Dès les années 1860, la famille impériale de Russie choisit Nice et ses alentours comme villégiature. Dans son sillage, une communauté russe d'aristocrates, de militaires et d'artistes se forme, rendant bientôt nécessaire la construction d'un lieu de culte orthodoxe. Ce sera l'église de la rue Longchamp puis, au tournant du siècle, la cathédrale Saint-Nicolas et sa remarquable silhouette à bulbes se découpant sur le ciel de la Côte d'Azur. D'autres témoins comme la chapelle du tsarévitch ou le cimetière de Caucade ancrent avec force la présence russe au coeur de la ville. La richesse et la qualité exceptionnelles des archives conservées ont permis de retracer avec précision l'histoire de ces différents édifices et l'aventure de leur construction. L'étude porte plus particulièrement sur la cathédrale conçue par M. T. Préobrajensky, l'un des architectes de la Cour impériale. Mêlant le langage traditionnel de l'architecture russe aux dernières innovations techniques, la cathédrale est un témoin exceptionnel du courant éclectique qui traverse l'Europe artistique du début du XXe siècle. En compagnie d'Alexis Obolensky, marguillier de la cathédrale, de l'architecte Luc Svetchine et de l'architecte en chef des monuments historiques Pierre-Antoine Gatier, l'ouvrage des " églises russes de Nice " expose les connaissances les plus récentes sur l'histoire et l'architecture de ces oeuvres d'art et de mémoire.
Maral Alexandre ; Da Vinha Mathieu ; Mouquin Sophi
Dans les années 1660, Louis XIV investit peu à peu le domaine de Versailles. Au gré de son ascension, le jeune monarque métamorphose le château bâti par son père, modeste gentilhommière difficile d'accès, en palais éblouissant, devenu résidence permanente de la cour à partir de 1682. Mais qu'est devenu le Versailles du Roi-Soleil ? Trois siècles plus tard, les récentes découvertes archéologiques et les dernières avancées. technologiques permettent de recomposer l'aspect d'espaces aujourd'hui complètement disparus, invitant ainsi le lecteur à une exploration inédite du palais. Partons ainsi à la découverte de la grotte de Téthys, féerie ornée de coquillages et animée de jets d'eau ou bien de la Petite Galerie, véritable musée privé du roi. Admirons les marbres de l'appartement des Bains et l'élégance des appartements de courtisans. Pénétrons dans la chambre du Roi... Tous ces lieux de rêve et de pouvoir reprennent vie grâce à l'analyse des documents d'archives et à de minutieuses reconstitutions 3D.
On connaît d'Arles son amphithéâtre et son théâtre antiques, sa cathédrale romane et sa douceur de vivre... En plus d'une richesse monumentale distinguée par l'Unesco au titre du patrimoine mondial de l'humanité, la cité arlésienne peut s'enorgueillir d'une architecture et d'un décor sculpté d'une variété et d'une profusion exceptionnelles : marques religieuses, insignes du pouvoir, bestiaires fantastiques... De façon diffuse, le passé et la vie bruissent aux détours des rues et s'inscrivent sur les façades, grandioses ou modestes de la ville. Aux promeneurs mais aussi à tous les amoureux sensibles au langage de la pierre, ce livre permet de découvrir Arles autrement. Passionnés, inédits, parfois amusants, les points de vue de Jean-Marc Bernard et d'Hervé Hôte rendent hommage à ces témoins des siècles passés, avec sensibilité et poésie.
Résumé : S'il est un règne qui a largement filé la métaphore céleste, c'est bien celui de Louis XIV. Le soleil, évidemment, mais aussi les étoiles et les planètes... Aucun astre n'a manqué au système grandiose de la monarchie. Légende? A tout moment, le ciel semble s'être mêlé de la destinée royale. La personnalité de Louis XIV a fait le reste... A Marly, l'architecte jules Hardouin-Mansart transforme deux pavillons pour y faire installer les globes immenses réalisés par l'astronome Vincente Coronelli. Exemple saisissant de cette alliance entre le ciel et le roi, l'un d'eux représente le firmament à l'instant précis de sa naissance. Aujourd'hui disparu, le pavillon du globe céleste de Marly restitué en image de synthèse constitue notre point d'ancrage pour débuter un voyage original et inédit à travers tous les ciels de Louis XIV. Celui que l'on subit dans sa météorologie; celui que l'on observe grâce aux progrès de l'astronomie; celui que l'on redoute dans les prédictions astrologiques... Tous accompagnèrent le roi dès sa naissance, le favorisant souvent, le malmenant parfois.
La remarquable diversité des travaux publics des Romains ne doit pas faire oublier leur réalisation la plus évidente dans l'art de bâtir: la domus ou maison d'habitation. Grâce à l'héritage grec dont ils se sont montrés les admirateurs sincères, les Romains vont porter à un niveau étonnant le confort et le luxe décoratif découverts dans les demeures hellénistiques. Que ce soit à Pompéi, dans la maison de Trebius Valens reconstituée en 3D spécifiquement pour cet ouvrage, ou bien dans celles d'autres contrées de l'Empire, l'ouvrage offre au lecteur le temps d'une déambulation sensible à travers les différentes pièces de la maison romaine. C'est avec la passion bien connue de l'architecte-archéologue Jean-Pierre Adam que nous partons à la découverte des différents espaces qui caractérisent la domus. Grâce à des photographies originales et à des reconstitutions virtuelles, l'architecture mais aussi le mobilier, les matériaux, permettent la représentation d'une société valorisant un art de vivre exceptionnel.