Dans Le Grand d'Espagne, où Nimier choisissait Bernanos pour "capitaine" de son après-guerre, l'essayiste posait les exigences et les refus d'une jeunesse. Dans Journées de lecture, il éclairait certains massifs littéraires contemporains. L'élève d'Aristote est comme la reprise à distance, l'approfondissement de ces deux livres, et, en somme, prend place dans un triptyque. Une première partie, "Monarchies", nous montre deux conquérants antiques, quelques écrivains souverains, nous fait visiter Versailles, "le palais de l'ogre", entrevoir un XVIIIe siècle. La seconde partie, "Dix-neuvième siècle", retient ceux qui ne s'en firent pas l'écho sonore, tels "le gros consul" Stendhal et Mme Récamier que Nimier surnomme "une grande vedette du muette". La troisième partie, enfin, est à la fois un dictionnaire des contemporains, un album de famille regroupant les ascendants et les proches que Nimier s'est choisis en littérature, des instantanés insolents, comme "Gide chez le photographe" ou des facéties pleines de sens, comme ce "Casse-croûte d'ermite" ainsi composé : "La paupière à la Marcel Aymé, le pâté de crabe à la Chardonne et l'olive à la Morand." Le recueil est issu de textes que Jacques Chardonne encourageait son cadet à rassembler, à l'exclusion des chroniques générales et des nouvelles. De 1953 à 1962, ces portraits d'histoire et de littérature sont les silences du hussard Nimier.
Nombre de pages
288
Date de parution
05/01/1982
Poids
315g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070264919
Titre
L'Élève d'Aristote
Auteur
Nimier Roger
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
315
Date de parution
19820105
Nombre de pages
288,00 €
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Les principaux personnages de ce roman burlesque et satirique sont des élèves de troisième, des garnements de quatorze ans. Nous les voyons jouer au poker, s'essayer aux courses, à la débauche en même temps qu'à l'histoire, à la géographie et aux sciences naturelles. L'un d'eux pourtant, Perfide, aime Maurice Scève et le Cardinal de Retz ... Les parents sont de grands enfants, même M. Melba, président du Conseil, même la belle et capiteuse Mme Melba qui prend pour amant - temporaire - l'un des lycéens, ébloui de sa chance. Leurs gestes, leurs pensées, leurs paroles diffèrent à peine des gestes, des pensées et des paroles des adolescents. Une séance à la Chambre, c'est une classe chahuteuse. Et si des émeutes éclatent, si le gouvernent change de mains, si même le sang coule, c'est un peu comme une immense récréation.
Le Hussard bleu, de Roger Nimier, est en apparence la chronique d'un peloton de hussards qui pénètre en Allemagne, en 1945. Le livre se présente sous la forme classique d'une succession de monologues intérieurs - qui doivent plus à Valery Larbaud qu'à Faulkner. Ils permettent au lecteur de visiter en détail : le cervelet d'un colonel vichyssois et celui du brigadier Casse-Pompons ; le coeur de ce délicieux petit cavalier motorisé, Saint-Anne, et celui de l'ardente Florence, une fille qui conviendrait mieux, semble-t-il, à des cuirassiers qu'à des hussards ; le foie du délicat Forjac et celui du grossier et colérique Los Anderos ; la rate, enfin, ainsi que plusieurs autres organes indispensables au guerrier, de l'odieux et séduisant Sanders. Mais le personnage principal est encore une Allemande, dont on nous parlera beaucoup, si elle n'intervient pas personnellement dans le récit. Certes ces cavaliers ne s'expriment pas tous comme des enfants de choeur, mais cette violence était peut-être nécessaire dans un livre qui cherche à montrer quelques aspects du romantisme contemporain. D'ailleurs ces excès ne nuisent en rien aux pages d'émotion et de tendresse, au long desquelles le hussard bleu révèle comme par inadvertance l'un des aspects de son caractère, - non le moins inattendu.
