Le divan dans la vitrine. La psychanalyse à tort et à travers
Nerson Rousseau Sylvie
NIL
20,50 €
Epuisé
EAN :9782841111466
Du journaliste à l'employeur, de l'homme politique au commun des mortels en proie aux vertiges de la vie, innombrables sont ceux qui imaginent trouver dans la " psy " des réponses ailleurs insatisfaisantes. Dans les domaines de la santé et de la justice, les pouvoirs publics attendent également des praticiens " psy " des solutions miracles ou la caution de leurs projets. Or la psy n'est pas la psychanalyse et la confusion règne entre ces deux champs de réflexion et de pratique. Même si elle le nie, la psy se nourrit de la psychanalyse. Mais elle la dénature : à l'inverse de la psy, la psychanalyse envisage le devenir de chaque être humain comme spécifique et ne prône aucun modèle. En précisant avec rigueur la portée de la théorie et de la pratique psychanalytiques ainsi que la place qui leur revient, Sylvie Nerson Rousseau nous permet d'appréhender, et de choisir éventuellement, la démarche psychanalytique avec moins de préjugés ou de fascination. A une époque où l'homme devient l'objet de manipulations de toutes sortes, l'auteur de cet essai dérangeant, sans céder à une pensée angélique, opte résolument avec la psychanalyse pour un respect constant du sujet humain dans toutes ses dimensions.
Une nouvelle édition de la trilogie best-seller du plus anglais des auteurs provençaux ! A Ménerbes, petit village du Luberon, la vie se poursuit sans beaucoup de changements pour Peter Mayle. Les us et coutumes des Provençaux sont encore obscurs et étonnants pour notre ancien publicitaire anglais. A la terrasse du Café du Progrès, au milieu des vignes ou sur les marchés aux truffes, des personnages réjouissants nous entraînent à la découverte des subtilités de leur région. Touchant parfois au conte, cette chronique est une succession de tableaux qui nous ramènent avec plaisir dans l'atmosphère d'Une année en Provence.
Car il a bien fallu que je me débrouille avec cette mystérieuse incohérence : toi la bonne fille, la petite sainte, tu n'as pas été sauvée, moi le démon j'étais vivante. Plus que vivante, miraculée. Il fallait donc que tu meures à six ans pour que je vienne au monde et que je sois sauvée. "
Il est fascinant de constater la réapparition dans le psychisme, de traits et de figures venues des grands-parents, vecteurs d'une tradition héritée du passé. Cette transmission, à travers les générations, a suscité de nombreuses publications. Alain de Mijolla s'insurge contre les conceptions quelque peu magiques qui veulent qu'une influence " transgénérationnelle ", directement " d'inconscient à inconscient ", se voit généralement privilégiée. Il montre comment les voies de la transmission intergénérationnelle peuvent se montrer moins impénétrables qu'il n'y paraît, à qui est animé de la pulsion de recherche, et l'enrichissement que trouve la clinique psychanalytique à en déceler les moyens et les détours. Préhistoires de famille illustre une psychanalyse vivante, animée, profonde, où la théorie, tient, sans emphase, la place qui doit lui revenir : issue de la réflexion clinique pour éclairer la pratique psychanalytique de tous les jours.
L'artiste, qui crée dans un moment de saisissement, mis pour ainsi dire hors de lui, le psychanalyste, qui se trouve un instant "saisi" par l'inconscient de son patient, l'être aimant, qui se laisse happer par le mourant, ne sont que des exemples extrêmes de la précarité des milites en quoi l'auteur discerne non pas une disposition nécessairement pathologique, ou un accident purement négatif, mais bien la chance de l'être dans ses efforts pour se construire lui-même et atteindre sa vérité;Expérience et reconnaissance de l'inconscient: nous sommes ici dans le droit fil de la pensée freudienne la plus irrécusable, celle de l'inquiétante étrangeté.
Freud chérissait son étude Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci. Un contresens lourd de conséquences l'entachait pourtant. L'" oiseau " du Vinci étant milan et non vautour, que restait-il d'une interprétation reposant en partie sur une intervention de la mythologie égyptienne concernant Mout la déesse-vautour ? Plus grave : le discrédit jeté sur l'ouvrage de Freud n'allait-il pas s'étendre à toute tentative de psychanalyse hors cure ? Disculper Freud ? Tentant ! Une autre voie s'est ouverte lors d'un travail recensant les étapes de la polémique autour du Léonard de Freud : depuis les travaux du critique d'art américain Meyer Schapiro et la riposte de Kurt R. Eissler, jusqu'aux études les plus récentes. Cette voie, c'est précisément Schapiro qui nous l'ouvre en rappelant des sources de l'inspiration de Léonard méconnues par Freud : à savoir l'efflorescence, dans l'Occident chrétien des thèmes iconographiques relatifs à la Vierge Marie et tout particulièrement du schème de la " Sainte Anne en tierce " - triade associant à l'Enfant Jésus la Vierge Marie et Anne. Scénario qui préoccupa le Vinci pendant des années. Plus besoin d'imaginer, avec Freud, le détour d'un Léonard découvrant le mythe de Mout ! Il faudra aller directement à l'inspiration judéo-chrétienne, aboutissant à la mariologie et à la dévotion à sainte Anne. D'où la dérive, imprévisible au début, de ce travail : entre mythologie égyptienne et théologie biblique se déploient, énigmatiques, des scénarios de séduction originaire. Une telle dérive ne nuit en rien à la psychanalyse hors cure qui se révèle toujours partie intégrante de la psychanalyse tout court.
Etudie les rapports entretenus par le concept de sublimation avec ceux de refoulement, d'inhibition, de formation réactionnelle ou d'idéalisation, et dégage de l'oeuvre de Freud deux théories du processus de sublimation en référence aux deux théories classiques des pulsions.