque sa grand-mère adorée chute et se retrouve immobilisée, Alice Everly, photographe torontoise en plein burn-out, décide de mettre sa vie sur pause. Direction Barry's Bay, un lac reculé de l'Ontario, où un chalet prêté par un ami devient le décor d'un été qui bouleversera tout. Au bord du lac Kamaniskeg, Alice retrouve non seulement les paysages lumineux de son adolescence, mais aussi Charlie Florek, le voisin d'en face : drôle, attentionné, un peu sauvage... et porteur de secrets. Entre eux, l'alchimie est immédiate. Peu à peu, au rythme des baignades, des défis estivaux et des confidences nocturnes, leur complicité se transforme en une romance délicate et incandescente. Mais cet été est aussi celui des épreuves : la convalescence de Nan, les liens familiaux qui se resserrent, la redécouverte de l'art pour le plaisir, et la peur d'aimer quand le passé pèse encore. Et lorsque Charlie s'éloigne brusquement, rongé par ses propres fragilités, Alice doit réapprendre à se choisir. De retour en ville, elle reconstruit sa vie jusqu'au jour où un appel bouleverse tout. Charlie a subi une opération à c'ur ouvert. Alors, Alice fonce. Leur retrouvailles sont une seconde chance qu'ils n'osaient plus espérer.
Cet été, ils tiendront leur promesse. Cet été, ils ne céderont pas à la tentation. Cet été, ce sera différent. En vacances à l'Île-du-Prince-Édouard, Lucy rencontre Félix, un insulaire qui lui fera vivre une nuit des plus mémorables. Lucy découvre après coup que Félix est le petit frère de sa meilleure amie. Malgré leur incroyable chimie, ils reconnaissent les multiples bonnes raisons pour lesquelles ils doivent garder leurs distances et se jurent de ne jamais répéter l'expérience de cette nuit torride. Ce qui s'avère plus facile à dire qu'à faire. Chaque année, Lucy se rend à l'Île avec sa meilleure amie, Bridget, pour profiter de l'air frais des Maritimes, savourer une bonne bouteille de vinho verde et s'empiffrer d'huîtres. Chaque visite commence par une longue promenade sur la plage, au pied des falaises rouges, sous un soleil resplendissant. Chaque fois, Lucy se promet de ne pas atterrir dans le lit de Félix. Encore. Si elle ne peut nier son attirance envers Félix, Lucy sait au moins que ce n'est pas une affaire de sentiments. Puis vient ce jour où Bridget quitte Toronto en catastrophe pour se réfugier à l'Île-du-Prince-Édouard, une semaine à peine avant son mariage. Laissant sa propre vie en plan, Lucy s'envole à sa suite. Sa mission : aider Bridget à traverser la crise tout en résistant à l'homme qui la fait toujours flancher. Mais le regard brillant et la répartie joueuse de Félix ont fait place à autre chose, et Lucy en vient à se demander si son c'ur est vraiment à l'abri.
Si l'héritage des Lumières et de ses vertus - la raison, la logique, la science, les faits avérés - a fait son temps, comment et pourquoi cela s'est-il produit ? La mort de David Bowie en janvier 2016 a été le mauvais début d'une année qui n'a fait qu'empirer : la guerre en Syrie, le virus Zika, les attaques terroristes à Bruxelles et à Nice, le vote sur le Brexit et l'élection de Donald Trump. Les revues de fin d'année ont déclaré 2016 " la pire année de tous les temps ". Après quatre années encore plus troublantes, la question de notre apocalypse s'était transformée en un cliché éculé des médias sociaux. Mais lorsque la COVID-19 a frappé, le journaliste et professeur de politique publique Andrew Potter a commencé à se demander : et si " la fin de l'histoire " n'était pas un grand événement apocalyptique, mais plutôt une longue série de plus petits cataclysmes ? Dans Déclin, Andrew Potter examine les problèmes actuels et l'avenir probable de la civilisation occidentale (divulgâcheur : celui-ci n'est pas génial) : stagnation économique et ralentissement de l'innovation scientifique ; baisse des taux de natalité et dégradation de l'environnement ; effets dévastateurs de la nostalgie culturelle et ravages causés par les médias sociaux sur le discours public ; échecs patents des gouvernements occidentaux dans leurs réponses à la pandémie de COVID-19. Si l'héritage des Lumières et de ses vertus - la raison, la logique, la science, les faits - a fait son temps, comment et pourquoi cela s'est-il produit ? Et vers quoi nous dirigeons-nous ...
