Il y eut, dans la longue histoire de la vie, un moment où notre espèce quitta le monde muet de l'immanence. L'apparition de la conscience et du langage marque le moment où l'être humain s'est temporairement séparé du règne animal, où la nécessité subitement s'est fait sentir de constituer un fonds de mémoire verbal à partir duquel a pu se déployer un nouveau regard dont la perspective n'a cessé de s'élargir depuis. Dans ce concentré d'une réflexion rare, claire et précise, Bernard Noël examine les caractères d'un mal dont les effets sont orchestrés par les dominants depuis les écrans fixes ou mobiles. La constante monopolisation de notre espace mental a désormais tout d'un cancer qui se serait insidieusement généralisé et menacerait maintenant d'envahir les dernières "civilisations hors images" qui ont échappé au fléau. Nous sommes à un tournant décisif de notre histoire qu'il s'agit d'aborder en pleine conscience et qui, si nous n'y prenons garde, pourrait bien devenir le point de basculement à partir duquel, fatiguée de nos excès, la vie se retournerait contre nous pour nous retirer ce qu'elle nous avait accordé sans compter : la possibilité d'être tout en restant conscients de ce que nous sommes...
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Nombre de pages
34
Date de parution
26/03/2015
Poids
25g
Largeur
100mm
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EAN
9782919568550
Titre
Le cerveau disponible
Auteur
Noël Bernard
Editeur
LIBERTAIRES
Largeur
100
Poids
25
Date de parution
20150326
Nombre de pages
34,00 €
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Résumé : Ce roman constitue le deuxième volet d'une trilogie romanesque que complètent Les Enfants du capitaine Grant (premier volet) et L'Ile mystérieuse (troisième volet). Le savant Aronnax, accompagné de Conseil, son domestique, ainsi que d'un harponneur, Ned Land, embarquent sur la frégate Abraham-Lincoln pour capturer ce qu'ils croient être un monstre marin... Or, le monstre n'est autre que le Nautilus, le sous-marin du capitaine Nemo. Prisonniers du submersible, ils assisteront à une inhumation dans les fonds marins, découvriront l'Atlantide, lutteront contre des pieuvres géantes et comprendront que le mystérieux capitaine Nemo n'est pas le moindre des dangers qu'ils auront à affronter. " Ah ! mon cher Hetzel, si je ratais ce livre-là, je ne m'en consolerais pas. Je n'ai jamais eu un plus beau sujet entre les mains. " (Lettre à Pierre-Jules Hetzel du 28 mars 1868.)
Résumé : Engagée à contre-sens, la poésie de Bernard Noël ne cesse à sa manière de traquer le mystère de l'incarnation, et le titre Extraits du corps est à prendre dans son acception la plus concrète, la plus littérale. Car la poésie est ici vibration d'une voix blanche arrachée à la mécanique humaine qui pense, qui aime, qui souffre, qui rêve et s'acharne à faire souffle avec de la peau et des os. Elle est aussi ce lancinant défi au grand silence de Dieu : comment la chair peut-elle donc retourner au verbe ? Et comment, mot à mot, ôter une lettre à la mort ? Les mots de Bernard Noël sont en effet pareils à des lambeaux à vif, lambeaux de muscles et de nerfs, de sexe ou de coeur, puisque l'esprit s'en tient à cette texture vivante de la matière. Une telle écoute, une telle exploration de l'univers physique, loin d'asservir le poète à son "je", libèrent et guident vers une parole anonyme faite d'évidence, de dépouillement, de transparence. Ce qui s'écrit, ce qui se dit cherche à créer ou à révéler l'espace mental entre la vue et la visée : c'est un pari qui trouve son chant dans le champ visuel, comme si l'oeil, en plus du prisme des couleurs, possédait un prisme des sonorités, des signes et des sentiments. Alors les syllabes se découvrent neutres, lavées, rendues à la plus fragile origine.
Etre inacceptable... Il ne s'agissait pas de faire scandale ni violence, mais de céder à l'emportement d'une révolte qui, en soulevant l'imagination, combattait la censure intérieure et la réserve timide. L'écriture fut en tout cas un moment de jubilation et de liberté intenses, car être inacceptable conduit simplement à ne pas accepter les oppressions de l'ordre moral et de sa propre soumission. Ce livre, poursuivi pour outrage aux moeurs, est-il devenu inoffensif ? Ou bien la censure s'est-elle faite plus subtile en privant de sens - donc de plaisir - aussi bien les excès imaginaires que les valeurs raisonnables ?
Résumé : Des petits textes. Courts. Percutants. Rien que des mots simples. Qui ne tournent pas la cuillère autour du pot. Tranchants comme des scalpels. Qui vont droit au but. Droit au coeur. Des petits textes pour dynamiter sans attendre et sans sommation tous les piliers de l'intolérable. Les petits comme les grands. Les ordinaires comme ceux qui ont dégueuler un vélo. "Respecter les croyant·e·s, c'est d'abord penser qu'ils sont capables d'admettre que leur foi, comme toute idée issue de notre cerveau, est discutable. Regardons en face notre glorieuse et dérisoire condition de mortel·le. Osons le dire. Nous ne partageons qu'un monde. Sur cette bonne vieille planète terre, dramatiquement fatiguée. Il n'aura qu'un avenir, celui que nous lui forgerons ensemble. Et pour ce vaste chantier, toutes les idées, toutes les chimères, toutes les certitudes, toutes les indécisions, toutes les vérités raisonnablement établies, toutes les opinions, toutes les croyances ont droit de cité. Tant qu'elles acceptent de reconnaître la fragilité de leur essence humaine..."
La Libre Pensée n'est pas une doctrine, c'est une méthode. Au Congrès de Rome de 1904, où fut élaborée la loi de Séparation des Eglises et de l'Etat qui sera adoptée le 9 décembre 1905 en France, Ferdinand Buisson fait approuver cette définition : "La Libre Pensée n'est pas une doctrine : elle est une méthode, c'est-à-dire une manière de conduire sa pensée — et, par suite, son action... Cette méthode se caractérise... par un engagement général de rechercher la vérité en quelque sorte que ce soit, uniquement par les seules lumières de la raison et de l'expérience." Sébastien Faure dans son article "Libre Pensée", dans l'Encyclopédie anarchiste rajoutera : "La Libre Pensée est selon moi, la doctrine anarchiste appliquée aux croyances religieuses." Le professeur Gabriel Séailles a donné, au Congrès de Genève en 1902, la définition suivante : "La Libre Pensée n'exclut ni l'hypothèse, ni l'erreur ; elle est même par excellence la liberté de l'erreur ; car refuser à l'homme le droit de se tromper, c'est se croire naïvement en possession de la vérité absolue, se déclarer infaillible, se conférer à soi-même sa petite papauté. La Libre pensée est une méthode, elle n'est pas une doctrine." Les Editions libertaires, en partenariat avec la Fédération nationale de la Libre Pensée, publient à nouveau cet article encyclopédique, augmenté de commentaires actuels. C'est un voyage dans le temps et dans l'espace. On y voit la force intellectuelle de Sébastien Faure (1848-1942), un orateur déplaçant des milliers de personnes à chacune de ses conférences, défenseur immédiat du militaire Dreyfus, militant pour l'unité entre toutes les tribus libertaires, fondateur de La Ruche (1904-1917) qui a servi de modèle à l'école libertaire Bonaventure (1993-2001). C'est un régal pour l'esprit. A lire sans retenue.