Penser le mal. Une autre histoire de la philosophie
Neiman Susan ; Dutheil de La Rochère Cécile
1ER PARALLELE
14,90 €
Prévente
Sortie prévue le 1 octobre 2026
EAN :9782850612633
Un classique de la philosophie enfin traduit. "Susan Neiman est l'une des penseuses exceptionnelles de notre temps' Eva Illouz Un monde dans lequel des innocents souffrent peut-il avoir un sens ? Si la question du mal est éminemment philosophique, c'est qu'elle n'est pas seulement morale : elle interroge l'intelligibilité du monde. S'intéresser aux réponses qui y ont été apportées par les philosophes, c'est comprendre intimement leur manière de voir le monde, en écho à celle de leur époque. C'est aussi saisir que nous sommes toujours pris dans des carrefours de postulats qui nous dépassent. Lorsqu'en 1755 Lisbonne est détruite par un tremblement de terre, l'événement provoque une onde de choc parmi les philosophes européens. Ce que l'on qualifierait aujourd'hui de catastrophe naturelle est considéré comme l'incarnation du mal. Deux siècles plus tard, la découverte des camps de la mort nazis agit comme une dévastation conceptuelle : la plupart des philosophes s'accordent à dire que nous manquons de ressources pour aller au-delà du témoignage. De " mal naturel ", le mal est devenu " mal moral " ; une bascule a eu lieu. Penser le mal fait le récit de cette bascule. Pour Susan Neiman, la philosophie n'est pas affaire de spécialistes ; elle doit poser des questions universellement partagées. En retraçant la manière dont les philosophes modernes ? depuis Bayle et Voltaire jusqu'à Arendt et Rawls, en passant par Hegel et Nietzsche ? ont répondu à ces questions, elle retourne aux racines du questionnement et de l'émerveillement philosophiques. Et nous offre une ?uvre extrêmement originale et généreuse. ________________________________________________________ " (Penser le mal) apparaît bien comme l'une des présentations les plus complètes du mal, dans ses multiples dimensions. " Robert Maggiori, Libération " Susan Neiman projette de faire de la philosophie "un abri accueillant". " En attendant Nadeau " Essai foisonnant à l'argumentation ardente. " Télérama " Penser le mal autrement mettrait chacun devant une responsabilité plus grande. Sous la plume de Susan Neiman, raconter le débat philosophique sur le mal est aussi un acte citoyen. " La Croix " Avec son nouvel essai Penser le mal , qui vient de paraître en France, cette philosophe américaine ne propose rien moins qu'une refondation de la morale, domaine laissé en friche par la pensée contemporaine. Une plongée vertigineuse dans les pas de Leibniz, Kant et Arendt. " Philosophie Magazine " Le mal (...) est au c'ur de la philosophie occidentale. Susan Neiman reprend le dossier avec une belle énergie. Et elle le fait avec la ferme intention de l'ouvrir à un large public, au-delà des cénacles universitaires. " Livres Hebdo " Avec Penser le mal , la philosophe Susan Neiman offre une belle réflexion historique sur cette notion, de Leibniz à Arendt. " Le Monde des livres " Dans Penser le mal. Une autre histoire de la philosophie , la philosophe américaine Susan Neiman va plus loin et fait de la question du mal le nerf de l'histoire de la philosophie, en ce qu'elle est le moteur des bouleversements fondamentaux qui sont venus toucher notre rapport au monde. " Lire magazine " Avec erudition et clarté, la philosophe Susan Neiman ébranle notre structuration du discours philosophique moderne à l'aune de la question universellement partagée du Mal. Depuis deux ancrages majeurs - le tremblement de terre à Lisbonne en 1755 et Auschwitz, nous accédons à une étude