De la gravitation. Suivi de Du mouvement des corps
Newton Isaac
GALLIMARD
11,70 €
Epuisé
EAN :9782070725601
Dans ces deux manuscrits, écrits à l'origine en latin, connus au XXe siècle seulement, Newton expose une métaphysique de l'espace et de la présence de Dieu, et il élabore la théorie mathématique des forces centrales. Le premier manuscrit De la gravitation (rédigé en 1670) est une discussion critique des principes de Descartes, et débouche sur une conception métaphysique originale où toutes choses sont soumises à un souverain maître, le Dieu inaccessible. Le deuxième manuscrit, Du mouvement des corps (1684), est le noyau initial qui a donné naissance aux Principia mathematica ; il permet de saisir sous une forme ramassée les fondements de la mathématique des forces développée dans les Principia qui marquent la fin d'une physique des causes et le triomphe de la science mathématique des phénomènes. Dans ce texte sur le mouvement, traduit ici pour la première fois, Newton expose la mécanique d'un point de vue matériel : principe d'inertie, lien entre force et accélération, assimilation des planètes à des corps en chute libre vers le soleil.
Nombre de pages
266
Date de parution
23/03/1995
Poids
260g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782070725601
Titre
De la gravitation. Suivi de Du mouvement des corps
Auteur
Newton Isaac
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
260
Date de parution
19950323
Nombre de pages
266,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Parallèlement à son activité scientifique, Newton a developpé tout au long de sa vie une réflexion théologique. De cette immense recherche, seuls les passages à teneur religieuse des Principia et de l'Optique sont accessibles en français. Les textes réunis ici - dont certains sont inédits ou difficilement accessibles en anglais - devraient contribuer à faire mieux apprécier l'ampleur des préoccupations religieuses de Newton. Tandis que la reconstitution de la religion primitive et une haine viscérale de l'Eglise de Rome le rapprochent des déistes anglais de son temps, le sentiment d'imminence eschatologique qui transparaît dans ses interprétations des prophéties bibliques en fait aussi le contemporain des sectes millénaristes dont l'essor accompagne le mouvement révolutionnaire du milieu du dix-septième siècle. Cependant, l'attitude érudite et rationaliste, voire intellectualiste, qui caractérise bon nombre des travaux théologiques de Newton manifeste un rejet croissant des lectures inspirées de l'Ecriture. Enfin, la contestation de l'un des principaux articles de foi de l'Eglise anglicane, à savoir l'égalité de substance des trois personnes de la Trinité, range définitivement Newton, aux côtés de Milton et probablement de Locke, parmi les grands hérétiques anglais de son siècle.
Isaac Newton fut sans conteste l'un des plus grands scientifiques de tous les temps. Son immense contribution à la science moderne tient en partie dans un ouvrage sans équivalent, un ouvrage qui bouleversa comme aucun autre notre vision du Monde : les Principia, Principes mathématique de la philosophie naturelle. C'est à Voltaire que l'on doit la diffusion en France des idées de Newton, ainsi que la traduction des Principia, réalisée par la Marquise du Châtelet. Voltaire préfaça lui-même l'ouvrage. La dernière publication de cette traduction datait de 1759. Cette réédition des Principia est donc un événement, la renaissance une véritable " bible " dans l'histoire des sciences modernes.
D'un ensemble d'expériences, menées en 1665-1666, s'inscrivant dans le prolongement de celles de ses contemporains, Newton parvient à formuler une nouvelle hypothèse portant sur la lumière blanche : la lumière est un mélange hétérogène de rayons différemment réfrangibles provoquant des sensations de couleurs différentes. Cette hypothèse, introduisant le concept de lumière monochromatique, conduit Newton, en s'appuyant sur l'expérience du prisme, à reconstruire toute la théorie des phénomènes de la couleur. Dans l'Optique de 1704 il donne, sous une forme ordonnée, la première théorie mathématique des phénomènes de la couleur : de l'arc-en-ciel aux lames minces en passant par les couleurs des corps et la diffraction.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.