Les Français d?Algérie. Edition revue et augmentée
Nora Pierre
BOURGOIS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782267024234
Cinquante ans aprèsPar Pierre NoraCet essai est né d'un article - mon premier - écrit au retour d'un séjour de deux ans en Algérie, où j'avais été affecté, de 1958 à 1960, après l'agrégation d'histoire, au lycée Lamoricière d'Oran. Il avait paru dans France Observateur sous le titre «J'étais professeur en Algérie», le 27 octobre 1960, jour de la première grande manifestation de l'Unef (Union nationale des étudiants de France) contre la guerre, qui s'était heurtée, à la Mutualité, à de violentes charges de police. J'y étais, et Jean-François Revel, un de mes plus proches amis, m'y avait accompagné; nous y avions rencontré Christian Bourgois, qui avait commencé à publier ce dernier chez Julliard, et nous nous étions tous trois repliés, le soir, chez Françoise Cachin, boulevard Saint-Michel. Bourgois venait d'entrer chez René Julliard, et c'est lui qui, pour avoir apprécié le texte qu'il avait découvert le matin, m'a poussé à le développer: «On sent que vous avez beaucoup plus à dire.» Revel s'était emballé. Ayant lui-même assisté en Algérie, en 1948, aux élections truquées par les colons et le gouverneur général Naegelen, il proposa, pour m encourager, que nous écrivions un livre à deux voix: 1948-1958, l'Algérie à dix ans d'intervalle. «Mais faites vite, nous dit Bourgois, la guerre peut se terminer.» Je rentrais aussitôt à la fondation Thiers - où je venais d'être nommé pensionnaire pour y travailler, en principe, à une thèse sur le parti colonial fiançais avant 1914 -et rédigeai d'un trait, pour l'envoyer à Revel, le premier chapitre, intitulé «Ici la France». Il donnait la note de ce mélange d'expérience vécue et d'analyse historique en se concentrant sur les ambiguïtés de ce supernationalisme illusoire et flamboyant, sur cette installation inconsciente dans une situation qu'il fallait toujours maintenir et consolider et qui tenait à la fois d'une indéniable appartenance nationale protectrice et d'une domination coloniale inavouée. La France, mais une drôle de France, confortée à l'époque par l'omniprésence d'une armée composée du contingent, mais encadrée par des officiers de retour d'Indochine et tout imprégnée des théories fumeuses de la guette révolutionnaire.Avec sa fougue naturelle et sa générosité intellectuelle, Jean-François m'encouragea vivement à continuer seul: «Je te préviens, me dit-il, un livre, c'est une disposition d'esprit. Reste ferme. Ne fais aucune concession.» C'était un avertissement de polémiste, mais il croisait une recommandation que je m'étais déjà faite et que je me suis souvent répétée pat la suite comme historien du contemporain, qui travaille sur le vivant.Ce parti pris de rigueur et de distance avait deux conséquences pour l'analyse historique de la situation. La première était de se refuser au sentimentalisme compassionnel qui nous avait valu, au nom de la solidarité inconditionnelle avec «nos compatriotes d'Algérie», l'enlisement dans le statu quo et le piétinement politique. Depuis la reculade de Guy Mollet devant les tomates des Français d'Algérie, le 6 février 1956, alors qu'il était le président du Conseil d'un Front républicain élu pour négocier une paix en Algérie, jusqu'aux successifs gouverneurs généraux de gauche, Soustelle, Lacoste, dépêchés à Alger avec les meilleures intentions et qui, une fois sur place et devant la violence du conflit et les horreurs commises par les fellaga, s'étaient convertis à la défense prioritaire de nos compatriotes menacés.(...)
Résumé : Depuis des années, mes amis me pressent, en m'écoutant raconter mes histoires, d'écrire mes Mémoires. Je me suis toujours refusé à cette tâche que je sentais pourtant, moi-même, nécessaire. Les souvenirs ici réunis ne s'apparentent donc pas à des Mémoires, au sens classique du terme, mais à un mélange de ce que j'ai baptisé "lieux de mémoire" et "ego-histoire" . Pour mieux dire, ils relèvent de ce que l'on appelait autrefois un roman d'apprentissage. Je me suis spontanément concentré sur les traits singuliers de mes jeunes années : la guerre de neuf à treize ans pour un enfant juif ; une famille faite d'individualités fortes ; une impossibilité à me plier aux normes universitaires sans pouvoir cependant m'en détacher ; une initiation amoureuse des moins banales ; une ouverture à plusieurs types de vie qui n'a pas été offerte à tous. Une jeunesse qui m'a fait ce que je suis. P. N.