Écrite entre 1929 et 1932, cette histoire de la révolution russe, oeuvre monumentale, comprend deux tomes, l'un consacré à la révolution de février, l'autre consacré à la révolution d'octobre. Écrit à la demande de son éditeur américain, Charles Boni, cet ouvrage intervient alors que Trotsky avait à peine terminé de rédiger son autobiographie, Ma vie, après avoir été exilé à Prinkipo au début de l'année 1929. Contrôlant la documentation, immense, nécessaire à un tel ouvrage que rassemble son fils aîné Léon Sedov, il recommence cette histoire de la révolution qu'il a connue et dont il a été exclu. En effet, il avait déjà écrit vingt ans auparavant l'histoire de la révolution de 1905 dont il avait été l'un des principaux artisans, présidant le Soviet de Saint-Pétersbourg. C'est probablement le livre le plus important publié sur la Révolution bolchevique par l'un de ses témoins directs, Trotsky tenant ici le rôle d'acteur et d'observateur. En outre, le style de son écriture est ici remarquable ce qui fait de ce livre un classique. --Florent Mazzoleni
Le goulag : des camps soviétiques de travaux forcés au fin fond de la Sibérie dont l'existence fut révélée à travers le monde en 1973 par l'écrivain Alexandre Soljenitsyne. Au-delà de cette simple phrase, que sait-on du Goulag ? Quand cela a-t-il commencé ? Combien de détenus, de morts ? Quels étaient les motifs d'arrestation ? Y avait-il des femmes, des enfants ? Dans quelle mesure ce système a-t-il participé au développement économique de l'URSS ? Le Goulag, acronyme de Direction centrale des camps, est l'un des systèmes répressifs les plus impitoyables et les plus meurtriers du XXe siècle. Par son gigantisme, par sa longévité, par le nombre de ses victimes, il est hors norme : des milliers de camps et des millions de zeks contraints de travailler jusqu'à l'épuisement dans le froid, le dénuement, l'isolement, le manque total d'hygiène, la peur, la faim et l'humiliation... De la fin des années 1920 au milieu des années 1950, 20 millions de Soviétiques sont passés par les camps du Goulag, 6 millions ont été déportés, 4 millions ne sont jamais revenus ni des camps ni de la déportation. L'enjeu fondamental de ce livre est de raconter, de décrire et d'expliquer cette entreprise de production et de déshumanisation dont l'existence a longtemps été occultée à l'Est et niée à l'Ouest. L'originalité de Goulag, une histoire soviétique est d'allier, pour la première fois, un récit historique nourri des recherches les plus récentes avec un descriptif concret de la vie et de la violence des camps, du travail des zeks, s'appuyant sur une riche iconographie (photographies, dessins, cartes, documents administratifs, statistiques) dont une large partie d'inédits issus de l'ONG russe Memorial. En complément, l'ouvrage propose de nombreux encadrés : les grands chantiers (canal mer Blanche-mer Baltique, la Voie morte), les camps emblématiques (les Solovki, la Kolyma, Vorkouta...), les grands témoins (Soljenitsyne, Chalamov, Guinzbourg, Margolin, Rossi, Buber-Neumann), mais aussi les témoignages de victimes anonymes. Par les auteurs de la série documentaire Goulag, une histoire soviétique (une production Kuiv - Michel Rotman ; diffusion Arte).
Manchester, 16 août 1819. Quelque 60 000 personnes, hommes, femmes et enfants, surtout des ouvrières et ouvriers du textile, sont rassemblées pacifiquement pour des réformes démocratiques. À peine le meeting a-t-il commencé que la troupe charge et sabre la foule, tuant 15 personnes et en blessant plus de 600 : c'est le massacre de Peterloo. Le tisserand Samuel Bamford (1788-1872) avait conduit les habitants de sa ville jusqu'au rassemblement. Dans ses mémoires, il a laissé le récit le plus saisissant de l'événement qui nous soit parvenu. Il raconte d'une plume alerte son engagement dans l'agitation radicale entre 1816 et 1821, une époque de récession économique et de crise politique. Bamford emmène ses lecteurs dans les tavernes pour des réunions radicales, dans les prisons et sur les routes du pays qu'il traverse à pied. Il nous fait rencontrer les radicaux célèbres de l'époque, mais aussi une foule d'anonymes des classes populaires.