
Bouvines. La confirmations de la souveraineté
La France ne s'est pas faite en un jour. Hugues Capet et sa descendance vont transformer une autorité contestée en un royaume reconnu, un territoire morcelé en une unité cohérente, une couronne élective en une dynastie légitime. Un tel programme ne pouvait aller sans oppositions, il sera d'ailleurs marqué par des confrontations, mais aussi des alliances qui métamorphoseront le domaine des comtes de Paris en pré-carré national. Pour Gaël Nofri, Bouvines est un des instants de cette transformation. Plus important encore, et c'est le coeur de cet essai : c'est moins la valeur réelle que symbolique qui détermine Bouvines. La bataille a été réécrite au fil des siècles, comme la résistance de la nation contre l'empire et ses velléités germaniques ? ; la lutte patriotique contre l'ennemi anglais ? ; le triomphe de la monarchie sur les féodaux ? ; ou encore, une victoire obtenue grâce aux contingents communaux et donc du peuple contre l'agresseur. Ce manichéisme n'en renferme pas moins une réalité. Avec le baptême de Clovis, la bataille de Bouvines est le point de départ d'un imaginaire qui traversera les siècles jusqu'aux Guerres mondiales. Voici le récit d'un mythe légendaire, le décryptage d'une passion française.
| Nombre de pages | 237 |
|---|---|
| Date de parution | 17/04/2024 |
| Poids | 282g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782379336850 |
|---|---|
| Titre | Bouvines. La confirmations de la souveraineté |
| Auteur | Nofri Gaël |
| Editeur | PASSES COMPOSES |
| Largeur | 140 |
| Poids | 282 |
| Date de parution | 20240417 |
| Nombre de pages | 237,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La corse - reflexion historique et politique sur un
Nofri GaëlQu'est ce que la Corse ? Quelles sont son histoire et son âme ? Dès Grecs venus fondés les premiers comptoirs à l'implantation définitive des Français en 1769, l'île connut bien des péripéties, des crises et des invasions. Tour à tour, elle fut asservie par les Carthaginois, les Romains, les Vandales, les Byzantins, les Maures, les Pisans, les Génois, les Aragonais ou encore les Milanais. Seule l'arrivée de la France changea son sort et permit à ce destin insulaire de se réaliser. Si les choses ont un sens, alors la " Corse française " est une réalité forte que l'on ne peut ignorer. Comment comprendre dès lors le développement d'une idéologie qui veut faire de l'île un territoire " hors de la République " ? Paradoxalement, le développement de la violence, l'état préoccupant de la jeunesse, la recrudescence d'un sentiment " régionaliste " ou encore la remise en cause grandissante de la légitimité de l'Etat ne constituent-ils pas la preuve ultime de l'appartenance de l'île à la nation française, une illustration typique de la crise d'identité que traverse la France ? Tout en rappelant des faits historiques incontournables, cet essai établit aussi un diagnostic du mal d'être français.Sur commandeCOMMANDER15,38 € -
Une histoire des révolutions en France
Nofri GaëlRésumé : La France passe pour être le pays des révolutions, et cela n'est sans doute pas sans raison. Tout au long de son histoire, le phénomène révolutionnaire se présente comme un écho aux passions qui animent le peuple. Tout n'est pas révolution dans l'histoire de France, mais l'histoire révolutionnaire de la France ne se limite pas à 1789. Ce sont ici douze instants révolutionnaires qui sont racontées : de la jacquerie d'Etienne Marcel au XIVe siècle à Mai 1968 en passant par Caboche, au XVe siècle, les guerres de religions, au XVIe siècle, la Fronde, au XVIIe siècle, évidemment la Révolution de 1789-1799, mais aussi les Trois Glorieuses de 1830, les tentatives de 1832 et 1834, la Révolution de 1848, celle du 4 septembre 1870, la Commune insurrectionnelle de 1871 et enfin les émeutes du 6 février 1934. Succès ou échecs, ces événements témoignent d'un moment de crise intense, une rupture de légalité visant au renversement d'un ordre établi, qui accompagne et interroge l'évolution de la société et l'organisation de l'Etat. Cinquante ans après Mai 1968, et alors que se pose la question de l'héritage de cette tentative de révolution générationnelle, la révolution est-elle encore l'opium du peuple analysé par Simone Weil ?Sur commandeCOMMANDER29,00 € -
Napoléon III. Visionnaire de l'Europe des nations
Nofri Gaël - Bled Jean-PaulQue n'a-t-on pas entendu ou lu sur ce personnage ? Pourtant, au-delà d'un acte de naissance contestable transformé en légende noire par Victor Hugo, le second Empire est certainement, Gaël Nofri nous le montre, la tentative la plus originale et la plus prometteuse que la France ait faite dans ces quelque cent soixante-dix ans d'errance politique depuis le 21 janvier 1789 jusqu'à la Ve République en 1958. De l'Algérie à la condition ouvrière en passant par l'industrialisation et la prise de conscience de l'inéluctable principe des nationalités, Napoléon III entrevoit et prépare avec intelligence et lucidité, et souvent prescience, ce que devra être l'avenir. L'ombre portée de la défaite de 1870 et de ses conséquences reste cependant décisive dans le jugement plus politique qu'historique qui est encore porté aujourd'hui. À y regarder de plus près, les choses sont moins simples et, du vrai cynisme bismarckien ou du supposé angélisme de Napoléon III, la véritable intelligence - au moins du point de vue des peuples - n'est évidemment pas là où on la voit ordinairement. Les pages les plus intéressantes de ce livre passionnant sont celles où l'auteur nous fait partager la lucidité de l'Empereur sur la politique du " gouvernement provisoire" et les conséquences d'une paix qu'il juge inacceptable parce qu'elle débouchera inévitablement sur un nouveau conflit. L'ouvrage de Gaël Nofri nous fait découvrir un personnage souvent visionnaire, y compris quand il travaille à l'émergence d'une Europe des nations.Sur commandeCOMMANDER39,95 € -
Napoléon III
Nofri Gaël ; Bled Jean-PaulDécouvrez autrement un personnage visionnaireSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,00 €
Du même éditeur
-