En décidant de publier les interventions, manifestes, témoignages et prises de position qui jalonnent, depuis un demi-siècle, son parcours d?éditeur et d'historien, Pierre Nora livre l'autoportrait en creux d'un intellectuel à la parole libre qui a toujours su garder les coudées franches. Il a eu la chance, par sa situation entre les Éditions Gallimard et l'Université et son inventivité personnelle, de se faire le chef d'orchestre de la belle époque des sciences humaines et de la diffusion publique de l'histoire. Par Le Débat, revue qu'il a fondée il y a trente ans et qu'il dirige toujours, il a vécu au coeur de l'intelligentsia française au temps de son rayonnement encore mondial. En tant qu'historien, l'analyse de la mémoire et du sentiment national, dont Pierre Nora s'est fait le spécialiste renommé, l'a amené à intervenir fréquemment sur les sujets les plus sensibles de l'histoire de la France contemporaine, depuis la guerre d'Algérie jusqu'aux lois mémorielles, pour y exprimer des points de vue toujours personnels et souvent courageux. De la Khâgne des années 1950 à la défense de la « liberté pour l'histoire » en passant par Les Lieux de mémoire, cet itinéraire d'un historien dans la cité est celui d'un témoin qui sait voir et qui sait raconter.
Répartis en trois thèmes, les trente-deux articles qui composent ce recueil délimitent un champd?étude et de recherche que Pierre Nora n'a cessé d'explorer: l'avènement d'une consciencespécifique du temps présent; les nouvelles formes de l'histoire et de l'identité de la nation; lamontée en puissance d'un régime de mémoire dans les sociétés contemporaines. Présent Nation Mémoire, ou pourquoi ces termes qui se commandent l'un l'autre se sont chargés d'un sens qu'ils n'avaient pas. Comment leur rapprochement fait apparaître l'unité d'un domaine nouveau. Qu'est-ce qu'un « présent historique »? Qu'impliquent les métamorphoses de la nation? A quoi répond le règne de la mémoire? Cet ensemble d'histoire réflexive plutôt que savante est inséparable des Lieux de mémoire, l?épine dorsale de son travail d'historien. Il en constitue les approches, les contours, les prolongements. Il s'agit, en définitive, d'essayer de mettre en relief ce que les sociétés contemporaines ont de plus neuf en montrant que cette nouveauté ne s?éclaire que par du recours à l'histoire longue.
«Après Historien public, qui se voulait un portrait d?époque à travers les engagements d'un itinéraire individuel, après Présent, nation, mémoire, qui tentait de dégager par ces mots les pôles de la conscience historique contemporaine, ce troisième volet de mon entreprise réunit les principaux essais que j'ai consacrés à la France, son identité et sa mémoire.»
Tolkien John Ronald Reuel ; Laferrière Christine ;
La Légende de Sigurd et Gudrún nous donne, pour la première fois, directement accès à l'imaginaire nordique de J.R.R. Tolkien. Ces deux grands poèmes (le Nouveau Lai des Völsung et le Nouveau Lai de Gudrún), écrits au début des années 1930, racontent dans le style caractéristique de l'auteur du Seigneur des Anneaux les légendes nordiques de l'Ancienne Edda, les combats de Sigurd, la mort du dragon Fáfnir, l'histoire tragique de Gudrún et de ses frères, tués par la malédiction de l'or d'Andvari. Illustrés par des vignettes en noir et blanc, ces magnifiques poèmes (qu'introduit une présentation des légendes du Nord par l'écrivain lui-même) montrent ce qu'a retenu Tolkien de la mythologie scandinave pour le reprendre à son tour, dans Le Seigneur des Anneaux et dans Les Enfants de Húrin.
Tolkien John Ronald Reuel ; Lee Alan ; Lauzon Dani
La dernière partie du Seigneur des Anneaux voit la fin de la quête de Frodo en Terre du Milieu. Le Retour du Roi raconte la stratégie désespérée de Gandalf face au Seigneur des Anneaux, jusqu'à la catastrophe finale et au dénouement de la grande Guerre où s'illustrent Aragorn et ses compagnons, Gimli le Nain, Legolas l'Elfe, les Hobbits Merry et Pippin, tandis que Gollum est appelé à jouer un rôle inattendu aux côtés de Frodo et de Sam au Mordor, le seul lieu où l'Anneau de Sauron peut être détruit. Cette traduction prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par Tolkien à l'intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien. Ce volume contient 15 illustrations d'Alan Lee, entièrement renumérisées, d'une qualité inégalée, ainsi que deux cartes en couleur de la Terre du Milieu et du Comté.
