Le monde flottant. Nathalie Lemel, bretonne et révolutionnaire
Ohlen Frédéric
VENT DES ILES
16,00 €
Epuisé
EAN :9782367344287
Nous étions dimanche. Le 19. Je déambulais par les rues, soûle de bonheur. Bêtement, j'essayais d'assortir ma tenue à la couleur de rigueur. Le rouge, bien sûr. Le rouge aux fenêtres, dans les cheveux, à la boutonnière, sur les toits. Même si aucun vêtement, aucune teinte n'aurait su dire ce que mon coeur chantait. Tout le monde parlait à tout le monde. Des inconnus vous prenaient par le bras. Tant de félicité nous engourdissait. Des gens hurlaient : "Vive la Commune ! " Moi, je ne disais rien. Je n'avais plus de voix. 1921. Nathalie Lemel, figure méconnue de la Commune de Paris, amie de Louise Michel, va mourir, dans l'indifférence générale. A moins que son jeune aide-soignant, un sansgrade promu secrétaire à qui elle a dicté ses mémoires, ne se lance dans une quête éperdue pour retrouver ces pages. Du petit peuple de Paris aux grandes icônes de l'insurrection, de Brest à Montparnasse, de Quimper à la Nouvelle-Calédonie, au fil de ce roman flamboyant, Frédéric Ohlen questionne les limites, le courage et la pureté de l'engagement.
Nombre de pages
216
Date de parution
17/02/2023
Poids
260g
Largeur
129mm
Plus d'informations
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EAN
9782367344287
Titre
Le monde flottant. Nathalie Lemel, bretonne et révolutionnaire
Auteur
Ohlen Frédéric
Editeur
VENT DES ILES
Largeur
129
Poids
260
Date de parution
20230217
Nombre de pages
216,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les Blancs ont leurs propres mots pour appeler le monde. Eux, le voient autrement. Dans leur langue, tout est taillé trop petit. Et le monde a du mal à entrer dedans. Il ne veut pas. Il se cache. Fait la sourde oreille. Ça laisse un trou, son départ. Après, l'homme blanc se venge. Sur lui, et sur tout le reste. Ce que je vous propose? Naviguer! Dépasser les dernières écluses. Ne plus entendre dans vos cales le choc monotone des pelles, ne plus sentir ce poids qui s'accumule au fil des jours et vous anesthésie". A la toute fin, enfant raflé, enlevé à son île, Fidély se confie. Des blackbirders féroces le font passer, en quelques semaines, du Dream Time à l'âge du fer, de l'oralité à l'écriture. Mais ce roman musical n'est pas une suite pour violoncelle seul. Cinq voix s'y mêlent, cinq vies reliées à la manière d'un quintet de jazz. De Maria, l'infirmière intrépide, à Heinrich, le bâtisseur, de Monsieur Gustin, jeune instituteur, au très cavalier capitaine de Rieu, c'est toute une frange d'histoire(s) qui s'ouvre à la magie des origines, à la raison laïque, à la passion humaniste, au bonheur comme au blues. Livre d'aventures, récit où l'on sent, entre swing et silences, le battement du sang, voici l'épopée d'un continent oublié, et d'un pays: la Nouvelle-Calédonie.
Tous les hommes, on le sait, sont hantés par le Temps. Odi quod facit, sed facit quod sum, " Je hais ce qu'il fait, mais il fait ce que je suis ", écrivait déjà Frédéric Ohlen dans la Peau qui marche (1999). Dans la ruée ou à mi-voix, de Vanuatu jusqu'à Rome, sur les collines de Sendai ou dans les rues de Raïatea, la Mort est là, en filigrane ou triomphante. Hymne à la vie qui va et demeure, les quarante-deux poèmes du livre se présentent comme le moyen ultime de la prédire et de la saisir, de la deviner - puis de s'en défaire. Car le poète avance " un lotus dans les carotides ". On ne naît pas, on ne s'éveille pas par accident, assure-t-il. Nos vies ont un sens, en dépit des séismes. Ecrire, donc, mais a fresco, sur le vif. Rassembler les fragments épars. Recoller au corps. Pour retrouver, loin des " pluies de colère ", sang et chair sur les restes de notre humanité, " obscène dans le feu de son évidence ", la beauté.
