Quelle expérience décerne un Nom propre ? Le risque de donner un nom, déjà évocateur par son patronyme, tient à l'affection longtemps portée par Georges Bataille à des noms, anonymes, qui cachent, car le nom est imprononçable. Quelque visage connu aux yeux bleu acier et au sourire carnassier se cache derrière ces noms ironiques : Pierre Angélique lorsque le roman met en scène "le diable au corps", Lord Auch dénonçant l'être de Dieu et le père, Louis Trente (XXX) le voeu hérétique d'une royauté déchue : autant de masques batailliens. Ne confondons pas l'auteur et le sujet Bataille dont on peut lire aujourd'hui l'immense travail des Oeuvres complètes. Actualité de Bataille en ces temps d'horreur collective et de douleurs, opportunité de remettre en chantier la question religieuse, supportée par la question de l'érotisme, qui va du rire aux larmes. Actualité de Bataille, opportunité de Bataille, humanité de Bataille. Comment ne pas parler d'un Bataille avec Lacan ? Michel Surya et Christophe Bident ont noté une " proximité " peut-être supérieure à une affinité : c'est d'une communauté qu'il convient de parler : communauté conceptuelle sous la commande de l'expérience, de l'analyse pour l'un, dans l'écriture pour l'autre, chacun donnant les repères nécessaires pour s'y retrouver, pour que le sujet et le désir ne se contredisent pas, pour que le rapport de chacun au savoir réalise cette impossibilité que j'appellerai : "Horrire de savoir".
Nombre de pages
248
Date de parution
06/10/2016
Poids
313g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9791095543022
Titre
La perdi(c)tion de Georges Bataille
Auteur
Nguyên Albert
Editeur
STILUS
Largeur
140
Poids
313
Date de parution
20161006
Nombre de pages
248,00 €
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L'analyse touche le coeur vivant des choses. Le style c'est l'objet et le symptôme c'est l'homme. Mais pour atteindre le symptôme, le dissoudre dans le réel, le recours à la parole est condition première. Au-delà du recours, prêter à conséquence en touchant au dire, à la vie et à l'existence inscrit l'analyse dans les "seuls demeurent". Le parcours arrache à la gangue de "la langue" le mot qui reste seul. Au-delà du style et de l'homme, la dimension de l'humain trace le sillon propre de l'analyse : rencontre de l'humain dans l'homme. L'analyse inscrit le moyen qu'elle se donne pour interroger ce que la science, aujourd'hui dans sa version connectée-augmentée et demain s'attaquant à la vie même, déverse dans nos vies. Dire le poème qu'il est reste pour le sujet le chemin, la direction célanienne où se diriger "quand seuls restent les mots" : là, il s'agit de dire, et juste à temps. L'analyse est le temps du juste.
Résumé : A partir de l'expérience analytique, ce livre aborde ce qui distingue la parole, la langue et le langage. Il s'agira ainsi de démontrer que dans la psychanalyse non seulement la parole mais plus fondamentalement la langue donne accès à ce que Lacan a pu avancer sur l'écriture, et mieux à différentes écritures. Pour cela, l'auteur prend appui sur Freud et Lacan afin de mieux cerner ce que nous enseigne la pratique de la psychanalyse. On pourra ainsi saisir que l'écriture n'est pas sans effet sur ce qui est attendu d'une analyse.
Cet ouvrage collectif porte sur la place primordiale que Lacan donne aux termes du langage et de la langue, puis au néologisme qu'il a forgé : lalangue. Douze analystes, chacun dans leur style, abordent des distinctions essentielles sur l'enseignement de Lacan. Ainsi, le signifiant, la lettre et la langue permettent de cerner ce que l'inconscient fabrique comme savoir. On pourra extraire de ce texte une conséquence majeure qui porte sur la politique du psychanalyste dans l'expérience analytique et dans un monde qui pousse à l'effacement des différences propres à la langue de chacun.
A l'heure où la psychanalyse doit résister à l'emprise du discours mainstream et aux effets des technologies qui ont bouleversé nos vies, ce livre est construit sur l'interrogation nécessaire à mener dans le champ de la psychanalyse pour préserver sa dimension propre. C'est en prenant appui sur l'enseignement de Lacan et particulièrement sur son apport dans le champ sexuel mais aussi politique qu'y est envisagée une proposition de revenir à l'ensemble des propositions qu'il a avancées, à la fois à l'intérieur de la pratique analytique et dans ses implications collectives. Une partie est consacrée à l'alliance de la psychanalyse et de la poésie présentée comme moyen de résistance à la technoscience et au discours ambiant.
Le mot désir a subi dans sa traduction du Wunsch freudien une transformation au cours de laquelle Lacan a utilisé toutes les ressources de la langue française pour en faire valoir les variations. La psychanalyse doit faire face aux entrelacements du désir sexuel, du désir de mort, autre nom de la pulsion de mort, et du voeu de mort à l'endroit du père (Wunsch). Socrate se révèle un modèle pour le désir de l'analyste, déjà affirmé par Lacan dans son séminaire Le Transfert ainsi que dans "Mise en question du psychanalyste", texte publié récemment, pour son désir de mort, fût-il commandé par une voix dont il ne recule pas à la dire hallucinée, donc psychotique.
Cet ouvrage qui propose de penser l'accompagnement psychanalytique de l'enfant autiste s'appuie sur un choix éthique : soutenir qu'il y a du sujet dans tout comportement autiste. Comportement qui, aussi étrange soit-il, se voit alors interprété comme une manifestation subjective. Développant plusieurs situations cliniques, les auteurs démontrent qu'il convient de proposer à l'enfant ce qu'ils nomment un environnement potentiel. Lieu où l'enfant peut expérimenter, en présence de l'analyste, ses intérêts et points de fixations. Ces derniers relèvent du rapport du sujet autiste au réel qu'il traite à partir du registre de la lettre dont l'inscription lui permet d'établir un bord. Elever la bizarrerie à la dignité de style offre alors la possibilité de la constitution d'une signature autistique venant capitonner sa présence au domaine de l'Autre lui permettant d'occuper une place dans le monde.
La psychanalyse est une expérience de parole. Qu´est-ce qu´elle nous enseigne sur ce que parler veut dire ? Qu´est-ce qui change dans le rapport du sujet à la parole à partir de l´expérience analytique ? Les axes que nous suivrons concernent l´incidence de la parole dans les structures cliniques, la place décisive qu´ont certaines paroles dans l´inconscient, ainsi que les limites de la parole et ses enjeux. Cela revient à explorer le rapport entre la parole et l´indicible, mais aussi à saisir les liens entre la parole et l´acte.
En ce début de XXIe siècle tout porte à penser et à croire que nous sommes à l´aube de grands bouleversements : humains, sociétaux, économiques, écologiques. A l´époque postmoderne le capitalisme néolibéral signe la fin des grands récits unificateurs de l´humanité, apportant fragilisation des liens sociaux et malaise dans la civilisation. Cet essai s´efforce de montrer qu´avec la mise au point des Discours, Lacan a fourni les outils pour interroger les égarements de la post-modernité et leurs effets sociaux.