L'abolition de la peine de mort au Congo-Kinshasa. Plaidoyer pour une humanisation des peines
Nyembo Mbonyo Henri ; Badinter Robert
KARTHALA
23,00 €
Epuisé
EAN :9782845863675
Dans l'Ituri, on tue, comme hier à Goma, et peut-être demain, ailleurs. Le peuple congolais, meurtri par des années d'une guerre injuste et imposée, a appris, bien malgré lui, que la violence n'engendre que la violence. L'État, monopole de coercition et garant des valeurs éthiques qui fondent l'unité nationale, se doit de rechercher, en toutes circonstances, l'apaisement, même s'il doit dans le même temps et dans un souci de paix civile, protéger les personnes et les biens, en garantissant une meilleure administration de la justice, laquelle passe forcément par la répression des actes délictueux. L'État doit punir fermement, mais justement, voilà le cadre de l'action de l'État. L'État doit inculquer au peuple, par son exemplarité, des valeurs humanistes, dignes du 3e millénaire. En effet, rien ne peut légitimer la vengeance d'État. Cet ouvrage a pour objectif d'offrir à tous ceux, gouvernants ou non, épris de paix et de justice, un outil pour une réflexion juste et argumentée, sur le caractère inutile et dangereux de la peine de mort. Cette légitimation de la violence par l'État est une incitation à la haine de toute une société, qui peut à tort désacraliser la vie, en considérant que l'État, qui en est le garant, la bafoue. Ce plaidoyer pour l'abolition de la peine de mort en RDC, ainsi que partout où elle est encore appliquée, s'inscrit dans la même logique humaniste, que celle défendue par Hugo hier, Badinter aujourd'hui, et demain je l'espère, par toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté, qui aspirent à un monde définitivement débarrassé de ses instincts meurtriers. Herman LIHUMBA MBONYO
Nombre de pages
260
Date de parution
01/11/2003
Poids
330g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782845863675
Auteur
Nyembo Mbonyo Henri ; Badinter Robert
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20031101
Nombre de pages
260,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il manque en République démocratique du Congo une réglementation idoine du financement de son économie, car seule l'activité des établissements de crédit est organisée en termes de marché monétaire, essentiellement interbancaire. Comme on ne peut y lever des fonds pour une longue durée, à un endroit géographiquement localisé, et que la pratique d'émission des titres est moins connue, l'investissement est rare dans ce pays classé parmi les plus pauvres au monde, mais pourtant potentiellement riche. Il faut un cadre légal pour organiser la rencontre directe, l'offre et la demande des capitaux tant pour le court terme que pour les moyen et long termes, répondant aux standards internationaux. Le lancement des activités de la bourse des valeurs mobilières en complément du marché monétaire organisé depuis 1957 est indiqué pour le développement tant attendu. La stabilité politique et socio-économique, l'implantation des établissements de crédit à travers le territoire national et la crédibilisation du franc congolais, la monnaie nationale, sont les préalables à l'efficacité des marchés. Ainsi, une loi sur la bourse des valeurs mobilières et la modernisation des services financiers apparait la condition nécessaire pour arriver à une croissance réelle et ordonnée de l'économie, ce cadre légal devant fixer le rôle de chaque acteur sur les marchés financiers et le mode de régulation capable de protéger les consommateurs des services financiers. A ce titre, la BCC, indépendante dans la réalisation de ses attributions, est l'encadreur normal des marchés contrôlés et surveillés par l'Autorité des marchés financiers, l'autorité de contrôle prudentiel et le conseil de régulation financière et de risque systémique, afin de garantir un fonctionnement efficient.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.