Né sur une petite île des Australes et élevé entre rivière, football et vagues de Tahiti, Michel Bourez n'était pas destiné à devenir l'un des meilleurs surfeurs du monde. Porté par la force de ses racines maohi et l'amour des siens, le « Spartan » va pourtant tracer sa voie jusqu'au sommet.Des premières planches rafistolées aux circuits juniors, des voyages fauchés aux premiers sponsors, de Tahiti à Hawaii, d'Australie en Europe, Michel découvre que le talent ne suffit pas : il faut encaisser les échecs, apprivoiser la peur, quitter sa famille, affronter la solitude, les blessures, la dépression ? et toujours revenir à l'eau.Vice-champion du monde juniors, vainqueur à Haleiwa, Sunset Beach et du mythique Pipe Masters, il dévoile les coulisses du surf de haut niveau, les jeux d'influence avec des légendes comme Kelly Slater, les sessions dantesques à Teahupoo, les drames et les nuits de doute.Au fil des pages, se dessine le portrait d'un homme autant que d'un champion, partagé entre la quête de performance et le besoin d'ancrage, entre les voyages et la maison de Paea. Spartan est l'histoire d'un Tahitien qui a porté son île au plus haut niveau sans jamais renier qui il est.
La biographie d'un des plus grands artistes du Pacifique, mais pas seulement. Né aux îles Hawaii, Bobby Holcomb dit Bobby (1947-1991) grandit en partie à Los Angeles. Il commence alors une carrière de dessinateur et de créateur de vêtements dans le San Francisco des années hippies. Après un long séjour en Europe qui le voit notamment côtoyer le peintre Dali, il retrouve l'Océanie. Il s'installe en 1976 dans l'île de Huahine, au nord de Tahiti. Excellant dans les domaines de la musique, de la chanson, de la danse, de la peinture, Bobby met son génie créatif au service de la culture polynésienne. Des entretiens et des témoignages totalement inédits permettent de retracer l'itinéraire de cet homme charismatique et spirituel, l'artiste le plus complet du vingtième siècle en Polynésie française.
Bleu, larvé dans son canapé, déambule avec paresse devant les programmes insignifiants du télécran. Le président est mort sous des mégaoctets d?insultes mais il s?en inquiète peu, il est en rade de clopes. Au travail règne l?ambiance tortionnaire des cols blancs rangés en batterie, répondant à des ordres brûlants depuis leurs cubiques. Il se sent claquemuré dans cette ville ravagée. Bientôt elle l?aura englouti comme ces millions d?existences anonymes. Un documentaire lui murmure « TA-HI-TI » et ces trois syllabes font tilt dans sa tête de branlomane végétatif. Intérieurement, c?est l?appel de la forêt. Dehors ? le déluge. Lui rêve de troquer une nécropole pour de délicieux jardins abandonnés mais ni Rose, sa belle revenue en train du Sud, ni Trézor son bichon maltais obsédé, ne semblent convaincus par ces idées saugrenues. Leur embrigadement spontané en quête de pays neuf reste conditionné par l?avachissement moutonnier de nos aventuriers autoproclamés4e de couverture : Bleu, larvé dans son canapé, déambule avec paresse devant les programmes insignifiants du télécran. Le président est mort sous des mégaoctets d?insultes mais il s?en inquiète peu, il est en rade de clopes. Au travail règne l?ambiance tortionnaire des cols blancs rangés en batterie, répondant à des ordres brûlants depuis leurs cubiques. Il se sent claquemuré dans cette ville ravagée. Bientôt elle l?aura englouti comme ces millions d?existences anonymes. Un documentaire lui murmure « TA-HI-TI » et ces trois syllabes font tilt dans sa tête de branlomane végétatif. Intérieurement, c?est l?appel de la forêt. Dehors ? le déluge. Lui rêve de troquer une nécropole pour de délicieux jardins abandonnés mais ni Rose, sa belle revenue en train du Sud, ni Trézor son bichon maltais obsédé, ne semblent convaincus par ces idées saugrenues. Leur embrigadement spontané en quête de pays neuf reste conditionné par l?avachissement moutonnier de nos aventuriers autoproclamés
Une réflexion personnelle d'une puissance hors du commun sur les questions raciales, culturelles et identitaires. En tant qu'Aborigène, Stan Grant a dû faire face toute sa vie à l'héritage raciste de son pays, l'Australie. Confronté dès l'enfance à l'adversité, il a réussi à y échapper grâce aux études et à la découverte des écrits de James Baldwin, devenant l'un des journalistes les plus reconnus d'Australie. Dans cet essai, Stan Grant réagit au racisme qu'il observe autour de lui, toujours aussi présent. Il décrit avec une passion et une sincérité déchirantes la colère, la honte et les épreuves inhérentes à son identité. D'une écriture directe, stupéfiante, il nous rappelle qu'il ne faut jamais rien tenir pour acquis dans notre combat pour en venir à bout.