
Sortir l'Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ?
Le franc CFA, créé en 19,45 comme "franc des colonies françaises d'Afrique", est aujourd'hui arrimé à l'euro. Il est en cours dans quinze Etats africains. Si la monnaie est un attribut de souveraineté, les économies de ces pays demeurent sous la coupe d'une double tutelle : française et européenne. Les économistes qui ont collaboré à cet ouvrage, spécialistes des questions monétaires et de l'Afrique, montrent que les peuples concernés souffrent d'une monnaie trop forte, déconnectée des réalités locales. Ils expliquent les fonctions économique et politique de la monnaie, l'histoire du franc CFA et de ses mécanismes. On ne peut concevoir un avenir pour ces pays sans connaître et critiquer les effets de cette monnaie, sans ouvrir des débats en Afrique et en Europe, en France particulièrement, pour mettre fin à cette servitude, en argumentant contre les tenants du statu quo, en ouvrant des alternatives crédibles à cette monnaie de domination.
| Nombre de pages | 243 |
|---|---|
| Date de parution | 03/10/2016 |
| Poids | 266g |
| Largeur | 125mm |
| EAN | 9782843032806 |
|---|---|
| Titre | Sortir l'Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ? |
| Auteur | Nubukpo Kako ; Tinel Bruno ; Belinga Martial-Ze ; |
| Editeur | SNEDIT LA DISPU |
| Largeur | 125 |
| Poids | 266 |
| Date de parution | 20161003 |
| Nombre de pages | 243,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'Afrique et le reste du monde. De la dépendance à la souveraineté
Nubukpo KakoL'Afrique peut-elle devenir maîtresse de son destin ? Restée à l'écart du développement, maintenue dans la dépendance par des élites corrompues, l'Afrique subsaharienne, notamment, est particulièrement vulnérable. Elle a vu récemment se multiplier des coups d'Etat militaires, souvent soutenus par une jeunesse qui ne veut plus de la tutelle française et qui clame son désir de souveraineté, non sans céder aux sirènes russes. Face à un néolibéralisme en fin de vie et à un panafricanisme de repli qui ne résout en rien les tensions internes liées au djihadisme et aux migrations, ce livre propose une troisième voie : mettre les fondamentaux africains - sociaux, économiques et culturels-au service des transformations écologiques nécessaires a la révolution qui s'impose en Afrique et dont les jeunes et les femmes doivent être le fer de lance. Souveraineté et solidarité en sont les maîtres mots. "Paradoxalement, cette superposition de crises que connaît l'Afrique marque aussi le temps t d'une opportunité interne comme géopolitique inespérée pour le continent africain. C'est ce kairos propre à l'Afrique, ce momentum, que ce livre s'efforce de dessiner". K. N.EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

L'urgence africaine. Changeons le modèle de croissance !
Nubukpo KakoDerrière le discours savamment rodé d'une émergence africaine, les faits restent têtus. L'Afrique subsaharienne est la seule région du monde où la population extrêmement pauvre (sous le seuil de 1,25 dollar par jour) a doublé en cinquante ans. Si croissance il y a en Afrique, elle est loin de profiter à l'ensemble des Africains. Ce livre défend la thèse de l'instrumentalisation de l'Afrique comme laboratoire du néolibéralisme avec la complicité de ses propres élites. Il tire la sonnette d'alarme sur la réalité d'un continent à la dérive, subissant des prédations minières et foncières, des sorties massives de capitaux, ou encore la concurrence des surplus agricoles européens. Or des solutions existent : elles reposent sur les ressources et les savoir-faire africains. Leur mise en oeuvre suppose le retour à la souveraineté, notamment monétaire, et la prise en compte de la société civile. Il y a urgence, car la croissance démographique fait du continent africain une terre de prospérité future ou... une véritable bombe à retardement.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,85 € -

L'Urgence africaine. Changeons le modèles de croissance !
Nubukpo KakoDerrière le discours savamment rodé d'une émergence africaine, les faits restent têtus. L'Afrique subsaharienne est la seule région du monde où la population extrêmement pauvre (sous le seuil de 1, 25 dollar par jour) a doublé en cinquante ans. Si croissance il y a en Afrique, elle est loin de profiter à l'ensemble des Africains. Ce livre défend la thèse de l'instrumentalisation de l'Afrique comme laboratoire du néolibéralisme avec la complicité de ses propres élites. Il tire la sonnette d'alarme sur la réalité d'un continent à la dérive, subissant des prédations minières et foncières, des sorties massives de capitaux, ou encore la concurrence des surplus agricoles européens. Or des solutions existent : elles reposent sur les ressources et les savoir-faire africains. Leur mise en oeuvre suppose le retour à la souveraineté, notamment monétaire, et la prise en compte de la société civile. Il y a urgence, car la croissance démographique fait du continent africain une terre de prospérité future ou... une véritable bombe à retardement.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,55 € -

