Après vingt ans d'absence et à l'occasion de la Corrida des Vendanges, André Feradel, qui est l'homme de confiance d'un torero espagnol, revient à Nîmes, sa ville natale. En quarante-huit heures, il retrouve divers membres de sa famille, riche et honorablement connue, noue de cordiales relations avec d'anciens maquisards des Cévennes, et tombe même vaguement amoureux de la femme de l'un d'eux. Tout en s'inquiétant pour son jeune maître chaque jour en danger de mort, il distrait sa vieille tante en jouant du Chopin, bouleverse sa soeur cadette, irrite son frère aîné, défraie la chronique locale : il rentre au petit jour, vide tous les verres qui passent à sa portée, mène tambour battant une aventure galante, envoie promener son affligeant beau-frère, jette à la face des gens, qui ne lui demandent rien, son passé de honte et de misère, s'adresse en pensée à sa petite soeur d'élection, tombe en syncope et raconte sa vie à un médecin apatride. Et pour finir il découvre que tous ces personnages qu'il a été, cadet de bonne famille, engagé dans les troupes allemandes, réfugié politique et clochard à Madrid, détenu de droit commun, chauffeur de maître, se sont fondus en une seule et même personne. Depuis douze ans celle-ci s'est vouée au culte d'un camarade espagnol connu en prison et fusillé, l'archange impossible à oublier, l'ami unique et merveilleux auquel, un matin, André Feradel a juré fidélité.
Nombre de pages
220
Date de parution
16/09/1964
Poids
250g
Largeur
118mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070247158
Titre
La corrida des vendanges
Auteur
Neyrat Elisabeth de
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
250
Date de parution
19640916
Nombre de pages
220,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le dimanche 4 juin 1944, dons une petite ville de Normandie, Régine Leker, qui vit seule depuis l'arrestatien de son père par la Gestapo, reçoit la visite d'un soldat allemand. Contrairement à toute vraisemblance, il ne s'agit pas d'un ennemi, mais d'un ami d'enfance, Alsacien enrôlé de force dons la Wehrmacht : Bernard Watré. Régine, qui se garde soigneusement de la moindre étincelle de patriotisme, aidera pourtant Bernard à déserter, à la faveur d'un bombardement. Ensemble, ils tenteront l'impossible pour essayer d'échapper au sort que la Feldgendarmerie réserve aux déserteurs et à leurs complices. Mais le débarquement allié survient, et c'est l'horreur des arrières immédiats du front sans cesse pilonnés par l'aviation alliée. Au milieu de toute cette folie Régine deviendra la maîtresse de Bernard, pensant ainsi le lier plus étroitement à elle et l'inciter à renoncer aux projets qu'il nourrit : rejoindre les troupes alliées et "se battre pour qui bon lui semble". Régine ne parviendra pas à retenir Bernard, et Bernard, de son côté, ne trouvera pas le combat de son choix. En quelques jours ils réussiront seulement à aller jusqu'ou bout du désespoir et è épuiser leurs chances de survie.
Résumé : A la fin de l'été 1944, Elisabeth Verrier et son amie d'enfance Michèle Mahieux rentrent dans leur ville natale. Les deux jeunes filles avaient quitté la ville au moment des bombardements pour chercher un refuge à la campagne. Pressées par la première angoisse de la mort prochaine elles ont eu un même amant : un parachutiste canadien. Dans la ville aux trois quarts détruite elles vont essayer de revivre. Elisabeth retrouve son père dont la conduite a été admirable mais qui est en pleine déchéance ; il a pris pour maîtresse une femme facile, Wanda, et s'est mis à boire. Elisabeth, fille inflexible et faite pour dominer son entourage, se heurte à ce problème. L'amant qu'elle prend, John Lexner, un soldat américain, ne lui apporte pas le repos d'esprit. Leurs rapports, en effet, sont difficiles, ils se reprochent mutuellement ce qui sépare leurs patries. Elisabeth se laissera pourtant convaincre au cours d'une scène où Lex, à bout d'arguments, la mène devant une tombe américaine. Michèle, qui est douce, rêveuse, effacée par Elisabeth, retrouve à l'hôpital un de ses anciens flirts défiguré et amputé. Bien qu'elle l'aime toujours il est impossible de rien reprendre. Par désespoir et par facilité elle devient la maîtresse d'un camarade de Lex. Une éclaircie cependant, le drame entre Wanda - à laquelle les jeunes filles ont d'abord été très hostiles - et le docteur a été résolu : celui-ci épousera sa maîtresse qui lui prouve la sincérité de son attachement. Ce roman d'Elisabeth de Neyrat confirme les promesses de son premier livre Le sable entre les doigts. Le récit est conduit dans un mouvement très vif. Le personnage d'Elisabeth, qui rappelle un peu la célèbre Scarlett 0'Hara d'Autant en emporte le vent, est dessiné avec force et simplicité et demeure fort attachant. Le propos de l'auteur est ample et traité avec un talent éclatant. Dans le cadre d'une ville de province détruite c'est un des problèmes importants du monde moderne que l'auteur a traité, le bouleversement des lieux familiers, la transformation de la morale et la tentative d'une vie nouvelle.
Résumé : Elena, Grecque élevée en France, veuve d'un écrivain mort en 1949 à la fin de la guerre civile, vient de passer quinze ans en prison. Une seule terre d'asile s'offre à elle : Berlin-Est, où l'attend Gunther Braun, un Allemand anti-nazi qu'elle a connu dans le maquis grec. Ayant subi l'occupation allemande et perdu son premier amour dans la lutte clandestine, elle voue au peuple allemand tout entier une haine farouche. Elena est un personnage tragique qui reste la proie du passé et de ses souvenirs. Un soir, elle entend dans une chambre voisine de la sienne des chants, des rires, de la musique. De jeunes touristes polonais l'accueillent avec gentillesse. Gagnée par le charme de leur insouciance juvénile, elle sent que le cauchemar du passé s'éloigne. Mais, dès le lendemain, elle est de nouveau accablée par ses souvenirs. Au moment où elle va partir pour la France, une circonstance imprévue lui révèle la tragédie qui a endeuillé la jeunesse de Gunther. Or cette tragédie qui lui a dicté la conduite de toute sa vie, Gunther n'en a jamais soufflé mot à Elena, par délicatesse et pour ne rien devoir à une compassion trop facile. Il mérite donc l'estime d'Elena, son affection, et, qui sait ? mieux encore... Quelque chose alors se dénoue en Elena : elle n'ira pas en France. Cette histoire qui n'est pas la sienne, Elisabeth de Neyrat l'a faite sienne avec une passion contenue, une fougue mesurée, un tact exemplaire.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.