La lutte des signes. 40 ans d'autocollants politiques
Novak Zvonimir
LIBERTAIRES
30,50 €
Epuisé
EAN :9782914980838
Depuis quarante ans, l'autocollant politique fleurit nos murs. Son terrain de prédilection : le mobilier urbain. Mauvaises herbes des panneaux de signalisation, des boîtes aux lettres, des bancs publics, il est chez lui...partout. Il n'a aucun respect, le malséant ! Si bien qu'il peut atterrir sur le coeur d'un manifestant, sur le front d'une femme en colère, le contact est immédiat, un collé serré avec le revendiquant, l'exaspéré, le militant devenu homme-sandwich des signes. La clef de son succès se trouve bien là, dans cette aptitude à passer d'un support à un autre. Est-il dérivé historique de l'affiche ? Non ! Issu d'une autre branche, celle de la petite imagerie d'influence, héritier des vignettes emblématiques de la Révolution Française, du papillon et de l'insigne de journée, l'autocollant est un concentré de graphisme. Pourtant il n'a fait l'objet d'aucune étude d'ensemble. Il est donc temps de réparer cette injustice et d'ouvrir notre regard sur le monde des signes politiques. Car ce bel éphémère écrit l'histoire au quotidien, celle vécue par le principal acteur de terrain : le militant. Rafraîchisseur de mémoire, un voyage en autocollant permet de revivre des évènements oubliés, une manifestation mémorable, un meeting passé inaperçu. Bavard insatiable, il balance tellement qu'il devient un indicateur privilégié de l'identité des structures militantes et un révélateur de notre culture politique. Cet agitateur d'idées, véritable transpiration des villes, prouve que nos sociétés sont encore bien vivantes !
Nombre de pages
203
Date de parution
30/10/2009
Poids
580g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782914980838
Titre
La lutte des signes. 40 ans d'autocollants politiques
Auteur
Novak Zvonimir
Editeur
LIBERTAIRES
Largeur
210
Poids
580
Date de parution
20091030
Nombre de pages
203,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Depuis l'instauration du suffrage universel, le spectre du politicien en campagne électorale hante la France. Le peuple de ce pays où l'on répugne à déléguer et à mandater s'est toujours méfié des candidats et des élus. Toutes les occasions sont bonnes pour les accuser de promettre la lune et de s'attribuer des privilèges exorbitants. Et comme cette nation a toujours concentré une forte densité d'artistes aux pinceaux engagés et d'illustrateurs enragés, elle exprime ses haut-le-c'ur par le biais d'une production visuelle d'une insolence unique au monde. Des fournées d'images savoureuses d'impertinence, issues de la propagande militante, de l'imagerie populaire, mais aussi de la lutte électorale, vont ainsi sabrer avec éclat les ambitions des arrogants politiciens, à grand coup de vacheries crayonnées et de colère illustrée. Affiches, tracts, cartes postales, caricatures de presse et guérillas visuelles diverses, nous révèlent les mécanismes tordus de notre système politique et racontent les terribles batailles pour le pouvoir. Professions de foi, tracts de campagnes, programmes électoraux et portraits des postulants sont autant de témoignages de l'absurdité même de cette démocratie. Le grand cirque électoral relate avec truculence la guerre graphique qui y fait rage. C'est jubilatoire? et instructif.
Qui n'a jamais eu de tract entre les mains ? Difficile d'imaginer que ce modeste bout de papier, tout juste bon à être jeté, fut pendant longtemps une arme capable de provoquer des séismes politiques. Depuis qu'il existe sous la forme de libelle, de mazarinade ou de pamphlet, son pouvoir de nuisance n'est plus à démontrer. Si l'affiche couvre les murs, le tract occupe la rue où il circule facilement de main en main. Grâce à son petit format et à son impact visuel, il devient à l'approche du xxe siècle un outil essentiel pour mener des actions politiques et militaires. Information, contre-information, désinformation, guerre psychologique, propagande électorale et manifeste, la bataille du tract se joue sur tous les fronts. Pourtant, le rôle de cette "littérature de rue" reste encore largement sous-estimé voire méconnu. A travers l'étude de centaines de documents, souvent inédits, Agit-tracts nous fait découvrir autrement un siècle de batailles idéologiques. De l'affaire Dreyfus à Mai 68, en passant par la Grande Guerre, le Front populaire, la Seconde Guerre mondiale, la guerre d'Indochine ou encore celle d'Algérie, le tract est un moyen de diffuser des vérités souvent crues et affranchies de toute censure. S'il comble jusque dans les années 1970 les vides d'une information sous contrôle, il abreuve aussi d'illustrations une société dans laquelle les images sont rares. Or, à l'instar de l'affiche, le tract constitue un important support de création graphique. Pour appâter, convaincre ou informer, les mots ne suffisent pas, il faut aussi des idées et de bons visuels. Toutes les techniques sont mobilisées pour amadouer l'homme de la rue : bandes dessinées, caricatures, photomontages, illustrations à la plume, au fusain ou à la gouache, rien n'est trop bien pour l'intox, rien n'est trop beau pour triompher.
