Monographie la plus récente et la plus complète consacré à cet artiste belge d'origine espagnole héritier d'Ensor, de Broodthaers et de Beuys, connu pour ses performances et installations qui débordent et contestent l'esthétique dite relationnelle à laquelle on pourrait être tenté de les assimiler. Nous, les ?uvres d'art?, avant d'être le titre emblématique de cette monographie presque exhaustive consacrée à plus d'un quart de siècle de création et d'actions artistiques d'Angel Vergara, né en 1958, incarne l'esprit de son ?uvre dont l'ambition semble conjuguer le paradigme duchampien selon lequel tout peut accéder au statut d??uvre d'art et l'injonction de Joseph Beuys qui invite chacun à devenir artiste, soit cette proposition paradoxale : tout le monde peut être une ?uvre d'art. C'est que l'artiste entend repousser jusque dans ses derniers retranchements la distinction factice et idéologique propre au marché de l'art entre la scène et le public, entre l'art et la vie, en proposant notamment des cafés implantés dans des lieux à vocation culturelle qui ne soient pas de simples simulacres de commerces mais de véritables lieux de convivialité et de spiritualité où s'opèrent simultanément différentes formes d'échanges. C'est en effet ce principe que l'on retrouve à l??uvre dans ses différents actions et interventions artistiques dans l'espace public, parfois à l'échelle de toute une agglomération comme à Revin (France), et plus généralement dans ses « actes et discours » sous la forme d'alter ego tels que Straatman, le Vlaamse Black, voire le roi des Belges ou celui de l'art, feu Jan Hoet. Que l'on ne se méprenne pas, il ne s'agit pas pour Angel Vergara de figurer des personnages, aussi archétypaux soient-ils, et encore moins de célébrer les ?uvres d'art cristallisées et réifiées dans leur aura et leur lustre institutionnel ? Angel Vergara n'est pas pour rien l'héritier du pyromane Marcel Broodthaers même lorsqu'il entre dans Bruxelles juché sur un camion de pompiers ? mais d'activer des dispositifs qui entendent inscrire une éthique de l'échange au c'ur même de l'esthétique comme moyen et jamais comme fin.Cette somme rassemble les propos de Laurent Busine et de Juan Nieves, vieux complices de l'artiste, et ceux de Laurent Courtens et de Sarah Gilsoul qui livrent de multiples clés de lecture de cette ?uvre protéiforme et pourtant résolument cohérente. Outre ces analyses serrées que l'artiste a tenu à exemplifier à l'aide de très nombreux documents d'époque et des entretiens fournis, on trouvera ici des ?uvres collaboratives emblématiques réalisées avec Benoît Eugène et Corinne Bertrand et un avant-propos de Daniel Vander Gucht.
Plantin traveled a lot, to Paris, where he had a bookstore and lace trade, to Leiden where he had a second business, to Frankfurt for the buchmesse, ... He was on his way almost half of the year. He was an experienced traveler. How did people travel in a time without motorways, GPS, smartphone or trip advisor ? Plantin had tables available that calculated how long the trajectories lasted. Unfortunately, he did not keep track of where he slept, ate, and how much he spent. Fortunately, there are other contemporaries, such as Dürer and Montaigne who did take extensive notes during their travels. In the wake of Plantin, we send young photographers on different journeys with various means of transport. How do travel distances and travel times differ from journeys in the sixteenth century ?
Les ouvrages consacrés au génocide des Juifs en Belgique sont généralement des publications scientifiques. Désormais, l'ouvrage Shoah et droits humains - la caserne Dossin met ce sujet à la portée de tous. Ce livre richement illustré reprend la grande histoire telle qu'elle est présentée au musée Kazerne Dossin à Malines. Près de 700 photographies et documents et le résultat d'années de recherche sont regroupés dans cet impressionnant ouvrage de référence. Le cas belge de la Shoah y est examiné en détail. La persécution raciale des Juifs et des Roms, le rôle de tous les protagonistes ainsi que les processus sous-jacents de radicalisation et de polarisation sociale cumulées sont au centre de notre approche. Ce livre traite de la montée de la dictature nazie en Allemagne, de l'antisémitisme, de la vie des Juifs et des Roms en Belgique avant la guerre, de l'invasion allemande, de la répression, de la spoliation et de la déportation génocidaire. Des récits de vie poignants de victimes, d'auteurs et de spectateurs sont au coeur de ce projet. Ils rendent l'horrible réalité du génocide douloureusement tangible. En outre, un dialogue s'établit entre le parcours historique de l'exposition et la problématique des droits humains et de leurs violations. Centrée sur l'histoire du judéocide, cette publication explore les mécanismes séculaires de la pression du groupe et de la violence collective qui, dans certaines circonstances, peuvent conduire à des meurtres de masse ou à des génocides. Ainsi, ce livre vise à mieux comprendre le monde d'hier et d'aujourd'hui et à donner un sens concret aux droits humains, à la citoyenneté et à la démocratie. De la réflexion à l'action.
Miaou !Parce qu’un chat ne traverse jamais une vie par hasard, ce carnet est là pour vous permettre de conserver précieusement les grands moments partagés avec votre petit compagnon à moustaches.Ses envies bizarres et ses petits manies, ses câlins et ses bêtises, ses colères et ses exploits nocturnes… ce journal conservera tous les instants qui vous le rendent si attachant. À vous de prendre la plume pour votre chat et de raconter au fil des pages sa vie extraordinaire. Il le lira consciencieusement… ou pas !
Wouaf ! Vous l'avez choisi, et il vous a choisi en retour, vous avez partagé des séances de gratouilles et des fous-rires, vous lui avez fait découvrir le monde et il vous protège. Et si vous conserviez une trace de tous ces moments incroyables vécus avec votre chien ? Dans ce Journalà compléter, votre compagnon à quatre pattes prend la parole et vous invite à raconter sa vie. Son caractère, sa santé, ses bêtises, ses promenades, ses câlins... Vous pourrez y noter vos plus jolies anecdotes et y coller vos photos préférés.
Bonn Sally ; Lerichomme Lise ; Ramirez-Blanco Juli
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie "privée" et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton, Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz, Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines.Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'ÉHÉSS, il est également diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d?"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.