renouvelée de la pensée de Voltaire, Rousseau, Kant, Hegel, Marx, Nietzsche, ainsi qu'Arendt, Camus et Rawls. Elle démontre brillamment que le Mal est à la racine de toute philosophie occidentale, d'une "indéchiffrable banalité". Un excellent ouvrage d'histoire des idées, une philosophie "accueillante" tournée vers l'avenir : que faut-il faire, que peut la pensée, que peut l'action politique contre le Mal ? A cela, Susan Neiman offre des perspectives captivantes et invite à prolonger ce dynamisme de la pensée philosophique. " Charline, Librairie Mollat
Nombre de pages
300
Date de parution
01/10/2026
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300g
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EAN
9782850612633
Titre
Penser le mal - Une autre histoire de la philosophie
Auteur
Neiman Susan ; Dutheil de La Rochère Cécile
Editeur
1ER PARALLELE
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300
Date de parution
20261001
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Ce livre n'est pas un réquisitoire contre la cancel culture. C'est un livre-manifeste qui appelle au sursaut d'une gauche universaliste, éprise de justice et de progrès. Qui appelle aussi à la création d'un front populaire, seul capable de lutter contre les nouveaux fascismes qui gagnent le monde. Susan Neiman combat, argument contre argument, l'autocritique accusatoire qui rend la pensée des Lumières coupable des maux que sont le colonialisme et l'esclavage, coupable aussi d'aveuglement et d'eurocentrisme. Elle montre combien les revendications identitaires se révèlent réductrices et essentialistes, en un mot dangereuses. Elle critique le renoncement à l'idée de progrès qui encourage les politiques d'intérêt personnel et condamne toute action d'intérêt général. En quatre brefs chapitres, Susan Neiman redistribue les cartes d'une conversation intellectuelle nécessaire à nos démocraties.
Ce n'est pas la rébellion de Peter Pan qui est subversive mais, au contraire, la décision d'accepter de grandir, et d'assumer la difficile liberté qui accompagne ce mouvement". Notre société est obsédée par la prime jeunesse. La chose semble partout admise : devenir adulte, c'est se résigner à une vie moins aventureuse et beaucoup plus insignifiante que ce à quoi l'on pensait pouvoir prétendre. Mais si l'on ne parle jamais de l'âge adulte en termes élogieux, ce n'est peut-être pas pour rien. Car en décrivant la vie comme un long déclin, nous laissons entendre aux plus jeunes qu'ils ne doivent pas en attendre grand-chose - et nous leur apprenons ainsi à ne rien réclamer. L'idéologie de la jeunesse éternelle n'est pas neutre d'un point de vue politique : l'enfant est d'abord assujetti à la volonté d'autrui. Dans cet essai incisif, Susan Neiman, philosophe américaine internationalement reconnue et pour la première fois traduite en français, interroge cette culture, la nôtre, qui promeut une adolescence permanente. Et se tourne vers des penseurs tels que Kant, Rousseau et Arendt pour trouver un modèle de maturité qui ne soit pas simple affaire de résignation. Car la véritable maturité implique de trouver le courage de vivre dans un monde incertain sans rien céder au dogme du désespoir. Un adulte, affirme Neiman, transforme le monde de sorte qu'il ressemble davantage à ce qu'il devrait être, sans jamais perdre de vue ce qu'il est vraiment. Et si le fait de prendre de l'âge, loin de rimer avec ennui et renoncement, était en fait un idéal pour notre temps - peut-être même l'idéal le plus subversif que l'on puisse trouver dans une société qui nous encourage à ne pas faire l'effort de penser par nous-mêmes ?