Machiavel. Une vie en guerres
Fournel Jean-Louis ; Zancarini Jean-ClaudeFondé sur l'ensemble des documents disponibles et sur tous les textes écrits par Machiavel, notamment sa correspondance, ce livre fait le récit d'une vie prise dans une guerre quasiment permanente bouleversant Florence et l'Italie. Sans ces "Guerres d'Italie" rien ne se comprend de ce que Machiavel a fait, dit et rédigé. "Du plus loin que je me souvienne, soit on a fait la guerre soit on en a parlé ; maintenant on en parle, d'ici peu on la fera et, quand elle sera finie, on en parlera de nouveau" écrit-il en 1526. Dans une telle situation, les enjeux et les nécessités de l'écriture et de l'existence s'entrecroisent et se nourrissent les uns les autres, dans une expérience que ne sauraient épuiser les lieux communs et les débats entre spécialistes. L'attention portée aux textes et à la vie des mots permet ainsi de faire entendre la voix de Machiavel, dégagée des exégèses comme des simplifications abusives. Jean-Louis Fournel et Jean-Claude Zancarini, par ailleurs traducteurs de Machiavel, proposent ici l'histoire d'une exceptionnelle oeuvre-vie.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER27,00 € -

Les femmes et la Révolution. 1770-1830
Le Bozec ChristineIl est courant d'affirmer qu'au XVIIIe siècle, les femmes étaient libres, pour ne pas dire libérées. Puis d'ajouter dans la foulée que la Révolution française les a privées de leurs droits. Pour illustrer ce propos, les protagonistes de cette représentation utilisent à l'envi l'argument des femmes tenant Salon. Au-delà de la question de la représentativité de ces salonnières, il y a là le souhait de discréditer les années révolutionnaires. Toutefois, il ne suffit pas de se cantonner dans l'impressionnisme d'une telle hypothèse. Christine Le Bozec procède donc à un état des lieux de la condition féminine à l'époque des Lumières, avant d'envisager leur implication et leur rôle au cours de la Révolution française, puis de conclure sur l'Empire et la Restauration. Ses conclusions sont novatrices : le seul moment où le groupe femme (et non de rares individus) a réellement pris la parole, s'est fait écouter en investissant l'espace public, furent les années 1789-1795 ; années de conquête de droits chèrement et âprement acquis, puis difficilement conservés, avant que Bonaparte ne commence à les rogner et que la Restauration ne les supprime.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,00 € -

Saint-Just. L'archange de la Révolution
Boulant AntoineGuillotiné le 28 juillet 1794 à l'âge de vingt-six ans, en même temps que Robespierre, Louis-Antoine de Saint-Just a suscité la fascination de tous les historiens de-la période révolutionnaire et inspiré de nombreux philosophes, artistes et écrivains. Membre du Comité de salut public, auteur de rapports qui contribuèrent à bouleverser le cours de la Révolution, organisateur de la victoire aux armées, penseur des institutions républicaines et incarnation d'une Terreur fanatique, celui que Michelet surnommait l'archange de la mort a tout d'un personnage singulier. Alors que sa dernière biographie a été publiée voici plus de trente ans, Antoine Boulant s'appuie sur les travaux les plus récents et de nombreuses sources d'archives pour brosser un portrait aussi rigoureux que nuancé de cet acteur de premier plan de l'histoire politique française.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER22,00 € -

