Ray avait passé huit ans de sa courte existence en prison. On avait essayé de le dresser là-bas, des hommes en uniforme avaient essayé de lui inculquer les valeurs essentielles de la vraie vie, ils avaient tenté de le soumettre et de l'humilier, on l'avait plusieurs fois battu, mais il s'était défendu. Il avait résisté. Et il s'était endurci, était devenu plus méchant qu'à l'ordinaire, avait fini par acquérir un statut d'intouchable, un statut d'homme fêlé dont il ne fallait pas tripoter le cul. Durant sa dernière année de détention, il n'avait pas dû prononcer plus de cent phrases. On l'avait condamné pour un meurtre. Ils l'avaient condamné parce qu'il avait tué une femme."
Nombre de pages
320
Date de parution
16/01/2003
Poids
170g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070425921
Titre
Zoocity
Auteur
Nicloux Guillaume
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
170
Date de parution
20030116
Nombre de pages
320,00 €
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Ancien militaire des forces spéciales, Max Ferlane a connu les terrains de guerre les plus dangereux. Il en est revenu aussi expérimente que marqué, physiquement et psychologiquement. Après avoir travaillé un temps pour Babylone, une agence de sécurité réputée qu'il a quittée en mauvais termes, il offre désormais ses services "spéciaux" aux plus démunis. Lorsqu'il part en Afrique pour sauver une jeune femme d'un mariage forcé, Max ne s'attend pas à voir son ancien employeur resurgir et rendre sa mission beaucoup plus compliquée et dangereuse qu'il ne l'avait imaginée.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys