Nuevo teatro español. (1965-1978), De l'enchantement textuel au désenchantement
Nieva Francisco ; Romero Esteo Miguel ; Martinez B
PU STRASBOURG
18,00 €
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EAN :9782868204615
Ni école, ni courant clairement identifié, le "nuevo teatro espanol" rassemble un groupe hétérogène d'auteurs dramatiques espagnols nés entre 1922 et 1942-1944 qu'anime la volonté d'écrire un théâtre en liberté, théâtre de résistance et de subversion esthétiques et politiques, dans le contexte "agonique" de la dernière décennie du franquisme. Les symboles, les valeurs, la langue et les rituels du franquisme sont particulièrement mis à mal dans des cérémonials sacrificiels et sadomasochistes, ludiques et parodiques, où la passion du pouvoir trouve à s'exprimer à travers les scénarios fantasmatiques les plus délirants et transgressifs. Au cours de véritables bacchanales théâtrales et linguistiques, ces auteurs mêlent les figures carnavalesques, christiques et dionysiaques comme conjuration du théâtre mortifère de la scène franquiste où les cérémonials se succèdent: cérémonials de l'auto-glorification de l'autocrate, défilés commémoratifs (18 juillet), cérémonials sacrificiels (répression, torture, exécutions), scénographies urbaines et monumentales grandioses. Défini tantôt comme théâtre underground, tantôt comme théâtre "symboliste", il est surtout un théâtre rituel grotesque néobaroque au ton blasphématoire et à l'esprit d'insolence et de désobéissance. Sont étudiés ici les univers dramaturgiques de quatre de ces auteurs qui participent à la fois de ces trois ordres esthético-politiques: Luis Riaza (1925), Francisco Nieva (1927), Antonio Martinez Ballesteros (1929) et Miguel Romero Esteo (1930).
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Nombre de pages
234
Date de parution
04/10/2010
Poids
450g
Largeur
165mm
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EAN
9782868204615
Auteur
Nieva Francisco ; Romero Esteo Miguel ; Martinez B
Editeur
PU STRASBOURG
Largeur
165
Date de parution
20101004
Nombre de pages
234,00 €
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Résumé : Dans une Argentine profondément métamorphosée parle changement climatique et l'ultralibéralisme, un jeune garçon au corps de moustique est harcelé par ses camarades de classe à cause de sa difformité, de sa différence. Né d'une mère qui se tue au travail et d'un père absent, "l'enfant dengue" n'a d'autres choix que de se résoudre à son sort... ou de changer, radicalement, ce qu'il est au monde. En quelques pages, les destins s'entremêlent pour nous montrer une société dans toute sa splendeur et sa décadence. Ce futur étrange, où le numérique se fond parfois au réel, nous confronte aux vérités qui dérangent, tout en abordant des questions et des thèmes universels : l'identité, la famille, l'argent et, surtout, la violence. Car c'est elle le fil de ce récit : violence subie, violence donnée, elle est la peine et la rage de cette société. Héritier d'Ursula H. Le Guin, de Philip K. Dick et de Junji Ito, Michel Nieva tisse dans ce court roman une fiction spéculative excentrique, résolument politique, qui flirte avec le réalisme magique. Dans La science-fiction capitaliste, Michel Nieva interroge la place actuelle de la science-fiction dans nos sociétés contemporaines, ou plutôt la manière dont certains de ses grands concepts ont pu à la fois imposer une certaine vision du futur dans l'imaginaire collectif, tout en donnant aux puissants seules les clés de l'avenir. Une déambulation passionnante, directe et radicale.
