Arrivé au mitan de sa vie, le narrateur, fasciné par les trains, se lance depuis Téhéran dans une quête saugrenue. Le voilà lancé dans un périple d'un an à suivre les rails aux quatre coins de l'Iran mais surtout en son coeur. Dans des terres sauvages, désertiques ou montagneuses, peuplées d'ours et de panthères, il mène l'enquête et recueille les témoignages truculents de tous ces ferrovipathes, ces "fous du rail" , qui ont contribué à l'aventure de la trans-iranienne tout au long du XXesiècle - des aiguilleurs nonchalants aux vieux conducteurs d'anciennes locomotives à vapeur, d'astucieux ingénieurs aux chefs de gare désoeuvrés. Et notre Sherlock Holmes du rail n'hésite pas à remonter le temps. Car l'histoire du rail iranien n'a rien d'anecdotique : elle est indissociable de celle du pays - du pari moderniste de Reza Shah à l'aide décisive apportée aux Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale sur le front de l'Est, en passant par la compétition acharnée des grandes nations dans l'espoir de remporter des chantiers. Plus qu'un récit de voyage, plus qu'un livre d'histoire, c'est avant tout dans le train de la formidable aventure de la trans-iranienne que Trainspotter vous invite à monter ! Et Ehsan Norouzi nous contamine : son ton espiègle et érudit, ses anecdotes savoureuses et passionnantes nous émerveillent et nous conduisent à travers les déserts du sud et les Monts Elbourz, du golfe Persique à la mer Caspienne, dans un rêve de train palpitant et passionnant.
Logn est biochimiste, spécialisée dans les cellules, les plus petits éléments du corps humain. Elle a 61 ans, s'est toujours sentie femme mais est née dans un corps d'homme. Longtemps elle a tenté de s'en accommoder, s'est parfois habillée en femme, a parfois couché avec des hommes, a été DJ dans un bar gay. Puis elle s'est mariée avec Sonja, a eu un fils, qui lui-même est devenu adulte. Et soudain c'est devenu intolérable, à se jeter dans l'océan pour ne plus jamais reparaître : elle ne veut pas, quand la mort la rattrapera, que son cercueil se referme sur un corps qui ne lui correspond pas. Divorce, traitement hormonal, et bientôt, elle l'espère, l'opération du bas. A son âge ? Sa famille l'a rejetée, ses soeurs refusent qu'elle porte le prénom de leur grand-mère Guðriður. Son seul soutien est son frère jumeau, Trausti, qui passe la voir tous les jours et l'appelle pour lui souhaiter bonne nuit. Il veille sur elle. Face au désarroi d'avoir perdu un frère, il ne peut prendre le risque de perdre aussi sa soeur. Avec délicatesse, une pudeur salvatrice et une poésie de chaque instant, DJ Bambi s'attache aux questions d'identité, aux marginalités et au temps qui passe, en une merveilleuse ode au genre féminin.
Il se souvient de la villa qui donnait sur la mer et de son opulent jardin : il y soignait iris, trompettes des anges, glaïeuls et pulmonaires. Témoin discret et impartial, le vieux jardinier raconte : le jeune couple, beau et fortuné, leurs amis toujours plus nombreux, les baignades et les promenades à cheval, une vie d'insouciance et d'oisiveté sous les yeux de l'indomptable cuisinière et de toute une maisonnée. Avec l'arrivée d'un nouveau voisin, fortune faite en Amérique, surgit la menace d'un passé enfoui. Comme au ralenti, le drame se déroule, dans un luxe de détails et de non-dits, un savoureux mélange de détachement et d'émotion.
Court entretien d’une richesse folle, Il faut une révolution politique, poétique et philosophique questionne la vision d’Aurélien Barrau sur la situation catastrophique du monde et propose une prise de conscience nécessaire pour espérer bâtir un avenir. Dense, passionnant et d’une grande intelligence, ce court texte invite à de nombreuses réflexions ainsi qu’à repenser complètement notre manière de vivre. Une leçon de sagesse à mettre entre toutes les mains.
Cédric Gras livre un récit de voyage sur l'effondrement écologique de l'ère post-soviétique. ??? ? Depuis les bords de la mer d'Aral, aujourd'hui presque asséchée, Cédric Gras remonte aux sources du mythique fleuve Amou-Daria. En traversant les républiques ex-soviétiques d'Ouzbékistan, du Turkménistan ou du Tadjikistan, il pêche avec des braconniers, rencontre les ramasseuses de coton et admire les cités des routes de la soie. Là un dictateur fantasque a fait bâtir une capitale de marbre dans les sables. Ailleurs, un président érige des barrages records. Plus loin les Talibans creusent un canal qui achève de saigner le fleuve. Dans le terrible désert du Karakoum, la Sécurité d'Etat entrave son voyage, mais il parvient, au terme de 2 500 kilomètres, au plus long glacier du monde, niché dans le Pamir et véritable château d'eau d'une Asie centrale menacée par la soif... "Un passionnant thriller post-soviétique sur les origines de ce désastre écologique" Le Nouvel Obs Né en 1982, Cédric Gras a suivi des études de géographie entre la France et la Russie avant de diriger plusieurs Alliances françaises en Russie et en Ukraine puis de se consacrer à l'écriture. Il a notamment publié chez Points Alpinistes de Staline (2023) et Alpinistes de Mao (2024).
Annabel Abbs enquête sur les intellectuelles et femmes artistes qui ont pratiqué la randonnée. Elle montre comment cette activité a été pour elles une libération face aux contraintes et aux difficultés du quotidien. Les nombreuses femmes qui ont eu l'audace d'entreprendre de longs voyages ont pour la plupart disparu dans les brumes de l'histoire. Aujourd'hui, leurs récits sont redécouverts. Grâce à la marche, ces femmes ont trouvé leur indépendance et se sont parfois même autorisé un changement de vie radical. Nan Shepherd, poétesse écossaise ; la peintre galloise Gwen John ; Clara Vyvyan, voyageuse et randonneuse ; l'écrivaine et philosophe Simone de Beauvoir ou Georgia O'Keeffe, célèbre peintre américaine, en témoignent. Artistes, philosophes, écrivaines, ces femmes ne marchaient pas pour jouir de toute la liberté dont peut jouir un homme, ni pour faire de l'exercice. Elles marchaient afin de penser par elles-mêmes, de mettre de l'ordre dans leurs émotions, d'affirmer leur indépendance. Elles marchaient pour exister.
Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ? " demandait La Fontaine en ajoutant : "Que ce soit aux rives prochaines." Aussitôt, ce sont les enchantements de l'Italie qui nous viennent à l'esprit, ce pays où la vie est un art, et où l'art est si vivant. Christiane Rancé nous invite à filer vers Gênes, à flâner autour des grands lacs, à rêver sur la lagune vénitienne. A ses côtés, nous redécouvrons la Toscane, le coeur de l'Ombrie, l'universalité de Rome, le feu de Naples et les sortilèges de la Sicile. Nous voilà à sonder l'âme italienne, ses paysages et ses hauts-lieux. A interroger les génies qui ont façonné cette terre - les césars et les papes, Michel-Ange, Raphaël, Dante, mais aussi Pasolini, Fellini ou Cristina Campo. Sous la plume alerte et enjouée de Christiane Rancé, ce voyage en Italie est une invitation à retrouver le gout du bonheur et de l'éternité.