Gouverner la ville. Les voies urbaines de la démocratie moderne
Oblet Thierry
PUF
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EAN :9782130547693
Les villes sont confrontées à une nouvelle forme de croissance urbaine: la métropolisation. Autrefois enjeux de puissance des États et des religions, elles aspirent désormais à exister en tant qu'acteur collectif capable d'orienter leur propre développement. Cette mutation présage-t-elle d'une démocratisation du gouvernement des villes ou doit-on davantage redouter que le développement urbain, sous l'effet de la globalisation de l'économie, soit de plus en plus confisqué par des mécanismes financiers et technocratiques? La réponse ne peut être que nuancée. D'un côté, l'essor du marketing urbain et le caractère nébuleux de la "gouvernante urbaine" apparaissent comme les nouveaux masques de la dépolitisation. Mais de l'autre, les logiques de séparation à l'oeuvre dans la ville et la nouvelle "grande peur" des pauvres imposent de faire reposer son développement sur un projet démocratiquement conçu. Ce livre se fonde sur une analyse historique, du XIXe siècle à nos jours, des pratiques adoptées pour "gouverner la ville"; il souligne les limites de nos conceptions républicaines du lien social et l'urgence d'inventer, à l'heure de la mondialisation, des procédures politiques à la hauteur de la démocratisation des moeurs. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants et enseignants en sciences sociales et humaines. Il concerne également les différents acteurs et professionnels des politiques sociales et urbaines. Il vise enfin les responsables politiques et les lecteurs motivés par une réflexion sur la démocratie et la ville. Biographie de l'auteur Thierry Oblet est maître de conférences au département de Sociologie de l'Université Victor Segalen - Bordeaux II. Chercheur au Laboratoire d'analyse des problèmes sociaux et de l'action collective (LAPSAC) et au Centre d'études des politiques sociales (CEPS), ses travaux de recherche portent depuis une vingtaine d'années sur les politiques sociales et urbaines.
La valeur de la ville dépend des opportunités qu'elle offre en matière de rencontres, d'emplois, de services, de plaisirs, et de sa faculté à contenir l'insécurité qui découle de ces libertés urbaines. Peut-on venir à bout de cette insécurité? C'est le rêve de ceux qui aspirent à une sévérité croissante de la police et de la justice ou de ceux qui ne jurent que par l'utilisation des technologies modernes de surveillance. Mais les uns comme les autres menacent de tuer l'urbanité en même temps que l'insécurité qui la mine. Défendre la ville sans abolir l'urbain suppose d'abandonner les certitudes pseudo-scientifiques au profit d'une police des villes considérée comme l'art de faire converger la conception des lieux, le rôle des agents et l'engagement des habitants. Biographie de l'auteur Auteur de Gouverner la ville (PUF, 2005), Thierry Oblet est maître de conférences en sociologie à l'Université de Bordeaux II.
Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.
Anatomie d'un parti sulfureux Le succès du Rassemblement national n'est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux phénomènes de longue durée démantèlement de l'Etat social, mutations du système scolaire, disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes...) au profit des "imposteurs" de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes Mais un paradoxe demeure si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile a-t-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul pays dans lequel une formation d'extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au moins un électeur sur dix - souvent beaucoup plus Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu'il tente de résoudre l'énigme de sa réussite
Comment naissent les fake news, les théories du complot, les légendes urbaines ? Quelles personnes sont-elles susceptibles d'y croire ? Dans cet ouvrage regorgeant d'exemples, Gérald Bronner analyse les mécanismes sociologiques, ainsi que les biais cognitifs qui nous mènent à tirer des conclusions hâtives ou erronées, et à persister à y croire. Un ouvrage complet, passionnant et éclairant !
Créateur des célèbres concepts de la "ville du quart d'heure" et du "territoire de la demi-heure ", Carlos Moreno a fait de la proximité le coeur battant d'un urbanisme du soin et du bien-être. Des ruelles de Tokyo aux Utopías de Mexico, de Saint-Hilaire-de-Brethmas, dans le Gard, à Busan, en Corée, il nous emmène dans un voyage mondial au contact d'initiatives concrètes qui réinventent nos manières d'habiter. Nourri de quinze années de recherches et d'expérimentations aux quatre coins du monde, l'urbaniste nous révèle une vérité essentielle : le bien-être n'est pas un luxe réservé aux métropoles privilégiées, mais un droit accessible à tous, à condition de repenser nos espaces à l'échelle humaine. Des infrastructures sociales aux services de santé, de l'alimentation locale aux mobilités douces, il trace les contours d'une nouvelle urbanité fondée sur le lien, la solidarité et la proximité heureuse.
Une vision biomimétique de l'architecture et de l'urbanisme Selon un avis largement partagé, notre avenir est apocalyptique. En quête d'un antidote, et pour contrebalancer ces dystopies préjudiciables, j'ai pris le parti d'imaginer des futurs souhaitables. Je me suis autorisé à rêver de villes où l'on ne craint plus de respirer à fond, rendant la place aux parfums des plantes, aux chants des oiseaux, aux potagers et aux méandres des rivières. Mon travail utopique a trouvé un ferment dans les recherches biomimétiques. S'inspirer du Vivant pour innover m'a donné une indispensable assise dans le réel et m'a permis d'affermir mon imaginaire dans un contexte crédible. Grâce à mon métier d'architecte, j'ai tout d'abord dessiné des bâtiments destinés à voir le jour dans un temps proche, puis, conscient que toute réalisation commence par un plan, un dessin, j'ai cherché à concevoir, pour un futur lointain, un monde désirable et biomimétique, un avenir très différent de celui qui s'annonce. Par mes dessins, je propose de diluer la frontière entre l'artificiel et le naturel et de réconcilier l'Humain et son environnement dans une vaste relation d'interdépendance et de respect. - Luc Schuiten
Sitte Camillo ; Wieczorek Daniel ; Choay Françoise
L'Art de bâtir les villes (Der Städtebau nach seinen hünstlerischen Grundsätzen), publié par Camillo Sitte en 1889, demeure aujourd'hui 1er passage obligé de toute réflexion sur la ville. Il enregistre le début d'une mutation qui achève de s'accomplir sous nos yeux: la disparition de l'ancien statut de la ville comme entité isolable. D'autre part, il explore la dimension esthétique de l'urbanisme. Constatant sa laideur, il se demande s'il est possible de créer aujourd'hui un bel environnement urbain, et il interroge les "villes historiques" pour y chercher non des configurations déterminées mais des règles d'organisation, des relations constantes liant les pleins et les vides qui constituent le tissu urbain: affirmation des différences entre édifices, petits et grands, publics et privés, savants et populaires; articulation de tous les éléments bâtis, clôture des vides, jeu des échelles... Ce livre peut ainsi concourir, en cette époque où la ville est menacée, à recréer les conditions d'une réflexion sur ce que pourraient être aujourd'hui sa beauté et sa convivialité.