Le nouveau marxisme de Negri est un rempart contre les dérives post-modernes, contre l'idée d'une fin de l'histoire et de la lutte des classes. Il s'oppose à la représentation de la domination capitaliste comme totale et absolue". Cet ouvrage est la première introduction en langue française à l'ensemble de l'oeuvre du philosophe et militant Antonio Negri : en effet, ses commentateurs se sont jusqu'à présent en général intéressés exclusivement ou bien à sa période italienne ou bien à ses développements ultérieurs. Son auteur, Roberto Nigro, s'attache à en montrer la cohérence et à la resituer dans ses contextes historiques changeants. Il en souligne le caractère fondamentalement politique, y compris dans ses moments les plus "philosophiques" . Il ne néglige pas les débats qu'elle a suscités, et il relance la discussion sur certaines des thèses de Negri qui ont le plus prêté à discussion. Il insiste sur le dialogue nourri par le philosophe italien avec certains auteurs, en particulier Spinoza, Marx, Althusser, Foucault et Deleuze, pour dégager l'originalité de son intervention dans les champs théorique et politique. Enfin, il insiste sur l'actualité des thèses et des outils conceptuels élaborés par Negri, notamment son affirmation d'un primat de la puissance de la multitude sur toutes les opérations de capture dont elle fait l'objet par les appareils du pouvoir
Nombre de pages
133
Date de parution
17/03/2023
Poids
128g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782354802677
Titre
Antonio Negri. Une philosophie de la subversion
Auteur
Nigro Roberto
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
115
Poids
128
Date de parution
20230317
Nombre de pages
133,00 €
Disponibilité
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Par des analyses précises et limpides, l'auteur remet en perspective les différents pôles du mouvement et récuse l'apparente "gratuité" de l'art abstrait. L'ouvrage s'attache à éclairer l'art abstrait européen à travers l'étude minutieuse de ses origines, entre 1905 et 1915. Plus que les innovations techniques ou esthétiques, il met en évidence la maturation des contenus et la signification des oeuvres.
Plongez au coeur d'une lutte acharnée contre la maladie à travers les yeux d'un parent dont la résilience et l'amour inconditionnel sont mis à l'épreuve. Hatice, la guerrière est plus qu'un récit de combat, c'est une ode à la vie d'une jeune femme de 19 ans, confrontée à l'injustice d'un cancer impitoyable. Ce témoignage poignant dépeint avec authenticité les derniers mois d'une existence marquée par la force, le courage et une volonté inébranlable de s'accrocher à chaque instant de bonheur. Entre douleur et espoir, découvrez comment Hatice et sa famille ont tissé des liens indéfectibles, comment chaque sourire, chaque geste de soin, chaque parole d'encouragement ont constitué un rempart contre l'adversité. Ce livre est une célébration de l'humanité qui se révèle dans les épreuves les plus sombres, un hommage à ceux qui, par leur présence et leur compassion, illuminent les jours les plus gris.
Lorsqu'il fut publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1990, Epistémologie du placard devint immédiatement un classique qui, aux côtés des travaux de Judith Butler et de Teresa de Lauretis, posa les termes de la " théorie queer ". À mi-chemin entre les études féministes et les gay and lesbian studies, Eve Kosofsky Sedgwick déconstruit la sexualité comme Butler le genre. Dans cet ouvrage de référence, elle affirme que l'ensemble de la culture occidentale moderne s'articule autour de l'opposition homo/hétérosexuel et que celle-ci affecte les binarismes qui structurent l'épistémologie contemporaine, de savoir/ignorance à privé/public en passant par santé/maladie. S'appuyant sur de nombreux textes datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècles (Wilde, Proust, Nietzsche, Melville et James), l'auteur traque l'émergence des nouveaux discours institutionnels médicaux, juridiques, littéraires et psychologiques, qui produiront en miroir les figures de " l'homosexuel " et de " l'hétérosexuel ", au détriment des multiples différences au c?ur des sexualités.
