La sécurité restera-t-elle longtemps un bien public ? Le rôle des États garants de la protection des personnes, des biens et de l'information ne va plus de soi. L'expansion phénoménale de l'industrie et des services de protection privés oblige à repenser de fond en comble cette prérogative traditionnellement monopolisée. Le fonctionnement des polices d'État est mis à l'épreuve à la fois par la concurrence des opérateurs du marché et par l'impératif d'adaptation aux normes de productivité du management privé. Enfin, la multiplicité des opérateurs rend complexe le pilotage des politiques de sécurité collective. Jusqu'à quel point et comment les États s'accommoderont-ils de cette nouvelle donne ? A la faveur de nombreuses enquêtes empiriques, cet ouvrage analyse les mécanismes de promotion et de légalisation de différents segments du marché de là protection, discute la notion de " privatisation policière " et la mise en cause du "monopole étatique" au sein des mécanismes de production de sécurité. Cette approche politique, sociologique et économique s'adresse aux professionnels et aux politiques, aux chercheurs et aux étudiants en sciences sociales, soucieux de mieux comprendre l'impact des politiques de sécurité sur la régulation des risques, vulnérabilités et désordres, dans les sociétés contemporaines.
Nombre de pages
205
Date de parution
07/10/2004
Poids
252g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782724609431
Titre
Polices entre Etat et marché
Auteur
Ocqueteau Frédéric
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
138
Poids
252
Date de parution
20041007
Nombre de pages
205,00 €
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Quel est donc ce fonctionnaire à part qui ?uvre à la confluence des attentes sécuritaires de la société, des choix politiques et administratifs, des potentialités et des pesanteurs de la "machine", et des rappels constants du réel?C'est le commissaire de police, personnage aussi important que méconnu, du fait notamment de la mythologie (Maigret, Moulin et autres Navarro...) qui encombre les esprits à son propos... Il est censé disposer des leviers adaptés pour faire régner, dans le meilleur équilibre possible des contraintes, la tranquillité sur le territoire qui lui est confié. On attend aussi de lui qu'il donne corps aux grandes réformes engagées, la dernière en date étant celle de la "police de proximité" (1998-2002) désormais baptisée "police de sécurité". Qu'en est-il, réellement? La réponse à cette question de bon sens conditionne toute évaluation sérieuse des politiques de sécurité. D'où l'intérêt considérabledu présent ouvrage, qui propose la première sociographie du corps des commissaires. Qui sont les agents de ce groupe professionnel et comment se représentent-ils leur rôle et leur légitimité? Comment l'Ecole, qui les a formés, et leSyndicat auquel ils appartiennent majoritairement défendent-ils leurs intérêts? Qu'est-ce qui conditionne leurs stratégies de carrière? De quelles compétences peuvent-ils se prévaloir? Que faut-il penser de leur métamorphose voulue en "managers de services performants"? Une enquête serrée, des "verbatim" éclairants, une connaissance intime de l'histoire policière: ce livre s'adresse aux membres des corps de sécurité, aux professionnels concernés par l'organisation et l'action policières (préfets,magistrats, travailleurs sociaux), aux élus locaux, associatifs, ainsi qu'auxchercheurs et étudiants en droit, sociologie et science politique.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.