Dans les tranchées de Stalingrad. La ville natale, carnets d'un badaud
Nekrassov Viktor ; L'Hermitte René
LOUISON EDITION
24,99 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9791095454359
Le livre rassemble trois titres majeurs de l'oeuvre de Viktor Nekrassov. Tout d'abord Dans les tranchées de Stalingrad, son premier roman, pour l'écriture duquel il s'est très largement inspiré de sa propre expérience de guerre, est la chronique de la vie quotidienne des soldats et d'un bataillon durant la Seconde Guerre mondiale. Cette oeuvre est récompensée par le prix Stalineen 1946, malgré le fait que le récit ne correspond pas à la description de l'héroïsme de guerre, de rigueur à cette époque. En effet, le thème principal du livre est l'exécution d'un ordre absurde qui coûte la vie à la moitié d'un régiment et met surtout l'accent sur l'amitié entre les combattants. Mais l'approbation de Staline lui-même met fin à la polémique qu'avait suscité la parution de l'oeuvre, jugée " pacifiste ". Ce texte n'est pas seulement un récit de guerre, l'engagement de l'auteur ainsi que son style sobre et élégant, en font une oeuvre universelle qui rencontre immédiatement un grand succès. Un film intitulé Les Soldats et réalisé par Alexandre Ivanov en 1956 en est tiré. Avec son deuxième roman paru en 1954, La Ville natale, Viktor Nekrassov s'éloigne du réalisme soviétique. Il relate l'histoire d'un soldat qui s'oppose à une campagne injuste contre un professeur de l'institut où il étudie. Le livre déclenche lui aussi une véritable polémique, notamment car la plupart des figures de dirigeants sont des personnages négatifs. Mais il est tout de suite apprécié pour la vérité des situations et des caractères. Carnets d'un badaud, enfin, est un récit autobiographique et de mémoire couvrant un demi-siècle ? des années 1930 à 1980. L'écrivain revendique désormais être un " badaud ", " c'est-à-dire un homme qui pour rien au monde ne renoncerait à un spectacle intéressant ". Les " spectacles intéressants " qu'il observe, au cours de son périple, de Kiev à Paris en passant par la Suisse ou le Japon, sont autant d'occasions de se remémorer des souvenirs, de laisser libre cours à ses réflexions et d'imaginer des associations, parfois étonnantes, comme si n'existaient ni les années écoulées, ni les distances géographiques. La force de Nekrassov, son charme, c'est d'associer, d'une phrase à l'autre des entités a priori absolument opposées. Dans un monde divisé, il réunit, il associe. Ce monologue empreint de nostalgie a été écrit au cours de sa période d'émigration forcée, il y décrit parfois avec désapprobation et regret, parfois avec moquerie, mais sans malice, sa réalité quotidienne, car l'émigration est au coeur de sa vie, mais aussi de son oeuvre. L'écrivain s'interroge sur le sens et les raisons d'un phénomène qui est d'abord, pour lui, une donnée historique, avant de devenir une expérience personnelle. Nekrassov estime même que " le plus grand crime ", commis en URSS en soixante-sept ans, a peut-être été " le projet, conçu et concrétisé de façon diabolique, qui consistait à séparer les gens ".
Le Gel au nez rouge est une évocation allégorique de l'hiver russe, le terrible seigneur qui règne sur un monde de misères et de souffrances.« La rafale mugit dans le jardin et secoue la maison. Je crains que le vent brise le vieux chêne que notre père a planté et ce saule qui nous vient de notre mère, ce saule dont tu fis si étrangement l'emblème de notre destinée. Ses feuilles pâlirent durant la nuit où mourut notre pauvre mère? Ah ! quels grelons y crépitent ! Chère amie, n'as-tu pas compris depuis longtemps que, sauf les pierres, tout pleure chez nous? »« Il y a trois grands malheurs : épouser une esclave, être mère d'esclaves, se soumettre à un esclave jusqu'à la tombe, et les trois malheurs pèsent sur la femme de la terre russe. »
Mouriaux Pierre-François ; Bottlaender Eric ; Haig
Ouvrage grand public sur cinquante ans de collaboration entre Français, Russes et Américains dans l'espace.Il comprendra de nombreux encadrés (informatifs, racontant des anecdotes ou présentant des témoignages) et une riche iconographie, le tout avec une maquette dynamique et percutante.Le 12 avril 1961, un pilote soviétique de vingt-sept ans réalisait un rêve millénaire : quitter notre planète et tourner autour en évoluant dans le vide de l'espace. Sa révolution n'a duré que 108 minutes mais elle a suffi à le faire entrer dans l'histoire de son vivant.Depuis cinquante ans, malgré les dissensions et tensions géopolitiques, Américains, Russes et plus tard Européens, continuent cette aventure hors du commun. Actuellement, la politique semble mise entre parenthèses et on assiste à une collaboration qui comprend des lancements communs, la formation de cosmonautes, installation d'équipements et organisation d'expériences pratiques à bord d'engins russes, études spatiales fondamentales, etc.Dans la nuit du 17 au 18 novembre, le vaisseau russe Soyouz MS-03 s'envolait pour la Station spatiale internationale (ISS). À son bord, le commandant russe Oleg Novitskiy, l'américaine Peggy Whitson et le spationaute français Thomas Pesquet ont signé une nouvelle page de la collaboration spatiale internationale grâce à la mission Proxima.C'est le point de départ de l'ouvrage, conçu comme un panorama grand public de cette collaboration depuis ses débuts, en insistant sur l'actualité en cours.