Tove Marika Jansson (1914-2001) est une écrivaine, illustratrice et peintre finlandaise. Elle est mondialement célébrée pour sa série de romans et de bandes dessinées La Vallée des Moomins. Ses illustrations pour Le Hobbit, longtemps réservées aux pays scandinaves, offrent une lecture unique du chef-d'oeuvre de J.R.R. Tolkien. John Ronald Reuel Tolkien est né de parents anglais le 3 janvier 1892 à Bloemfontein (Afrique du Sud) et a vécu toute sa vie en Angleterre. Après avoir servi pendant la Première Guerre mondiale, il s'engage dans une brillante carrière universitaire à Oxford et devient l'un des plus grands philologues de son temps. Mais il doit surtout sa reconnaissance à son extraordinaire oeuvre de fiction : Le Hobbit (1937), Le Seigneur des Anneaux (1954-1955) et Le Silmarillion (1977), ainsi qu'à des textes inachevés rassemblés dans l'Histoire de la Terre du Milieu. John Ronald Reuel Tolkien s'est éteint à l'âge de 81 ans, le 2 septembre 1973.
Ce livre est sans doute le meilleur qui ait jusqu'ici paru en France pour retracer parallèlement la montée, l'évolution, enfin la chute du fascisme et la psychologie du chef qui le marque de son empreinte. Sur de nombreux points, ce livre sera une révélation, même pour des esprits informés. " Le Monde La voix du Führer, la puissance de la Wehrmacht et les crimes du nazisme ont rejeté au second plan les précurseurs italiens et le fascisme. Pourtant, lorsque Hitler prend le pouvoir en 1933 , l'homme fort en Europe, c'est bien Benito Mussolini, et ce depuis onze ans déjà. Pour comprendre l'Italie, son passé et son présent, il faut connaître le fascisme, mais aussi le destin de celui qui l'a porté : le Duce.
Résumé : La guerre d'Algérie, par-delà le bien et le mal. Plus d'un demi-siècle après l'indépendance de l'Algérie, est-il possible de raconter, sans manichéisme et sans oeillères, un conflit au terme duquel un territoire ayant vécu cent trente ans sous le drapeau français est devenu un Etat souverain ? De la Toussaint sanglante à la fusillade de la rue d'Isly en passant par la manifestation du 17 octobre 1961, Jean Sévillia relit tous les grands épisodes de cette révolution. Il compare les chiffres, démasque la propagande, replace la cruauté du conflit dans celle de l'époque. Car ce livre raconte cette histoire telle qu'elle fut : celle d'une déchirure dramatique où aucun camp n'a eu le monopole de l'innocence ou de la culpabilité et où Français et Algériens ont tous perdu quelque chose, même s'ils l'ignorent ou le nient toujours.
Résumé : Peut-on raconter autrement l'histoire de la guerre d'Algérie ? L'ambition de ce livre est de rapporter, en se fondant sur toutes les sources possibles et en particulier sur des documents inédits ou difficilement accessibles, un récit de cette guerre telle qu'elle a été vue, vécue et relatée par les Algériens, et en premier lieu par les combattants indépendantistes. Ce second volume, qui s'ouvre avec l'assassinat d'Abane Ramdane par les autres chefs du FLN, au lendemain de la bataille d'Alger, et va jusqu'à l'indépendance et les implacables luttes pour le pouvoir qu'elle entraîne, confirme que, sous ce regard neuf, la plupart des aspects de la guerre prennent un tour totalement différent. Le temps de la politique et des négociations en vue de mettre un terme au conflit, quand l'aspect militaire du combat devient peu à peu moins essentiel, sera en effet aussi celui de profonds bouleversements, ignorés du côté français, au sein du FLN. Des bouleversements provoquant des affrontements dont les premiers bénéficiaires seront Ahmed Ben Bella et Houari Boumediene au cours de l'été 1962, mais dont les conséquences se font sentir jusqu'à aujourd'hui.
Cet ouvrage écrit par Joaquin Garcia Gazquez, maquettiste espagnol de renom et bien connu des lecteurs de Steelmasters, décrit d'une façon moderne et détaillée toutes les étapes pour réussir la peinture de figurines de la Deuxième Guerre mondiale. L'expérience de l'auteur est mise au profit du lecteur pour comprendre à chaque étape les techniques et astuces pour réussir une belle peinture. L'agencement du plan de travail, la préparation des figurines, les outils, les pinceaux, les peintures, etc. sont présentés. De la mise en couleur au coup de pinceau final, chaque étape est illustrée par de nombreuses photos, les techniques plus complexes comme les éraflures ou la peinture zénithale sont aussi expliquées. La compréhension, puis la maîtrise de cette méthode et des techniques associées sont indispensables pour donner un réalisme saisissant et convaincant aux figurines de la Deuxième Guerre mondiale. Du débutant à l'expert, chacun trouvera dans ce livre les clés de la réussite pour la peinture de ses figurines.