L'écrivain américain Gilbert Sorrentino (1929-2006), surtout connu pour Mulligan Stew, est considéré comme un postmoderniste, virtuose de la parodie et de l'artifice. Cet ouvrage s'appuie sur d'autres oeuvres moins étudiées - The Sky Changes, Steelwork, ou Splendide-Hôtel notamment - pour privilégier une analyse orientée par le visuel.Comme Mondrian, Sorrentino aime les couleurs pures, voire primaires: rouge, blanc, bleu. Produit du mélange des couleurs, le gris est impur. Sorrentino préfère les contrastes extrêmes - noir contre blanc - qui s'accordent à la radicalité de sa vision esthétique. Il s'affirme clairement dans son opposition à un monde qui lui semble dépourvu d'idéal: le goût pour la forme s'enracine chez lui dans un amour de la précision dont il fait une affaire d'éthique.Une tension entre lyrisme et ironie minimaliste est pourtant au coeur de cette oeuvre obsessionnelle. Sorrentino tend vers un absolu du langage qui serait en relation mimétique avec les choses. Il cite volontiers le poète Jack Spicer: les mots doivent être comme autant de morceaux de réalité, à l'instar d'un fragment de journal dans un collage cubiste. Mais, s'il s'inspire des techniques des arts plastiques, il reste cependant d'une fidélité toute moderniste à son médium: le langage.Diplômée des Beaux-Arts de Paris, Juliette Nicolini a obtenu un doctorat en Littérature américaine de l'Université Sorbonne Nouvelle en 2011.
Nombre de pages
247
Date de parution
13/12/2013
Poids
455g
Largeur
162mm
Plus d'informations
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EAN
9782878545890
Titre
Gilbert Sorrentino, l'oeil d'un puriste
Auteur
Nicolini Juliette
Editeur
SORBONNE PSN
Largeur
162
Poids
455
Date de parution
20131213
Nombre de pages
247,00 €
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Résumé : En 1958 un frère mineur chinois écrivait à ses supérieurs à Rome : " Vous, en ce qui concerne la Chine, vous avez encore une vieille opinion. " A cinquante ans de distance, et face à une situation politique, sociale et ecclésiale de la République populaire chinoise qui a bien changé, pouvons-nous dire que nous avons mis à jour notre connaissance de la situation réelle de l'Eglise catholique dans ce pays ? Que connaissons-nous des tourments qu'ont endurés nos frères et des merveilles que Dieu a opérées en eux et parmi eux ? Ce livre voudrait retracer les lignes essentielles de ce témoignage de vie chrétienne, à la fois tourmenté et prodigieux, qui s'est déroulé au cours des soixante dernières années de l'histoire chinoise, en cherchant à fournir un guide synthétique pour lire l'aujourd'hui de l'Eglise catholique en Chine. Un tel panorama bouscule les idées reçues, balaie les stéréotypes cristallisés avec le temps et nous apporte un regard neuf sur l'Eglise de Chine.
La relation entre l'écriture et la langue est ici abordée - en reprenant la pensée de Carlo Sini et Clarisse Herrenschmidt - dans le passage crucial de l'écriture consonantique à l'écriture alphabétique. C'est donc à partir de l'hébreu, que l'auteur examine les dispositifs d'assujettissement et les pratiques de subjectivation liées à la lecture.
Les ors de l'antiquité ont fait l'objet, en Europe et aux Etats-Unis, de nombreuses expositions qui ont attiré un public considérable. Le colloque publié ici, organisé à l'Ecole normale supérieure par la Société française d'archéologie classique, avait pour but de faire le point sur les recherches récentes qui mettent au jour les relations entre les divers centres de production, sans opposer le monde gréco-romain et celui des civilisations dites "périphériques" ou "barbares" qui ont souvent apporté à celui-ci, outre leur richesse métallique, des éléments techniques non négligeables, tandis qu'ils en recevaient des formes, des thèmes et des décors. En second lieu, les pièces humbles ou magnifiques qui sont présentées ici d'une manière très actuelle basée sur la technique, nous montrent l'importance des ors pour la connaissance des différentes cultures. Enfin on verra que les analyses approfondies conduisent naturellement à l'expertise. Le dernier article démontre comment leur absence à la fin du XIXème siècle a permis l'achat par le musée du Louvre du plus célèbre faux des objets d'or, la soi-disant "tiare de Saïtapharnès", qui prétendait précisément être un joyau "barbare" marqué par la culture grecque.
Davy-Rigaux Achille ; Douche Sylvie ; Scherer Marc
Organisé parallèlement à une exposition, à plusieurs concerts et événements et à un ambitieux programme de numérisation, le colloque international qui a inspiré ce volume collectif a constitué l'un des moments phares de l'année 2020 consacrée par la Bibliothèque Sainte-Geneviève à la mise en valeur de ses collections musicales exceptionnelles. Le choix du thème "Transmettre la musique" est l'occasion de solliciter des travaux sur les processus de constitution et de valorisation des fonds musicaux des bibliothèques et archives, notamment à travers les exemples des bibliothèques engagées dans le projet, Sainte-Geneviève, Mazarine et BnF, qui comptent parmi les plus précieux. Au-delà, il s'agit aussi de réinterroger l'ensemble des vecteurs matériels, théoriques, pratiques, pédagogiques permettant la transmission de la musique, à la lumière d'études de cas variées : comme pour tout art, la transmission de la musique suppose un transfert de savoirs, de connaissances et de techniques qui ne peut aisément s'entreprendre et se réaliser pleinement sans l'accompagnement de plus initiés auprès de qui l'apprentissage s'incarne réellement.