En 2007, une brève guerre nucléaire entre les Etats-Unis et la Russie a tué cinquante-six millions de personnes, rasé Moscou et Washington, bouleversé le climat. Des pluies toxiques ont stérilisé les sols, la nourriture a commencé à manquer, un strict contrôle de la démographie est devenu nécessaire. L'après-guerre a donc vu émerger des Etats totalitaires. En Amérique, en vertu de la loi 316. V, quiconque atteint l'âge de soixante-cinq ans est discrètement éliminé afin de ne pas devenir une charge pour la société. La population semble s'y résigner. Pourtant, lorsque l'écrivain Hippolyte Lookianov tombe à son tour sous le coup de cette loi, lui décide de ne pas se laisser supprimer... Avec ce roman, Edouard Limonov prolonge les grandes dystopies du XXe siècle : Nous autres de Zamiatine, Le Meilleur des mondes d'Huxley et 1984 d'Orwell. Mais il subvertit aussi cette tradition par un humour caustique et de nombreuses références au genre du roman noir, faisant de 316. V un livre original et inclassable
Certains ne deviennent jamais fous... Leurs vies doivent être bien ennuyeuses" Charles Bukowski Cette citation résume bien le roman autobiographique de l'artiste Youri Kuper. Kuper est connu dans les milieux artistiques comme décorateur, graveur et peintre. Comme il l'explique dans ce livre, il a trouvé peu à peu "son modèle" en utilisant des objets qui ont été érodés, travaillés, abîmés par la nature, comme la pluie, le brouillard, le temps...auxquels il redonne une nouvelle vie. Ce modèle artistique, il l'applique à sa vie, et il a composé ce roman autobiographique comme il compose ses tableaux. En vieillissant, il a le besoin d'écrire comme il a eu celui de peintre dans sa jeunesse. Sa mémoire est défaillante, dit-il, et il en joue. Elle lui permet, tel le procédé du sfumato, de mettre en relief certains épisodes, certaines personnes qui ont marqué sa vie, et de naviguer entre le réel et la mort. Il fait revivre sa vie d'homme, d'artiste, ses amours, ses copains, ses excès, exactement comme il a réussi à faire revivre de vieux objets achetés au marché au puces. Les thèmes évoqués dans ce roman autobiographique sont l'art non conformiste et les voyages, arrosés de vodka et de volutes de fumée : on traverse la période soviétique avec ses appartements communautaires, et son quotidien, Israël, Paris et les Etats Unis ou beaucoup d'artistes juifs russes émigrèrent à partir des années 70.
Stogoff Ilya ; Roche-Naidenov Marie ; Liberati Sim
mASlAfucker est un voyage où le héros achète un billet de train comme on achète un pistolet pour jouer à la roulette russe, on a une chance de mourir... Jeune, insolent, naïf, désopilant, désabusé par Berlin, et par l'Asie, il comprend finalement que le seul endroit est celui " où on l'aime, où on l'attend " ... à Saint-Pétersbourg.
Originaire de Kinshasa, Alia a cinq ans quand elle arrive à Bruxelles. La ville lui est étrangère, les enfants avec qui elle joue sont blancs. Son père l'initie à la boxe, qui devient pour elle le moyen de réprimer sa colère contre un monde hostile. Se cherchant une nouvelle famille, Alia finit par entrer dans la police. Elle devra alors sans répit prouver sa légitimité. Pour s'intégrer, jusqu'où sera-t-elle prête à aller ? Avec ce roman puissant et attachant, porté par de magnifiques voix de femmes, Grazyna Plebanek nous parle de la spirale de la violence, dans l'univers familial et face aux dangers portés par l'Histoire. Elle dresse ainsi un authentique portrait de l'immigration.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Ignorée en Europe, l??uvre du feuilletoniste, nouvelliste, dramaturge et homme de presse Jelil Memmedguluzadeh (1866-1932) a inspiré, depuis le début du XXe siècle, des générations d'écrivains et d'intellectuels du Caucase et alentour. Son journal satirique illustré Molla Nasreddin, imprimé à Tiflis (actuelle Tbilissi) à partir de 1907, fut lu dans tous les suds de l'Empire russe, ainsi que dans l'Empire ottoman et la Perse des Qadjar. Nourries aux sources du conte persan et türk, inspirées par Tchekhov et Andreïev, les nouvelles que Memmedguluzadeh y fit paraître sous divers pseudonymes dressent le portrait ironique et tendre d'une société coloniale exposées à toutes formes de violence. Illustrées par les vignettes du graphiste orientaliste géorgien Oscar Schmerling (1863-1938), elles moquent le conservatisme d'une société agraire et commerçante, pointent les ressorts des sanglantes confrontations entre Azerbaïdjanais et Arméniens, tout en esquissant les voies d'une réforme et d'une modernisation sociales et politiques ? avec un intérêt particulier pour le sort fait aux femmes.
Prisonnier depuis huit ans dans un camp de travaux forcés en Asie centrale sous le régime stalinien, Ivan Denissovitch Choukhov, petit homme bon et débrouillard, est un zek, un détenu dans le langage administratif soviétique. Harcelé par ses bourreaux, le froid et la faim, il s'efforce de survivre avec dignité. Alexandre Soljenitsyne nous plonge dans le quotidien d'une victime des camps de travail, et c'est toute l'horreur de cet univers " hors la vie " qui nous saute au visage.En 1962, avec ce texte inoubliable écrit en deux mois dans une langue vive, truculente et lyrique, Soljenitsyne et le monde du goulag entraient en littérature." L'ouvrage fit l'effet d'une bombe car il révélait au grand jour l'existence des camps staliniens. " Le Monde