Le projet européen est miné. Partout progressent des forces de régression nationaliste. On le mesure en France au niveau atteint par le Front national. Léthargie économique, paupérisation et creusement des inégalités nourrissent le scepticisme croissant à l'égard du projet européen. Et alimentent les succès des joueurs de flûte de l'extrême droite. Le mal viendrait de l'incapacité à respecter les normes du "modèle" : critères de Maastricht, "pacte de stabilité" ou engagements du "traité budgétaire" adopté en 2012. La seule solution serait donc d'étendre les capacités de contrôle et de coercition d'organismes "indépendants", protégés des vents facétieux de la démocratie. Et il serait ardemment conseillé de recourir à des gouvernements de "grande coalition", comme on le fait à Berlin, dans l'antre du "modèle". Funeste contresens. L'antidote brandi est un poison. L'ordo-libéralisme est imprégné de logiques de compétition et de puissance. Les extrêmes droites en radicalisent simplement les déterminismes pour en faire autant de passerelles vers leur national-libéralisme. Les résistances qui surgissent dans toute l'Europe, et singulièrement en Allemagne, contre l'austérité et la xénophobie constituent donc un combat unique, vital. Elles portent des alternatives pour un projet européen de coopération et de solidarité plus nécessaire que jamais. On peut l'émanciper de la double tutelle du capital allemand et des marchés financiers. La dislocation de l'Europe est résistible.
Date de parution
20/04/2016
Poids
270g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782370710833
Titre
EUROPE, ETAT D'URGENCE
Auteur
ODENT BRUNO
Editeur
TEMPS CERISES
Largeur
140
Poids
270
Date de parution
20160420
Nombre de pages
0,00 €
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L'Europe est menacée de dislocation. Partout progressent des forces nationalistes et populistes qui accèdent ou participent au pouvoir. La démocratie atrophiée, le creusement des inégalités, la paupérisation et l'abandon d'une partie des populations et des territoires et la léthargie économique alimentent un malaise généralisé sur lequel prospèrent les joueurs de flûte de l'extrême droite. En guise de réponse, Paris plaide pour maintenir le cap. Le mal viendrait de l'incapacité à se plier à toujours plus de marché, de flexibilité, de compétition, de privatisations et de strictes équilibres budgétaires, bref aux normes ordo-libérales. Funeste contresens : l'antidote brandi est un poison. La situation à Berlin, dans le coeur de référence du "modèle", devrait pourtant résonner comme un tocsin. Angela Merkel est poussée hors de la scène politique par les nationalistes de son propre camp. Libérons l'Europe de la tenaille de ce modèle mortifère. La partie sera difficile. Mais elle n'est pas jouée. Car de nouvelles possibilités d'action émergent. Ce qui confere un degré de maturité inédit à des transformations radicales. Un vrai débat d'alternative doit pouvoir s'étendre sur tout le continent. Démocratie, climat, paix, immigration, justice sociale, ce livre s'engage sur ces fronts cruciaux pour faire vivre la résistance et une Europe alternative.
Le modèle allemand, voilà le salut. Une chronique quasi continue nous invite à nous plier à ses normes. Des « coûts salariaux » en diminution qui favorisent la compétitivité, des finances publiques à l'équilibre, le consensus des partenaires sociaux sur les orientations des directions d'entreprises. Nous n'aurions d'autre choix que de nous conformer à cette ligne ou de continuer à nous enfoncer toujours plus dans la crise. Et Angela Merkel ne ferait qu'assumer la « responsabilité de son leadership » en imposant le traité budgétaire et des règles de gouvernance rigoureuses aux pays les plus en difficulté. Une « aide » forcément assortie de conditions drastiques. Et si ce modèle-là était une imposture ? L'Allemagne a atteint un tournant. Elle est rattrapée en ce moment même par la crise. Une stagnation est programmée au mieux pour 2013 (+ 0,5 % de croissance selon les prévisions les plus optimistes). Les réformes anti-sociales lancées au début de la décennie 2000 par le chancelier Gerhard Schröder, poursuivie par Angela Merkel, engendrent une précarité massive qui étouffent la demande intérieure. Et l'austérité budgétaire imposée aux partenaires européens contracte les débouchés des firmes à l'export. Des phénomènes inconnus, il n'y a pas si longtemps dans l'ex-Allemagne de l'ouest, identifiée au capitalisme rhénan, prennent une extension considérable. Comme les travailleurs pauvres ou la misère des seniors après le démantèlement partiel du système de retraite par répartition. La crise démographique s'étend. Les coûts de l'énergie explos
Distincte de la justice judiciaire et de la justice constitutionnelle, la justice administrative française tranche les procès qui opposent les administrations entre elles ou aux administrés. Conseil d'État, tribunaux administratifs ou encore cours administratives d'appel, si la justice administrative est pour certains condamnée à plus ou moins brève échéance parce que trop particulière au regard de la pratique des autres pays, d'autres estiment, au contraire, qu'elle est un modèle. En décrivant l'organisation, les compétences et pouvoirs des juridictions qui la composent ainsi que le déroulement, les décisions et voies de recours, comme les règles du procès, cet ouvrage met en lumière les forces et les faiblesses d'une justice largement méconnue du public. Biographie de l'auteur Bruno Odent, docteur en droit, est avocat aux conseils. Didier Truchet est professeur à l'Université Panthéon-Assas (Paris II). Directeur de la collection "Thémis-Droit public" aux Puf, il est l'auteur dans la collection "Que sais-je?" du Droit public (n° 1327) et no-auteur avec Yves Robineau du Conseil d'État (n°2855).
Simonov Constantin ; Pirez Simone ; Eychart Franço
La guerre de l'Union soviétique contre l'Allemagne nazie n'a longtemps été connue que par le nom de quelques batailles et le chiffre terrible de 25 millions de victimes. Elle pèse encore lourdement dans les décisions géopolitiques de la Russie actuelle. Le rôle de Staline a donné lieu à de violentes polémiques. Etait-il incompétent, aveuglé par ses certitudes ? Comment s'expliquent les désastres, notamment ceux du début ? Pour éclairer ces questions Constantin Simonov, l'auteur de Les Vivants et les morts, a réalisé des entretiens avec Joukov, Koniev, Vassilievski et d'autres officiers. Tous ont été aux côtés de Staline pour diriger l'Armée rouge. Ce qu'ils exposent permet de mieux comprendre la réalité de cette guerre, et comment, enfin devenu compétent, Staline a contribué à ouvrir le chemin de la victoire et à débarrasser notre continent du nazisme.
Une grande rafle. Dans l'Espagne des premiers rois Bourbons, alors que la cour, entre folie et décadence, use et abuse des richesses extraites de ses colonies, il est décidé d'éliminer le peuple gitan. Tous. Hommes femmes et enfants. Ce peuple gitan venu de loin, ayant déjà subi d'autres persécutions, et qui connaitra de nouveau, récemment, un génocide, ces Gitans gênent. Leurs vêtements colorés, leurs chants, leurs pratiques religieuses si contraires aux dogmes, gênent. Les hommes seront un réservoir de main d'oeuvre pour les chantiers navals qui doivent construire les vaisseaux supposés permettre à l'Espagne de retrouver sa grandeur. Des esclaves. Aussi. En Espagne même.