La mère d'Ezinne n'hésite pas à coller son oreille contre la porte de la chambre à coucher de sa fille pour s'assurer qu'elle remplit bien le devoir conjugal. Nnenna est déchirée entre son pays, le Nigeria, et la femme qu'elle aime aux Etats-Unis. Uzoamaka passe le visage de son amie à l'eau de Javel pour la rendre moins méprisable aux yeux de sa mère... Ces dix nouvelles racontent la vie intime de familles nigérianes, en Afrique et en Amérique. Simplicité de la voix, économie des effets, impitoyable précision : une puissance d'une intensité rare. La mélancolie de l'exil, la violence familiale, les croyances, si fortes qu'elles peuvent enrayer l'amour, sont racontées sous un jour inédit, frais et pourtant cruel. Chinelo Okparanta nous projette sans le moindre pathos dans la réalité vive de ses personnages ; nous sommes plongés dans leur quotidien et dans la tension entre cultures par la saveur des repas d'Afrique de l'Ouest, ses tissus, l'air qu'y brassent les ventilateurs, nous découvrons aussi une Amérique nouvelle, transformée par le regard de l'immigration. Et je ne peux m'empêcher de penser que, peut-être, le seuil de la joie est une forme de bonheur en soi.
Nombre de pages
240
Date de parution
06/02/2015
Poids
328g
Largeur
142mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782881829390
Titre
Le bonheur, comme l'eau
Auteur
Okparanta Chinelo ; Fontanet Mathilde
Editeur
ZOE
Largeur
142
Poids
328
Date de parution
20150206
Nombre de pages
240,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : L'histoire de l'amour défendu entre deux adolescentes sur fond de guerre civile nigériane. Un roman d'apprentissage impressionnant qui dénonce la violence et la barbarie par-delà les époques et les frontières. Ijeoma a onze ans lorsque la guerre civile éclate au coeur de la jeune république du Nigeria. Son père est mort et sa mère, aussi abattue qu'impuissante, lui demande de partir quelques temps et d'aller vivre à Nweni, un village voisin. Hébergée par un professeur de grammaire et son épouse, Ijeoma rencontre Amina, une jeune orpheline. Et les fillettes tombent amoureuses. Tout simplement. Mais au Biafra, dans les années 1970, l'homosexualité est un crime. Commence alors le long et douloureux combat d'Ijeoma pour réussir à vivre ses désirs et, surtout, à comprendre qui elle est : il y aura la haine de soi, les efforts pour faire ce que l'on attend d'elle, et, enfin, la puissance des sentiments, envers et contre tous...
Résumé : Dans la lignée d'Imbolo Mbue et de Chimamanda Ngozi Adichie, la découverte coup de coeur d'une voix puissante et singulière. Nommé pour de nombreux prix littéraires, porté par une atmosphère foisonnante où se bousculent les sensations, un roman bouleversant de courage sur la quête de soi, le poids dévastateur de la religion et des traditions, et la force éperdue de l'amour. 1968. Le Nigeria et la jeune république du Biafra se déchirent, les conflits interethniques sont chaque jour plus meurtriers, la population sombre peu à peu dans le désespoir. Au coeur de cet océan de violence, la jeune Ijeoma tombe amoureuse d'Amina. La relation des deux adolescentes est rapidement découverte et tous, mères, pères, voisins, amis, se chargent de leur rappeler qu'aux yeux de Dieu et de la loi, leur amour est criminel. Pour Ijeoma, un choix se dessine alors : se cacher et suivre ses désirs ; ou s'oublier et jouer le rôle que la société lui impose. Une existence prisonnière du mensonge, est-ce la seule issue qui s'offre à Ijeoma ?
Bulawayo NoViolet ; Okparanta Chinelo ; Terry Oluf
Présentation de l'éditeur Cette sélection de six longues nouvelles saluées par le Caine Prize pour la littérature anglophone d'Afrique - émanation du fameux Booker Prize-long, l'auteur interpelle son héroïne. Une petite fille au départ d'une vie déshéritée, entre un père bronchiteux qui fume sa mort, une mère esclave colérique, ses frères et soeurs qui iront l'un après l'autre tenter la malchance funeste de l'autre côté de la frontière, en Afrique du Sud. La fillette grandit comme un brin d'ivraie épargnée par la faux, vend des oeufs durs au chaland quand naissent ses petits seins "à la coque à l'amour". "Tu as quatorze ans et demi quand tu rencontres Givemore sur Main Street." Celle que Givemore appelle Sunrise au matin de leur rencontre et Sunset le soir venu ne connaîtra pas l'âge adulte. Mais irrésistiblement contée dans une langue parlée des plus accomplies, son histoire lamentable devient pour nous emblématique du désastre humanitaire au Zimbabwe comme dans tout le "Tiers-Monde", alors que l'immense énergie opprimée de la jeunesse ne demande qu'à inventer l'avenir. Tous ces auteurs ont en partage des thématiques les plus actuelles, dans des zones d'urbanisation éruptives où règnent violence, misère et corruption, mais aussi les plus folles espérances. Trempée dans les réalités mutantes des grandes cités, cette langue anglaise postcoloniale devient un extraordinaire espace de métamorphose des imaginaires et des sensibilités. On notera la remarquable performance de Sika Fakambi, la traductrice (Prix Baudelaire de traduction de la SGDL 2014 pour Notre quelque part de Nii Ayikwey Parkes) qui, une fois de plus, a su mettre tout son talent, et un véritable génie de la transposition du ton et du rythme, dans ces six traductions.