Jeune fille de la bonne société de Mexico, Pepita se marie en 1865 (elle à alors 17 ans) au Maréchal Bazaine, commandant en chef des forces françaises au Mexique, occupant alors le pays durant la guerre dite d'Intervention (1862-1867), destinée à instaurer au Mexique un empire catholique et latin face au puissant voisin du nord, anglo-saxon et protestant. Pepita se retrouve du jour au lendemain propulsée au rang de deuxième dame du pays, fréquentant leurs souverains Maximilien d'Autriche et Charlotte, ainsi que tout l'Etat-Major français. Accompagnant son mari en France, elle est témoin des dernières années du règne de Napoléon III, de la guerre de 1870, de la chute de l'Empire et du procès pour trahison de son époux, le Maréchal Bazaine, accusé d'avoir livré Metz aux Prussiens. Profondément outragée par la condamnation de son époux, elle organise son évasion et parvient à ses fins dans des conditions rocambolesques, menant d'une main de maître un groupe hétéroclite de comploteurs et de complices. Le succès de l'entreprise lui vaut une renommée mondiale d'héroïne et, malgré la rancoeur de l'opinion française, l'admiration quasi-universelle (à commencer par celle d'auteurs comme Maupassant). C'est en Espagne, protégé par la cour pour laquelle Bazaine avait jadis combattu, que le couple trouvera refuge. C'est à Madrid, en 1888, que Bazaine décède, probablement des suites d'une tentative d'assassinat perpétrée l'année précédente par un nationaliste français le rendant responsable de la défaite de 1871. Alors au Mexique pour recouvrer ses biens, Pepita ne reviendra jamais en Europe. Elle meurt à Mexico en 1900, oubliée de tous comme son mari. Bien qu'elle fût célébrissime en son temps, estimée jusque chez ses ennemis, Pepita n'a fait l'objet que de fort peu d'études ou d'ouvrages fouillés. Elle constitue pourtant, et encore de nos jours, un exemple exceptionnel de ce qu'on peut appeler les femmes de tête : personnalité hors du commun, étrangère dans son pays d'adoption, mère et épouse exemplaire et surtout maîtresse d'oeuvre d'un acte qui reste, encore de nos jours, sujet d'étonnement.
Résumé : Dans la première grande révolution du xxe siècle, celle du Mexique, les femmes jouèrent un rôle décisif. Qui furent-elles ? Comment justifièrent-elles leur combat ? Quelle place prirent-elles dans la lutte armée ? Cette grande enquête historique et inédite qui se lit comme un roman constitue une contribution majeure au récit mondial féminin. Pas de révolution au Mexique sans les femmes. C'est cette vérité cachée que nous révèle cette rigoureuse et passionnante saga historique qui déconstruit l'histoire officielle, écrite par les hommes. Spécialistes du Mexique, Rosario Acosta Nieva et Eric Taladoire dépeignent avec talent plusieurs figures de femmes qui accompagnent les guérilleros, dont la célèbre Adela Velarde Pérez, dite Adelita, d'où le surnom usuel des soldaderas. Au front comme à l'arrière, les Adelitas se révèlent essentielles : combattantes, militantes, cuisinières, infirmières, messagères. Aristocrates ou plébéiennes, quel rapport entretiennent-elles avec la lutte armée ? Et avec les hommes qu'elles ont accepté de rejoindre tout en leur étant, en principe, assujetties ? Comment justifient-elles leur combat et quelle place ont-elles dans la lutte armée ? Et surtout, pourquoi et comment le pouvoir qui émerge de la révolution et qui leur doit tant efface-t-il leurs noms et leur mémoire ? Une grande enquête historique et inédite qui se lit comme un roman. Une contribution majeure au récit mondial féminin.
D'un côté, l'archiduc Maximilien d'Autriche, frère cadet de l'empereur François-Joseph- le mari de Sissi - navigateur hors pair, idéaliste qui ne rêve que de voyages exotiques. De l'autre, Benito Juárez, un orphelin parti de rien, Indien du Mexique, qui conquiert la plus haute magistrature d'une ancienne colonie espagnole plombée par le racisme. Des destins qui vont se percuter : l'empereur Napoléon III décide une expédition au Mexique et veut installer Maximilien à la tête du futur empire. Menée par ces deux personnages que tout oppose, la " guerre d'intervention " ou " campagne française " qui s'ensuit contribue à la chute de Napoléon III et plonge le Mexique dans un conflit sanglant, dont les emblèmes sont les batailles de Puebla, fête nationale mexicaine, et de Camerone, cette dernière encore commémorée par la Légion étrangère. Par-delà les ambitions personnelles, s'affrontent ici deux visions du monde : les jeunes démocraties du Nouveau Monde et les vieilles royautés européennes conservatrices, à peine teintées de libéralisme. Une relecture décisive d'un événement historique, crucial.