L'insécurité alimentaire en Afrique subsaharienne. Le rôle des incertitudes
Nubukpo KakoLa situation alimentaire de l'Afrique subsaharienne est alarmante : l'insécurité alimentaire progresse et aucun retournement de tendance n'est prévu dans les prochaines décennies. Les économistes ont cherché les causes d'une telle situation du côté de l'insuffisance de l'offre vivrière ou de celle de la demande solvable de produits vivriers. Cet ouvrage s'affranchit d'une telle opposition. La persistance de l'insécurité alimentaire est analysée comme la conséquence de la gestion des incertitudes par des acteurs clés : producteurs, commerçants, Etat, bailleurs de fonds. Mieux comprendre les déterminants de cette insécurité suppose une étude fine des relations complexes que nouent ces acteurs entre eux. Réduire l'insécurité alimentaire de façon durable exige donc des politiques ciblées sur ceux-ci et adaptées à la diversité des contextes dans lesquels ils s'inscrivent.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER21,00 €
Du même éditeur
-

Pensée et langage
Vygotski Lev ; Clot Yves ; Sève FrançoiseRésumé : Pensée et langage, dernier ouvrage de Lev S. Vygotski, est une oeuvre majeure qui a révolutionné la psychologie et les sciences de l'éducation. Publié en 1934, ce livre, longtemps interdit, propose une approche historico-culturelle du psychisme humain, influencée par Marx et nourrie de multiples champs du savoir. Vygotski y redéfinit les relations entre pensée et langage, interroge le développement des concepts chez l'enfant et pose autrement le problème de la conscience sur lequel butent encore les neurosciences. Traduit en français pour la première fois en 1985 par Françoise Sève, cet ouvrage est devenu une référence majeure en psychologie et en pédagogie. et fait vivre une communauté scientifique internationale. Presque un siècle après sa première publication, Pensée et langage continue de nous parler de l'avenir de ta psychologie, en éclairant les liens entre développement individuel et social. Cette nouvelle édition, enrichie d'une préface d'Yves Clot, réaffirme toute la modernité et la portée de cette oeuvre fondatrice.EN STOCKCOMMANDER40,00 € -

Dix idées reçues sur la psychanalyse
Audasso MathildaDepuis peu, un vent de fraicheur souffle sur la psychanalyse. Des travaux importants paraissent et renouvellent sa théorie et sa pratique pour lui faire retrouver la disposition critique qu'elle a pu avoir. Pourtant, cette renaissance n'abolit ni les clivages et les malentendus ni la méfiance hérités d'un temps long où la psychanalyse s'est rendue complice des pensées conservatrices. Pour que la psychanalyse puisse redevenir une alliée politique, Mathilda Audasso, docteure en théorie psychanalytique et praticienne, interroge dix idées reçues qui persistent à son égard dans les milieux de gauche et y répond de façon documentée, pédagogique et critique.EN STOCKCOMMANDER16,00 € -

