Mon amie Madeleine m'a demandé d'écrire son histoire. Elle m'a téléphoné et m'a lancé, de but en blanc, qu'elle allait me raconter quelque chose et que j'allais en faire un livre. D'abord, j'ai pensé : mon amie me demande de raconter son histoire. J'ai souri : mon amie sollicite mes compétences d'écrivaine, mon amie reconnaît mon talent. Puis je me suis rappelé : Madeleine n'est pas mon amie. Pas à proprement parler. Elle l'a été, au lycée. Elle ne l'est plus. Aujourd'hui, ça fait à peu près vingt ans que je n'ai plus revu Madeleine volontairement. Au téléphone, elle a simplement précisé : "C'est quelque chose qui m'est arrivé pour de vrai. Ca fera une bonne histoire. Un livre qui te rapportera de l'argent, je pense". " Qu'était-il donc arrivé à Madeleine Démétrius, la Mulâtresse, "fille de médecin, médecin elle-même, bien mariée, légitime" , qui méritât que l'on en fasse un livre ? Pour la narratrice, Martiniquaise à l'enfance- pauvre venue s'exiler à Paris, mère célibataire vivant de chick lit, ces retrouvailles sont surtout l'occasion de démêler les fils d'une amitié brisée et d'exhumer de douloureuses questions enfouies, non sans de grandes bouffées d'ironie et de bonheur.
Nombre de pages
265
Date de parution
01/10/2020
Poids
274g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782072902598
Titre
La bonne histoire de Madeleine Démétrius
Auteur
Octavia Gaël
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
274
Date de parution
20201001
Nombre de pages
265,00 €
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Le Quartier est une petite ville de banlieue où se croisent les destins de quatre femmes. Mariette, recluse dans son appartement, qui ressasse sa vie gâchée en buvant du vin rouge. Aline, l'infirmière à domicile, qui la soigne et l'écoute. Suzanne, la petite Blanche, amante éplorée d'un caïd assassiné. Mame Baby, idole des femmes du Quartier, dont la mort est auréolée de mystère. A travers la voix d'Aline, de retour dans le Quartier qu'elle a fui sept ans auparavant, les liens secrets qui unissent les quatre héroïnes se dessinent... La fin de Mame Baby raconte avant tout, avec finesse, grâce et passion, l'art qu'ont les femmes de prendre soin les unes des autres, de se haïr et de s'aimer.
Voici seize nouvelles où l'étrangeté est partout : dans le caractère bien trempé des personnages, dans les rencontres, dans le rire ou même dans la mort. Les héroïnes ont en partage la puissance de leur imaginaire. Un grain de folie, une énergie jubilatoire sont à l'oeuvre lorsqu'elles transforment un banc public en caravelle, un peigne en poignard, un sac à main en machine de guerre. Elles sont inquiétantes comme Adèle, la grand-mère empoisonneuse, passionnées comme Emilie promenant son bien-aimé en fauteuil roulant, violentes comme cette mère de famille poussée à bout. La relation est rarement paisible entre l'orpheline du Bumidom et le Kalinago érudit, entre la petite Parisienne et l'enfant africain surgi d'un placard, entre l'aide-ménagère et sa patronne bobo. Le dialogue se tisse de malentendus, le chemin est jonché de surprises.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.