La première fois que j'ai vu des loups, c'était en Cévennes, en 2004, à quatre kilomètres à pied du village dont est originaire ma famille. J'ai compris à cet instant que nous avions une meute. J'ai voulu en parler, ça n'était pas le moment. Les visages se ferment, les sourcils se dressent. Des loups ! Pensez donc ! Les années sont passées. Et puis d'un coup, plus de sangliers ou de chevreuils là où on les attendait d'habitude à la battue, des troupeaux fébriles, des traces en losange, des chiens qui disparaissent, quelque chose dans le pays avait bel et bien changé. " Dans les Cévennes où il vit, à une centaine de kilomètres du Gévaudan, sur les terres qui ont inspiré La Chèvre de monsieur Seguin, au royaume de cette bête dont on disait autrefois qu'elle mange le monde, Antoine Nochy a traqué le loup pendant plusieurs mois. Il a arpenté les sentiers, les berges, les drailles à la recherche de signes et de traces et a écouté parler les hommes. Le loup, ce prédateur dont l'éradication fut pour les Européens un des premiers critères de la modernité, est de retour. Saurons-nous cohabiter avec le sauvage ? Lui apprendre des limites et lui faire respecter les activités des humains, avec qui il doit, lui aussi, partager son territoire et ses usages ?
Nombre de pages
277
Date de parution
03/02/2021
Poids
198g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782080236067
Titre
La bête qui mangeait le monde
Auteur
Nochy Antoine
Editeur
ARTHAUD
Largeur
109
Poids
198
Date de parution
20210203
Nombre de pages
277,00 €
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Résumé : La première fois que j'ai vu des loups, c'était en Cévennes, en 2004, à quatre kilomètres à pied du village dont est originaire ma famille. J'ai compris à cet instant que nous avions une meute. J'ai voulu en parler, ça n'était pas le moment. Les visages se ferment, les sourcils se dressent. Des loups ! Pensez donc ! Les années sont passées. Et puis d'un coup, plus de sangliers ou de chevreuils là où on les attendait d'habitude à la battue, des troupeaux fébriles, des traces en losanges, des chiens qui disparaissent, quelque chose dans le pays avait bel et bien changé. " Dans les Cévennes où il vit, à une centaine de kilomètres du Gévaudan, sur les terres qui ont inspiré La chèvre de monsieur Séguin, au royaume de cette bête dont on disait autrefois qu'elle mange le monde, Antoine Nochy a traqué le loup pendant plusieurs mois. Il a arpenté les sentiers, les berges, les drailles à la recherche de signes et de traces et a écouté parler les hommes Le loup, ce prédateur dont l'éradication fut pour les Européens un des premiers critères de la modernité, est de retour. Saurons-nous cohabiter avec le sauvage ? Lui apprendre des limites et lui faire respecter les activités des humains, avec qui il doit, lui aussi, partager son territoire et ses usages ?
Nous sommes devenus les aventuriers d'une minuscule île en montagne. Et sur place, nous avons découvert des continents. Avec le recul, je pense que nous avons été non pas artistes plasticiens, mais des explorateurs." Depuis leur installation à Bambois, dans les Vosges, Claudie Hunzinger et son mari Francis ont fait de l'immobilité un concept de vie et d'aventure, menant ce qu'ils appellent "une exploration sur place". La montagne, fabuleux réservoir de flore et de faune, a nourri toutes les facettes de cette existence hors des sentiers battus : élevage, tissage, teinture, travail du papier, lecture, écriture... Au fil de ces entretiens, Claudie Hunzinger raconte cette vie verticale, corps à corps avec les éléments. Revenant sur son parcours, elle nous fait entrer dans son atelier. Cette physicienne de la nature partage son amour des forêts, aujourd'hui menacées : "Mes limites se sont élargies à celles de la forêt qui m'abritait, et je me suis augmentée de son corps de moraines, de mousses, d'arbres centenaires, de rapaces et de cervidés, tandis que de son côté, la forêt s'est prolongée en moi, m'incitant à parler pour elle."
Il est la face cachée des violences conjugales. Le suicide forcé, c'est ainsi que l'on appelle le harcèlement dans le couple qui mène au suicide ou à une tentative de suicide. Ces meurtres invisibilisés font deux fois et demie plus de victimes que les féminicides : neuf cent six en 2024. En 2010, sept ans après le meurtre de Marie Trintignant, le suicide de Krisztina Rády, la femme de Bertrand Cantat, a mis le phénomène en lumière. En 2020, une loi a été votée qui punit les responsables de suicides forcés à une peine pouvant aller jusqu'à dix ans de prison. Mais le texte, encore peu connu, est rarement appliqué. Michelle Fines, journaliste d'investigation, a connu comme des milliers de femmes la violence conjugale et s'appuie sur son expérience personnelle pour en décrypter les mécanismes. Comment peut-on vouloir mourir pour échapper à l'enfer ? Qu'est-ce qui lie les victimes aux bourreaux, jusqu'à la mort ? Pour répondre à ces questions, Michelle Fines donne la parole aux victimes. Les mortes, celles qui ont raconté leur calvaire avant de disparaître, et les vivantes, qui en ont réchappé. Elle se confronte aussi aux auteurs, pervers dits narcissiques, harceleurs, manipulateurs. Elle s'intéresse enfin aux mécanismes du cerveau qui empêchent les victimes de partir pour se sauver. Une enquête nécessaire pour comprendre le suicide forcé et, au-delà, les mécanismes de l'emprise et de la violence conjugale.
Résumé : L'exploration urbaine n'a pas de frontières. Plus on y prend goût, plus loin on s'aventure. Le deuxième volet d'Urbex présente une trentaine de lieux en France et en Europe, tous situés à moins de deux heures de vol de Paris. Ces sites oubliés, cachés reprennent vie grâce aux nombreux adeptes d'urbex. A leur suite, grâce aux indices, partez à la découverte de ces édifices désaffectés. En Suède, grimpez en haut d'une ancienne piste de saut à ski tombée dans l'oubli et encore intacte. L'Italie prend le visage d'un village-fantôme. En Ecosse, un ancien séminaire côtoie un château à ciel ouvert. Au Portugal, l'ancien plus grand parc aquatique repose aujourd'hui au milieu des ronces. En Allemagne, le visiteur pénètre dans l'ancien hôpital où aurait été soigné Hitler... Revivez le passé en visitant ces lieux oubliés, réduits au silence, et pourtant si proches... Il suffit de contourner un grillage, de se faufiler dans les décombres, d'affronter parfois des orages à la tombée de la nuit... et, soudain, un nouvel univers surgit.