Un classique de la philosophie enfin traduit. "Susan Neiman est l'une des penseuses exceptionnelles de notre temps' Eva Illouz Lorsqu'en 1755 Lisbonne est détruite par un tremblement de terre, l'événement provoque une onde de choc parmi les philosophes européens. Ce que l'on qualifierait aujourd'hui de catastrophe naturelle est considéré comme l'incarnation du mal. Deux siècles plus tard, la découverte des camps de la mort nazis suscite une abondante littérature de témoignage mais la philosophie reste muette. De " mal naturel ", le mal est devenu " mal moral " ; une bascule a eu lieu. Penser le mal fait le récit de cette bascule. Pour Susan Neiman, la philosophie n'est pas affaire de spécialistes ; elle doit poser des questions universelleemnt partagées. Un monde dans lequel des innocents souffrent peut-il avoir un sens ? La foi en dieu ou dans le progrès humain peut-elle résister à une énumération des atrocités terrestres ? Si la question du mal est éminemment philosophique, c'est qu'elle n'est pas seulement morale : elle interroge l'intelligibilité du monde. En retraçant la manière dont les philosophes modernes - depuis Bayle et Voltaire jusqu'à Arendt et Rawls, en passant par Hegel et Nietzsche -, ont répondu à ces questions, Neiman retourne aux racines du questionnement philosophique. Elle nous invite ainsi à une relecture audacieuse de l'histoire de la philosophie moderne occidentale à travers le prisme du mal - " la racine par laquelle la philosophie moderne a poussé ". Un livre extrêmement original et ambitieux, déjà considéré comme un classique.
Sous la plume de Susan Neiman, les questions philosophiques les plus épineuses deviennent soudain lumineuses, portées par un style qui respire l'énergie et l'intelligence. " Eva Illouz Notre société est obsédée par la jeunesse. La chose semble partout admise : devenir adulte, c'est se résigner à une vie moins aventureuse et beaucoup plus insignifiante que ce à quoi l'on pensait pouvoir prétendre. Mais si l'on ne parle jamais de l'âge adulte en termes élogieux, ce n'est peut-être pas pour rien. Car en décrivant la vie comme un long déclin, nous laissons entendre aux plus jeunes qu'ils ne doivent pas en attendre grand-chose - et nous leur apprenons ainsi à ne rien réclamer. Derrière l'idéologie de la jeunesse éternelle se cache une question politique majeure. Dans cet essai incisif, Susan Neiman, philosophe américaine internationalement reconnue et pour la première fois traduite en franc ? ais, interroge cette culture, la nôtre, qui promeut une adolescence permanente. Et se tourne vers des penseurs tels que Kant, Rousseau et Arendt pour trouver un modèle de maturité qui ne soit pas simple affaire de résignation. Car la véritable maturité implique de trouver le courage de vivre dans un monde incertain sans rien céder au dogme du désespoir. Un adulte, affirme Neiman, transforme le monde de sorte qu'il ressemble davantage à ce qu'il devrait être, sans jamais perdre de vue ce qu'il est vraiment. Et si le fait de prendre de l'âge, loin de rimer avec ennui et renoncement, était en fait un idéal pour notre temps - peut-être même l'idéal le plus subversif que l'on puisse trouver dans une société qui nous encourage à ne pas faire l'effort de penser par nous-mêmes ? " Un essai majeur " par " une icone intellectuelle " Madame Figaro " Susan Neiman parvient à rendre la Critique de la raison pure séduisante". Philosophie Magazine " Revigorant et accessible". Lire " Ne refusant pas l'usage du " je ", les clins d'oeil au monde contemporain, ni l'humour, cet essai allie l'instructif, l'utile et le plaisant au bénéfice de notre maturité. " La Croix " Un ouvrage que tout éducateur devrait lire. " The Conversation
Incendies en Californie, au Canada, en Catalogne... Les feux de forêts prennent depuis quelques années une ampleur telle que nous parlons désormais de "mégafeux". D'une étendue et d'une puissance sans précédent, nul ne parvient à les anticiper et à les contrôler ; sautant pardessus les obstacles, ils s'attaquent désormais aux zones d'habitation. A l'heure de la crise écologique, nous dit Joëlle Zask, ils révèlent l'ambiguïté fondamentale du rapport que nous entretenons avec la nature. Une nature idéalisée mais que l'on s'évertue à vouloir dominer. D'un côté, on gère les forêts de manière industrielle, quitte à renforcer le risque et la gravité d'incendies auxquels on répondra par une "guerre du feu" tout aussi industrielle et, le plus souvent, vaine. De l'autre côté, fantasmant un retour aux sources, on construit dans les bois des cabanes sans clairière qui flamberont à la première étincelle. En cela, les mégafeux sont le symptôme d'une société malade. Un symptôme dont la gravité peut nous aider à repenser nos interactions avec une "nature" qui n'est jamais que le résultat des soins attentifs que les êtres humains prodiguent, depuis des millénaires, à leur environnement. C'est cette attention qu'il est urgent de retrouver.