Troubles en psychiatrie. Enquête dans une unité pour adolescents
Coutant IsabelleExtrait de l'introductionJuin 2007. Une unité psychiatrique pour adolescents située dans un secteur défavorisé de la banlieue parisienne. J'y viens régulièrement en tant que sociologue depuis neuf mois, en moyenne trois jours par semaine. Ce jour-là, les professionnels sont réunis en présence du cadre et du chef de service, afin de faire le bilan de l'année. Yasmina, psychiatre chargée des évaluations concernant les adolescents hospitalisés en pédiatrie, exprime sa fatigue et son désarroi: «Je rêve d'avoir une vraie bouffée délirante», soupire-t-elle. J'ai tout d'abord cru à une boutade, avant qu'elle ne précise le sens de son intervention, décrivant le déroulement de ses journées, en grande partie consacrées à résoudre des questions sociales. Nombre d'adolescents souffrent tout autant (voire davantage) de leurs conditions de vie que d'une pathologie avérée. «On a une position compliquée de refuge», commente l'un de ses collègues, avant qu'Alain, infirmier originaire du Congo, n'ajoute: «La psychiatrie regorge des difficultés des cités. Comme le social ne marche pas, ça entraîne des troubles du comportement.» A contrario, accueillir un patient délirant («avoir une bouffée délirante»), c'est être au coeur du métier de psychiatre, se rapprocher de son aspect spécifiquement médical: un symptôme précis, un diagnostic évident, un protocole simple, autour notamment de la prescription d'un médicament.Régulièrement, les professionnels, quel que soit leur grade, s'interrogent ainsi sur les limites de leur fonction. Ils questionnent la catégorisation des troubles qu'ils ont à traiter. Cela tient aux caractéristiques sociales de la population du secteur tout autant qu'à la mission assignée à l'unité lors de sa création autour de l'accueil des jeunes «difficiles», aux «pathologies limites», «rejetés de toutes les institutions». Dans ces cas-là, ce sont les «troubles du comportement» ou les «troubles des conduites» qui sont invoqués comme motifs d'hospitalisation. «Notre service a souvent à prendre en charge ce qui a pu être considéré comme une "pathologie nouvelle", à la limite entre la psychose et la névrose», écrivait le psychiatre responsable pour présenter la structure dans la revue du centre hospitalier en janvier 1999: «Il s'agit de troubles graves de la structuration de la personnalité, avec une désorganisation du comportement qui ne s'accompagne pas de désorganisation de la pensée. Ces troubles sont particulièrement fréquents parmi les jeunes de nos banlieues (alors que d'autres, plus classiques, comme l'anorexie mentale, y sont rares) et s'expriment souvent sur le mode de la violence, de la délinquance et de la toxicomanie.» Les jeunes qui fréquentent l'unité y ont été orientés soit après une hospitalisation en pédiatrie, soit à la demande d'un psychiatre extérieur, soit à la demande d'un service éducatif ou d'un magistrat. D'après un rapport d'activité, parmi les jeunes pris en charge de 1991 à 1994, 21 % disposaient d'un suivi éducatif sous mandat du juge des enfants.Souvent, il s'agit d'intervenir pour évaluer l'état psychique d'un adolescent, d'agir de manière préventive pour éviter que la situation ne se dégrade. Les psychiatres hésitent cependant à poser un diagnostic dans la plupart des cas, la structure psychique étant supposée labile à l'adolescence, susceptible d'évolution. Le flou qui entoure les troubles ainsi que leur caractère socialement situé amènent ici les psychiatres à prendre des distances vis-à-vis d'une demande sociale qui les réduirait à de simples agents de contrôle de l'ordre public. Un an après les émeutes qui ont touché des communes avoisinantes, ils se méfient des politiques publiques qui s'inquiètent de la souffrance adolescente à partir du moment où les jeunes deviennent violents. «On n'est pas là pour les empêcher de brûler des voitures», dit l'un; «on n'est pas là pour empêcher qu'ils se fassent agresser, c'est à la police de faire ça», dit une autre. Face aux éducateurs qui les sollicitent pour des jeunes qu'ils ne parviennent pas à gérer, les psychiatres peuvent répondre: «Qu'est-ce qui vous dit qu'on va faire ça mieux que vous?» Dans nombre de situations, en effet, tout se passe comme si la psychiatrie était amenée à jouer un rôle de soupape face aux autres institutions d'encadrement de la jeunesse en difficulté, qu'il s'agisse de la Protection judiciaire de la jeunesse, de l'Aide sociale à l'enfance, de l'Éducation nationale, des instituts médico-éducatifs.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER22,00 € -

Avec Marx, philosophie et politique
Cukier Alexis ; Garo Isabelle ; Badiou Alain ; BalCet ouvrage donne la parole à cinq philosophes marxistes français de renommée internationale - Alain Badiou, Etienne Balibar, Jacques Bidet, Michael Löwy, Lucien Sève - qui présentent l'évolution de leur rapport à Marx, à la philosophie et à la politique, depuis les années 1950 jusqu'à aujourd'hui. Dans ces entretiens, chacun à son tour, les auteurs ont répondu aux questions posées par deux philosophes de générations différentes, Alexis Cukier et Isabelle Garo comment avez-vous rencontré la pensée de Marx, et comment avez-vous commencé à en faire usage ? Dans quel contexte théorique et politique, pour répondre à quelle urgence et à quel problème, en rapport avec quels engagements militants ? Quelle a été l'évolution de votre conception du communisme et que devraient être une action ou une organisation politique communiste aujourd'hui ? Que retenez-vous d'essentiel de la pensée de Marx pour penser la période politique présente ? Au fil des réponses à ces questions, les auteurs analysent les rapports entre philosophie et politique, reviennent sur la trajectoire du marxisme en France et abordent la signification du communisme aujourd'hui. L'introduction, complétée d'une bibliographie étendue, présente les coordonnées théoriques et politiques complexes de ces trajectoires singulières, leurs convergences et leurs divergences, qui éclairent le renouvellement en cours de la philosophie marxiste ainsi que de l'engagement communiste.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 €
