Au début des années cinquante, André Cayatte s'attaque frontalement aux murs judiciaires, à la peine de mort, à la corruption et dresse un portrait féroce de la société d'après-guerre. Dans le public et l'opinion, ses films sont ressentis comme des électrochocs. En France, il semblait jusque-là que le cinéma et la politique fussent inconciliables. C'était l'avis de ceux qui voulaient que le cinéma soit reconnu comme un art véritable. Ainsi André Bazin et François Truffaut dénigrèrent les films de Cayatte comme étant des "films à thèse" , une étiquette infondée dont Cayatte a particulièrement pâti. Aujourd'hui un cinéaste engagé est perçu favorablement. Il est devenu possible d'apprécier le cinéma de Cayatte à sa juste valeur. Parmi la trentaine de films que compte sa filmographie, plusieurs, dont Nous sommes tous des assassins (1951) et Le passage du Rhin (1960), justifient pleinement que Cayatte figure au panthéon des cinéastes.
Nombre de pages
294
Date de parution
22/06/2023
Poids
362g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140490064
Titre
André Cayatte. Cinéaste engégé
Auteur
Noblet Pascal
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
362
Date de parution
20230622
Nombre de pages
294,00 €
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Jean Delannoy fut un des cinéastes français les plus importants durant l'Occupation (Pontcarral, L'Eternel Retour) et les années d'après-guerre (La Symphonie pastorale, Aux yeux du souvenir, Le Garçon sauvage). Malheureusement, sa réputation artistique a été injustement ternie par les attaques dont il fit l'objet par la suite de la part des cinéastes de la Nouvelle Vague. Pourtant, dans les années d'après-guerre, le cinéma de Delannoy brille par son originalité. Delannoy ne fait pas partie du « réalisme noir » (Yves Allégret, Claude Autant-Lara, Henri-Georges Clouzot, Julien Duvivier?) qui est un courant cinématographique fortement teinté de misogynie. Ses plus belles réalisations font au contraire la part belle à des « hommes doux » et à des portraits de femmes à la personnalité forte et lumineuse.La brise féministe qui flotte actuellement sur le cinéma français, devrait permettre la redécouverte d'une ?uvre où les relations entre les femmes et les hommes sont travaillées par l'aspiration à davantage d'égalité.
Pourquoi tant de gens dorment-ils dans la rue? Pourquoi ne trouve-t-on pas de solutions efficaces? Telles sont les questions que pose Pascal Noblet, et auxquelles il apporte des réponses dérangeantes. Car pour l'auteur de cet essai, la raison principale du fait que les SDF restent dans la rue est leur instrumentalisation politique. Plutôt que d'essayer de comprendre leurs trajets et leurs véritables problèmes, les uns offrent des réponses uniquement de court terme au nom d'une politique de l'urgence, et les autres s'illusionnent en se concentrant sur de la politique du logement, qui serait une solution miracle au "sans-abrisme". Ces approches, soit trop immédiates, soit trop longues, font obstacle à la mise en oeuvre de solutions durables et pragmatiques, spécifiques à cette population. Heureusement, durant l'hiver 2006-2007, un coup de boutoir a changé la donne. La mobilisation nationale des sans-abri, emmenée par les Enfants de Don Quichotte, a ouvert la voie à une politique nouvelle. En cassant les concensus en place, et en analysant cette nouvelle dynamique, cet essai prolonge cette mobilisation et devrait aider à modifier les choix publics.
Pourquoi tant de gens dorment-ils dans la rue ? Pourquoi ne trouve-t-on pas de solutions efficaces ? Selon Pascal Noblet, la raison principale du fait que les SDF restent dans la rue est leur instrumentalisation politique. Plutôt que d'essayer de comprendre leurs trajets et leurs véritables problèmes, les uns offrent des réponses uniquement de court terme au nom d'une politique de l'urgence, les autres s'illusionnent en se concentrant sur la politique du logement qui serait la solution miracle.