Lutte des signes et combat politique se mêlent. L'imagerie de la gauche et de l'extrême gauche occupe aujourd'hui bien plus l'espace public et notre imaginaire que celle des droites. L'image serait-elle par essence émancipatrice? La droite utilise-t-elle d'autres moyens pour convaincre et mobiliser? Ce livre montre que sa propagande graphique n'a pourtant jamais cessé. Elle a même été souvent surprenante et explosive! Campagnes de soutien au général Boulanger, activisme désespéré de l'OAS, multiplication des affiches sous Pétain, tribulations poujadistes, virtuosité visuelle du gaullisme à la Libération, qui sombre dans les pommes de la chiraquie 50 ans plus tard, Front national producteur d'images en tout genre, impact graphique des identitaires aujourd'hui... Ce livre raconte l'histoire visuelle de la droite et de l'extrême droite en France depuis 1880. Analyser la production graphique et confronter les thématiques de ces courants politiques permet de saisir leur idéologie et de comprendre leur histoire. Quels symboles utilisent-ils? Quelles valeurs défendent-ils? Qu'en est-il du racisme et de la xénophobie? Existe-t-il toujours une imagerie antisémite? Comment sont représentés la gauche, les femmes, les jeunes? Laissons parler les petits papiers, en sachant qu'une bonne image ne s'oublie jamais!
L'heure n'est pas à la convergence des luttes mais à la fragmentation des combats. Et à la créativité graphique. Notre plus grand collectionneur d'affiches de rue nous ouvre ici son cabinet secret et nous donne à voir les expressions militantes les plus radicales d'aujourd'hui. Un tableau tout en couleurs et en slogans de la France d'aujourd'hui. Proprement hallucinant ! Le XXIème siècle commence mal, très mal. La colère, l'intolérance et les appels à la violence assaillent nos murs et nos rues. Plus encore, le feu de l'intolérance trouve aujourd'hui des supports très performants. Internet et les réseaux sociaux, ces formidables caisses de résonance du prêt à haïr, répandent 24h sur 24h des visuels incendiaires. Avec insolence, cynisme et souvent une bonne dose d'humour noir, les images qui s'y dévoilent font preuve d'une imagination déconcertante. La haine ordinaire en nos temps numériques a la beauté du diable. L'imagerie politique du XXIème nous apprend que l'activisme visuel des tribus idéologiques s'acharne à faire exploser la paix sociale. Les plus nobles causes tournent à l'aigre. Place à l'iconographie sanguinolente et aux graphismes délirants. Du côté des manifestations, le cortège de tête joue l'émeute, pille et saccage et accompagne ses actes de destruction d'agit-prop. Décidément, la rue fanatique, et ses graphismes, ne dort jamais en ce début de siècle. Comme la grande faucheuse, elle cherche à prendre des vies et malheureusement, elle atteint parfois son but.
Le Front populaire fut autre chose que des occupations d'usines et les congés payés. Ce fut aussi une étape révolutionnaire avortée du fait des mandarins syndicaux et des apparatchiks staliniens. Un moment où la social-démocratie va reculer devant le fascisme en refusant son aide à la révolution espagnole. Le Libertaire de cette époque énonce cela très clairement, comment un projet qui reste encore au coeur de la mémoire populaire fut vidé de sa substance. Etrange similitude avec la situation d'hier (1981 et le programme commun) et celle d'aujourd'hui qui voit le parti socialiste vendre son âme au sociallibéralisme.
9 ans déjà que Bricabracs a installé sa « tanière » dans les quartiers nord de Marseille. École, centre de loisir, sans étiquette mais tatoué libertaire de la tête aux pieds (Ils se réclament de Bonaventure), c'est une expérience d'une richesse hors norme en PÉDAGOGIE SOCIALE. Dans ce livre , deux de ses éducateurs nous racontent des tranches de vie, de boulot, de découvertes, de galères..., et c'est juste un grand rayon de soleil de rêves et d'espoirs.
Jacques Louis Dupont dit "Jacob Dupont" est un Conventionnel qui a déclaré à la tribune le 14 décembre 1792 : "Je suis athée" . En floréal an II, il dût démissionner, "en raison d'une maladie nerveuse qui dégénéra en aliénation mentale" . D'ailleurs, "il fut arrêté en nivôse an V pour avoir tenté de violer une vieille femme aveugle" . Par la suite, il fut interné à Charenton où il est "mort fou" en 1813. L'athéisme rend-il fou ou la folie prédispose-t-elle à l'athéisme ? Tout le monde a voulu lier son athéisme et sa "folie" . Une accumulation d'erreurs, de faux, d'approximations, de calomnies répétées à foison. Dans ce livre, Jean-Marc Schiappa rend justice à Dupont et ... à l'athéisme.