Résumé : L'amour est la chose du monde la mieux partagée. Reste à savoir s'il s'agit d'une aventure extraordinaire ou, tout bêtement, d'une saine occupation (comme le tennis et le bridge). Avec l'amour, s'il est possible, il n'y a plus que deux êtres sur la terre. Que va-t-il leur arriver ? Ou plutôt, comment les autres vont-ils réapparaître ? Ils vont revenir avec la jalousie, dont l'auteur fait une analyse métaphysique (et non plus psychologique). Ils seront là également dans la pratique de l'amour, car si l'amour met en présence X et Y, la sexualité : l'Homme et la Femme - l'érotisme fait s'affronter tous les hommes et toutes les femmes. L'échec de l'amour sur ce terrain n'empêche pas de prévoir qu'il s'agit d'autre chose que d'un dérivatif. Ici, une philosophie qui remplace l'Etre par l'amour et le Non-Etre par le Néant semble possible. De ces deux extrêmes où le péril est sensiblement égal, l'existence est prisonnière plus qu'elle ne peut l'imaginer.
Cette Histoire d'un amour commence par une gifle, donnée le jour de l'armistice (le 11 novembre 1918, comme on sait). L'auteur de la gifle s'appelle Michèle Vilmain. C'est une jeune fille froide, exaltée, qui est célèbre dans toute l'armée d'Orient, où elle dirige une ambulance. Nous la retrouverons à Paris. Elle n'a rien perdu de sa flamme. Elle fonde une maison de couture qui lance la mode de l'époque. En même temps, elle éprouve une grande passion pour les Arts. Cette passion la pousse à s'intéresser à une jeune peintre, autrichien, désabusé et très bien doué pour faire le malheur de tout le monde : Philip. Un troisième personnage intervient : la petite Anne Chevalier. On croit d'abord qu'Anne adore Michèle, que Michèle aime Philip et que Philip n'aime personne. On croit aussi qu'il est cruel et profondément indifférent. Mais il est possible qu'on se trompe et qu'il soit la vraie victime de ces deux femmes.
Ayant depuis plusieurs années cédé la ferme à son fils, Vincent Loiseau est vieux, de soixante-quinze ans ou plus. Il demeure quand même à La Hourdais, dans sa famille en somme, où il se contente des tâches dont il est encore capable et, surtout, que son fils lui laisse faire. Selon le désordre de la mémoire, mais avec minutie et un humour discret, il raconte sa vie de retiré sur place, les petits travaux qui l'occupent et ceux qu'il a rudement accomplis autrefois. C'est l'entretien des haies, son ouvrage préféré. Il en détaille les charmes, exprimant du même coup sa profonde solitude. Une solitude dans les choses, qui se console par leur contact, et celui des animaux. Voilà l'homme habillé d'écorces! Si son monologue permet d'entrer dans une ferme, d'écouter les voix paysannes tout au fond du bocage mayennais il y a quelques décennies, autant dire hier, c'est surtout l'occasion d'un jeu avec la langue pour restituer la façon singulière dont l'homme de la terre ressent ce qu'il fait, ce qu'il touche, et comment il le dit.
Adichie Chimamanda Ngozi ; Damour Anne ; Bayiha As
Résumé : "En descendant de l'avion à Lagos, j'ai eu l'impression d'avoir cessé d'être noire." Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l'Amérique qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu'on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés ? Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux Etats-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria. A la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d'ombre, Americanah est une magnifique histoire d'amour, de soi d'abord, mais également des autres, ou d'un autre. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d'immigrant, et parcourt trois continents d'un pas vif et puissant. Durée d'écoute : env. 19h30 min
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Quatre grands prophètes - Les Douze petits prophètes - Les Trois livres poétiques - Les Cinq rouleaux - Les Deutérocanoniques. Traduction de l'hébreu par Jean Koenig, Édouard Dhorme, Frank Michaéli, Jean Hadot et Antoine Guillaumont.