« Le désir ça naît comme ça, d'un rien. »Quand Gilles se met à en aimer une autre, le monde d'Élisa vacille. Elle, « la femme de Gilles », tout entière dévouée à son mari, se résout à se taire, souffrir et espérer. Un roman intemporel, écrit dans une langue limpide et bouleversante de simplicité.Grande dame des lettres belges, Madeleine Bourdouxhe (1906-1996) est romancière et nouvelliste, proche de Simone de Beauvoir qui la cite en exemple dans Le Deuxième Sexe. Ses romans La Femme de Gilles (1937) et À la recherche de Marie (1943) figurent parmi les textes féministes pionniers du XXe siècle.Préface de Geneviève Simon4e de couverture : « Le désir ça naît comme ça, d'un rien. »Quand Gilles se met à en aimer une autre, le monde d'Élisa vacille. Elle, « la femme de Gilles », tout entière dévouée à son mari, se résout à se taire, souffrir et espérer. Un roman intemporel, écrit dans une langue limpide et bouleversante de simplicité.Grande dame des lettres belges, Madeleine Bourdouxhe (1906-1996) est romancière et nouvelliste, proche de Simone de Beauvoir qui la cite en exemple dans Le Deuxième Sexe. Ses romans La Femme de Gilles (1937) et À la recherche de Marie (1943) figurent parmi les textes féministes pionniers du XXe siècle.Préface de Geneviève Simon
Ce texte court se lit d’une traite. Tout s’enchaîne rapidement, les éléments convergent vers une fin inéluctable. Ilaria raconte avec candeur, comme dans un souffle, son papa qui fuit la fin d’un amour, leur course-poursuite à travers l’Italie – à Rome, à Naples. Bouleversant.
Résumé : Enfant, Nadia vit chez sa grand-mère Sylvia, sur le domaine agricole de Groenplaas, en Afrique du Sud. Fils de pêcheur, son cousin Xavie grandit à Santekraam, un village côtier. Dans les années 1990, les deux adolescents se retrouvent dans un ghetto en périphérie du Cap. Quand Sylvia, "reine mère du mensonge", laisse tomber la vérité comme un vase de porcelaine, le silencieux Xavie et Nadia, "la personne la plus fâchée de toute la terre", prennent tour à tour la parole pour épousseter les morceaux et tenter de reconstituer l'histoire familiale, sa violence et ses secrets. Mêlant poésie, brutalité et humour noir, ce roman porte des voix que l'on n'entend jamais : celles d'une communauté métisse doublement marginalisée, exclue de la culture noire comme de la classe blanche privilégiée. C'est aussi le cri d'une génération, née au début des années 1980 et révoltée au sein de cette "nouvelle Afrique du Sud" où les traces de l'ancienne sont partout à vif.
Une famille recomposée vit ses premières vacances, une dizaine de jours au Danemark. Ce voyage est en enjeu, il doit être une réussite. La narratrice cherche la bonne distance auprès des enfants de son compagnon, qui ont reçu une éducation différente de celle qu'elle-même donne à sa fille. Elle aimerait tout dire, lui penche pour préserver les siens. Tout en évoquant ses propres parents divorcés, la narratrice scrute d'un oeil aigu la frénésie joyeuse et envahissante de la petite, le silence mystérieux du garçon, les remarques de l'ado qui trouve ce couple d'adultes "kitsch" . Elle observe avec une honnêteté magnifique les jalousies ou les prises de pouvoir qui se tissent autour des tendresses ou des admirations réciproques. L'équilibrisme nécessaire aux repas, les visites de villes sous des trombes d'eau ou la lumière photogénique d'un printemps pluvieux sont autant d'occasions de mieux saisir ce qui se joue dans ces relations reconfigurées.