La Bonne Mère, "icône" des Marseillais, n'est pas seulement cette statue monumentale qui couronne le clocher de la basilique. En fait, depuis le xiiie siècle, elles sont cinq sculptures à porter successivement, voire simultanément, le vocable de Notre-Dame de la Garde. Encore de nos jours, celles qui ont survécu aux affres de la Révolution française, font l'objet de dévotion. Parallèlement, au fil du temps, s'est mis en place la fabrication de produits dérivés que les pèlerins peuvent acquérir ou offrir à la Viergeâ : ex-voto, médailles protectrices, souvenirs... Ce livre rend compte du culte marial et de la ferveur populaire des fidèles à Notre-Dame de la Garde - exceptionnels puisqu'ils ne reposent ni sur une apparition ni sur un miracle - à travers une sélection de sculptures, de peintures, de gravures, d'orfèvreries et de vêtements liturgiques. Les auteurs Régis Bertrand, de l'Académie des sciences, lettres et arts de Marseille, professeur émérite d'histoire moderne d'Aix-Marseille Université, membre de l'Unité Mixte de recherches AMU-Cnrs TELEMMe, Aix-en-Provence Laurent Noet, docteur en histoire de l'art, président de l'association E. S. So. R. Jean-Michel Sanchez, docteur en histoire de l'art, enseignant à Aix-Marseille Université, responsable du Musée de Notre-Dame de la Garde
Nombre de pages
80
Date de parution
05/12/2023
Poids
334g
Largeur
195mm
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EAN
9782356982483
Titre
La Bonne Mère de Marseille. Effigies de Notre-Dame de la Garde
Il est rare que l'on montre l'épopée napoléonienne du point de vue de ceux qui l'ont faite au quotidien. Depuis plusieurs années, Jérôme Croyet s'attache à recueillir les témoignages des plus humbles artisans de cette formidable page d'histoire: lettres, mémoires inédits, documents évoquant la vie des troupes. Ils y parlent de leurs exploits, de leurs souffrances, de leurs idéaux, de leur résignation, parfois de leurs amours de passage; ils évoquent leurs chefs, expriment leur admiration pour le premier d'entre eux, l'Empereur; ils parlent des contrées qu'ils traversent et du pays qu'ils ont laissé derrière eux. La collection réunie au cours du XXe siècle par les frères Brunon, qui se trouve actuellement au Musée de l'Empéri (Salon-de-Provence) et qui a été spécialement photographiée pour le présent ouvrage, constitue une source inépuisable pour qui s'intéresse à la vie quotidienne des soldats de Napoléon. Bien plus qu'une collection d'uniformes et d'armement, elle réunit de nombreux objets curieux et modestes: matériel d'écriture, cantines, portraits d'hommes du rang qu'ils se sont fait faire au fil des campagnes, etc. Dès lors, le lien entre ce fonds et le travail de Jérôme Croyet était évident. Et vue d'en bas, l'épopée n'en est pas moins imposante...
Formant une arme distincte depuis la fin de l'Ancien Régime, les hussards ont écrit les pages les plus glorieuses de l'histoire des guerres révolutionnaires et impériales. C'est à cette figure emblématique que s'attache ici Jérôme Croyet, en prêtant une attention toute particulière au quotidien de ces combattants d'élite. Qui étaient-ils ? Comment étaient-ils recrutés ? Comment vivaient-ils en garnison et dans les combats ? Comment le mythe du hussard s'est-il constitué? Car, de Conrad à Ridley Scott en passant par Conan Doyle et son Brigadier Gérard, Jean Giono ou la bande dessinée, la figure du hussard n'a cessé d'occuper une place de choix dans l'imaginaire. On trouvera au fil de ces pages de nombreuses images rares, des miniatures d'époque ainsi que des dessins inédits réalisés spécialement pour ce livre parle bédéiste Michel Faure.
Zaretsky Robert ; Hinze Cécile ; Gaussen David ; B
Au milieu du XIXe siècle, la Camargue est un marais infesté de moustiques qui n'inspire guère confiance. Quant aux courses de taureaux dont ses habitants sont férus, ils passent pour des jeux barbares, ferments de séditions. Un siècle et demi plus tard, la sauvegarde de la Camargue "symbole de la France" est un enjeu national et, chaque année, les ferias attirent un public de plus en plus large. Dans le mouvement qui a amené ce changement de perception, un homme se distingue: Lou Marques Folco de Baroncelli, disciple indiscipliné de Frédéric Mistral. Pour "inventer" la Camargue, il utilise des traditions avérées, mais en fabrique aussi de toute pièce, s'inspirant en particulier du Wild West Show de Buffalo Bill, dont le passage dans le Midi fut l'occasion de sa longue amitié avec le Sioux Jacob White Eyes. Surtout, Robert Zaretsky montre qu'après avoir été le tenant d'un félibrige flirtant avec le secessionnisme, il a intégré le dernier bastion de l'occitanisme dans la nation française; à travers le portrait d'un homme qui a tout sacrifié pour son idéal, l'auteur propose ainsi une vision du modèle républicain où identités locale et nationale, loin de s'opposer systématiquement, sont souvent amenées à se soutenir l'une l'autre.