Pourquoi étudier aujourd'hui des textes littéraires rédigés il y a plusieurs siècles ? Pour quoi faire ? On répondra à ces questions en proposant un plaidoyer pour les lectures actualisantes, qui cherchent dans les textes d'hier de quoi réfléchir sur les problèmes d'aujourd'hui et de demain. Ce plaidoyer proposera en fait cinq livres reliés en un seul : une théorisation rigoureuse des méthodes, des enjeux et des limites du geste actualisateur ; un essai d'ontologie herméneutique, qui fait de l'activité de lecture le modèle de constitution de notre réalité humaine et sociale ; une tentative de cartographie des principaux changements sociétaux en cours, destinée à situer le rôle nouveau que sont appelées à jouer les activités d'interprétation ; une prise de position politique dénonçant les angles morts et les perspectives étriquées du néo-conservatisme dominant ; un ouvrage de vulgarisation, visant à faciliter l'accès aux problématiques actuelles de la théorie littéraire, de la réflexion herméneutique et des multiples noeuds qui unissent biopolitique, capitalisme cognitif et économie des affects. Cette démonstration articulée en 14 chapitres et scandée par 58 thèses succinctes invite son lecteur à conclure que, loin d'être condamnées à rester une discipline poussiéreuse, les études littéraires peuvent devenir le lieu d'une indiscipline exaltante, en plein centre des débats les plus brûlants de notre actualité.Yves Citton est professeur de littérature française du XVIIIe siècle à l'université de Grenoble-3 et membre de l'UMR LIRE (CNRS 5611). Outre une soixantaine d'articles sur la littérature et la pensée des Lumières, l'histoire de l'économie politique et le jazz, il a publié Impuissances (Aubier, 1994), Portrait de l'économiste en physiocrate (L'Harmattan, 2000), L'Envers de la liberté. L'invention d'un imaginaire spinoziste dans la France des Lumières (Editions Amsterdam, 2006) (Prix Rhône-Alpes du Livre 2007) et Spinoza et les sciences sociales (Editions Amsterdam, 2008, avec Frédéric Lardon). Il est membre du comité de rédaction des revues Multitudes et Dix-huitième siècle.
Dans la très riche histoire des études sur l'âge classique, c'est la première fois qu'un ouvrage se donne pour projet l'analyse comparative des philosophies de Pascal et de Spinoza. Les univers de pensée des deux auteurs ont longtemps été tenus pour si hétérogènes qu'il apparaissait inutile de réfléchir même à leur incompatibilité. Que pourraient bien avoir à se dire, en effet, le solitaire de Port-Royal, apologiste de la religion chrétienne, et le Juif athée de Voorburg ? C'est oublier que tous deux avaient sur leur table de travail la Bible et le Discours de la méthode, et que la même année, 1670, paraissent les Pensées et le Tractatus theologicopoliticus. Pascal et Spinoza partagent des intérêts communs, développent des problématisations parallèles, engagent des connivences souterraines et des divergences irréductibles. Sans se connaître, ils se sont en quelque sorte répondu. Les lectures croisées que propose cet ouvrage permettent d'apporter un éclairage suggestif sur leurs ?uvres respectives. L'investigation de ces points de rencontres et de désaccords s'avère aussi être, pour nous, une source d'idées nouvelles sur la conception de l'Écriture et de la religion, de l'anthropologie et de l'éthique, des sciences et de la politique, de la sagesse ou du salut. Au-delà de l'histoire des idées, mais aussi grâce à elle, cette première étude systématique et comparative du contraste Pascal-Spinoza offre au lecteur contemporain des frayages philosophiques éminemment prospectifs.
Dans ce livre, Charlotte Nordmann propose non seulement un exposé systématique et didactique de la sociologie de la "dépossession politique" élaborée par Pierre Bourdieu - dont elle souligne à la fois les aspects les plus convaincants et les faiblesses -, mais surtout confronte celle-ci à la critique radicale que lui a fait subir Jacques Rancière. Deux conceptions de la politique se trouvent ainsi opposées: la première insiste sur les mécanismes de la monopolisation et de la dépossession intellectuelles et politiques, et semble à première vue drastiquement limiter les possibilités concrètes d'émancipation; la seconde, dans.un geste que l'on pourrait dire pragmatiste, pose qu'une politique d'émancipation authentique doit partir du postulat de l'égalité et de ses effets, et que la considération des déterminismes sociaux ne peut que nous enfermer dans le cercle de la domination et de l'impuissance. La théorie sociologique de la politique est-elle condamnée à ignorer ce qui dans l'espace social interrompt la reproduction indéfinie de la domination? La position de Rancière n'est-elle pas marquée du sceau de l'idéalisme? Ne peut-on penser ensemble l'autonomie et l'hétéronomie radicales de la politique? Le pari à l'origine de ce livre est que la confrontation des travaux de Pierre Bourdieu et de Jacques Rancière, en révélant leurs points forts et leurs points aveugles, permet d'éclairer les voies d'une politique démocratique radicale pour notre temps.