La France est à refaire
Mansouri SaberPersonne ne comprend au bon moment ", écrit Goethe dans Le Divan. Serait-il ainsi trop compliqué de comprendre la grandeur d'un empire, la République, l'octroi de la citoyenneté, la figure de l'étranger, l'Algérie, le Moyen-Orient, les Arabes, les musulmans, les cités contemporaines, la Marche des Beurs, l'Attentat, l'assimilation ? Comment est-on passé, depuis 1989, du " beur " au " musulman " puis à " l'islamiste " ? Telles sont les questions posées par Saber Mansouri dans cet essai aussi original qu'accessible, et non dénué d'humour. Alors refaire la France, ce n'est pas la culpabiliser. C'est initier sa renaissance sans lui demander une réparation financière des crimes commis pendant la colonisation, sans fantasmer un " grand remplacement " pour gagner le pouvoir, mais en exigeant d'elle l'estime de ses propres citoyens, ceux qui prient et ceux qui ne croient plus. C'est gouverner sans raconter d'histoires en somme, avec l'unique philosophie vertueuse : l'estime des siens, de tous les siens.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER18,00 €
De la même catégorie
-

Marco Polo
Germain-Thomas OlivierSans une série de circonstances particulières, la vie de Marco Polo (1254-1324) aurait pu être banale. Plusieurs siècles après sa mort, le périple de ce marchand voyageur qui pensait, en homme de son temps, que la terre était plate, les étoiles accrochées à une voûte céleste fixe et la Bible à prendre à la lettre, continue de nourrir nos songes. Cette biographie nous révèle un Marco Polo à taille humaine, simple, loyal, courageux, attachant. Qui ne manque ni d'humour ni de sagacité. Qui affronte avec stoïcisme la faim, la soif, la maladie, la brûlure du soleil, la froidure des nuits glacées. On est à ses côtés lorsqu'il parcourt la route de la Soie, entre au service de l'empereur mongol, dicte, dans une prison génoise, ses Mémoires à son compagnon d'infortune, un écrivain auteur de romans de chevalerie...Sur commandeCOMMANDER10,00 € -

Le dimanche de Bouvines
Duby GeorgesUne bataille. Un événement. Ponctuel. Retentissant." C'est ainsi que Georges Duby, l'un des plus éminents médiévistes français (Le Moyen Âge, Le Chevalier, La femme et le Prêtre), commente la bataille de Bouvines où Philippe Auguste a vaincu l'empereur Otton IV durant l'été 1214. En trois temps - l'événement, le commentaire, l'inscription dans la légende - l'historien propose une approche originale de cette journée qui a fixé pour des siècles le destin de tous les États européens, affermi la monarchie en France en suscitant pour la première fois le sentiment de l'unité nationale. L'histoire des batailles, si longtemps décriée, se trouve réhabilitée et profondément renouvelée par l'analyse conjointe du contexte social, culturel et idéologique. Mais un événement si considérable ne peut être dissocié de son souvenir. Tantôt rejeté dans l'ombre, tantôt glorifié, constamment transformé et relu selon les lieux, les milieux et les époques, le mythe de Bouvines après Bouvines est au moins aussi important que la bataille elle-même. L'originalité de la démarche, la rigueur de l'analyse, la clarté de la démonstration et du style font du Dimanche de Bouvines une oeuvre toujours percutante. --Gaëtane GuilloSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER12,00 € -

L'An Mil
Duby GeorgesA l'An Mil romantique, antithèse apocalyptique de la Renaissance, l'école historique française oppose un An Mil appelé à devenir classique : tournant majeur où s'opère, dans l'attente de la fin du monde, le passage d'une religion rituelle et liturgique à un christianisme d'action. Richer, Gerbert, Helgaud, Adémar de Chabannes et Raoul Glaber ne sont ici traités qu'en témoins d'une conversion psychologique et mentale. De Charlemagne et Cluny aux pèlerins de Saint-Jacques et du Saint-Sépulcre, aux croisés bientôt : temps d'espoir et de crainte, millénaire de l'incarnation que les contemporains vécurent comme la promesse d'une nouvelle Alliance, un nouveau printemps du monde.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER12,00 € -

Dames du XIIe siècle
Duby GeorgesRésumé : "Au XIIe siècle, des prêtres se sont mis à parler plus souvent des femmes, à leur parler aussi, à les écouter parfois. Celles de leurs paroles qui sont parvenues jusqu'à nous éclairent un peu mieux ce que je cherche, et que l'on voit si mal : comment les femmes étaient en ce temps-là traitées. Evidemment, je n'aperçois encore que des ombres. Cependant, au terme de l'enquête, les dames du XIIe siècle m'apparaissent plus fortes que je n'imaginais, si fortes que les hommes s'efforçaient de les affaiblir par les angoisses du péché. Je crois aussi pouvoir situer vers 1180 le moment où leur condition fut quelque peu rehaussée, où les chevaliers et les prêtres s'accoutumèrent à débattre avec elles, à élargir le champ de leur liberté, à cultiver ces dons particuliers qui les rendent plus proches de la surnature. Quant aux hommes, j'en sais maintenant beaucoup plus sur le regard qu'ils portaient sur les femmes. Elles les attiraient, elles les effrayaient. Sûrs de leur supériorité, ils s'écartaient d'elles ou bien les rudoyaient. Ce sont eux, finalement, qui les ont manquées." G.D.Sur commandeCOMMANDER10,00 €