Comment se déploie aujourd'hui la surveillance ? Que sait-on de nous ? Sur le sujet circulent, à l'heure des objets connectés, des représentations d'un autre temps. Olivier Tesquet, l'un des journalistesles mieux informés sur la question, propose de cesser considérer la surveillance de manière abstraite pour permettre au lecteur d'avoir prise sur cet enjeu fondamental. Quand on parle de surveillance, on ne parle pas que de grandes oreilles et de paires d'yeux dans le ciel. C'est une réalité bien plus quotidienne et moins spectaculaire que ces incantations inquiètes. Ecrasée par le vocabulaire orwellien, la réflexion sur la surveillance s'égare en mauvais diagnostics. De nos routines Instagram aux caméras intelligentes du Xinjiang, des courtiers en données discrets à nos profils Facebook, qu'est-ce qui lie nos destins - en apparence disparate - de citoyens sous contrôle ? Depuis trois siècles, les dispositifs s'éparpillent jusqu'à donner l'illusion de disparaître. Et pourtant, plus présents et intrusifs que jamais, ils font de nous des agents consentants de notre propre enfermement, modifient nos comportements et confisquent nos vies avec le sourire. Nous commandant de forger une nouvelle grammaire pour mieux saisir le monde inquiétant dans lequel nous évoluons tous : une description minutieuse, rigoureuse et à hauteur d'individu des dispositifs qui nous entourent.
Le nouveau livre de Jan-Werner Müller, politiste allemand internationalement reconnu. Le libéralisme, historiquement garant des libertés individuelles contre l'autoritarisme, est aujourd'hui perc ? u comme une attitude propre aux élites, une culture qui serait l'apanage des " gagnants de la mondialisation ", d'une population urbaine privilégiée sourde aux difficultés de la majorité. Comment a-t-on pu en arriver là ? Le libéralisme a-t-il toujours été l'affaire de moralisateurs arrogants ? Jan-Werner Mu ? ller montre comment et pourquoi de telles idées se sont imposées une fois la guerre froide terminée, contre toutes les attentes des très triomphalistes libéraux. Puis il élabore, en s'appuyant sur les réflexions de la grande intellectuelle de l'après-guerre Judith Shklar, un " libéralisme d'en bas ", qui serait à même de garantir une existence indépendante et à l'abri de la peur. Un tel libéralisme, montre-t-il dans ces pages singulières et ambitieuses, pourrait étayer de fac ? on tout à fait inédite une politique fondée sur l'idée de sécurité et soucieuse de parer à toute discrimination. Sans doute y a-t-il là une piste pour sortir du vain combat entre " élites libérales " et populistes.
Le livre événement d'un des meilleurs analystes de la situation internationale, à paraître simultanément dans le monde entier. Nul ne sait quand la pandémie de Covid-19 se terminera, et en- core moins comment. Nous ne pouvons que spéculer sur son impact politique et économique à long terme. Mais les histo- riens sont clairs : les épidémies sont des événements. La pres- sion considérable qu'elles exercent sur les sociétés rendent visibles des structures latentes qui, en d'autres circonstances, n'apparaîtraient pas aussi clairement. La pandémie que nous vivons aujourd'hui, qui est l'expérience naturelle la plus in- croyable à laquelle nous ayons assisté dans notre vie, a fait du monde un laboratoire social géant. Il est trop tôt, bien su^r, pour tirer des conclusions définitives quant à l'impact durable de cette crise mondiale. Mais ce pe- tit livre en tire sept premières lec ? ons. Chacune fait l'objet d'un chapitre, qui décrit comment elles s'articulent avec le contexte politique, social et économique plus général. Ivan Krastev, l'un des meilleurs analystes actuels de la vie internationale, explore quelques pistes pour anticiper les conséquences politiques, économiques et sociales, de la pan- démie - conséquences à coup su^r considérables.