Le kibboutz n'est pas un village au paysage pastoral, avec ses habitants pittoresques, ses poules et ses arbres de Judée. C'est une oeuvre politique, et rares sont les gens de par le monde qui ont vécu, par choix et de leur libre volonté, une telle expérience, la plus ambitieuse qui fut jamais tentée. Qui pourrait dire non à une tentative de fonder un monde meilleur, un monde d'égalité et de justice ? Nous n'avons pas dit non. Nous avons déserté." Avec humour, compassion, mais aussi avec une lucidité totale, Yaël Neeman raconte l'histoire du kibboutz Yehi'am fondé par ses parents, originaires de Hongrie, et nous initie à cette vie si particulière. Elle nous fait partager la perception d'une enfant, puis d'une adolescente qui ne sait pas dire "je", qui se fond mentalement dans un "nous" permanent au service d'une utopie insatiable, hors d'atteinte. Un jour, la séparation se produit. Elle est à l'armée, cette autre idéologie collective. La brillante soldate craque et est réformée. La bulle communautaire éclate, le monde s'ouvre à elle en même temps que viennent les mots justes pour dire la double désertion. Une analyse d'une fécondité extrême sur l'individu, la société, le poids des idéologies et des bonnes intentions, dans ce qui fut l'expérience la plus audacieuse du XXe siècle : le kibboutz.
Résumé : A travers les récits et témoignages de tous ceux qui l'ont croisée un jour, Yaël Neeman entreprend de reconstituer le portrait de Pazith, de plus en plus complexe à mesure qu'elle tente de l'approcher, et qui semble s'être consacrée à parfaire sa disparition, à ne laisser aucune trace d'elle-même. Israélienne de la première génération, Pazith est aussi le miroir d'une société qui s'invente sur des bases chancelantes et douloureuses. Interrogeant les mémoires, multipliant les angles, le livre montre qu'il n'existe pas de vie " ordinaire ", que tout passage sur terre recèle une énigme universelle. Aussi sobre que bouleversant.
Résumé : "Le kibboutz n'est pas un village au paysage pastoral, avec ses habitants pittoresques, ses poules et ses arbres de Judée. C'est une oeuvre politique, et rares sont les gens de par le monde qui ont vécu, par choix et de leur libre volonté, une telle expérience, la plus ambitieuse qui fut jamais tentée. Qui pourrait dire non à une tentative de fonder un monde meilleur, un monde d'égalité et de justice ? Nous n'avons pas dit non. Nous avons déserté." Avec humour, compassion, mais aussi avec une lucidité totale, Yaël Neeman raconte l'histoire du kibboutz Yehi'am, que ses parents, originaires de Hongrie, ont participé à fonder. A travers les yeux d'une enfant puis d'une adolescente qui ne sait pas dire "je", qui se fond mentalement dans un "nous" permanent au service d'une utopie hors d'atteinte, elle initie le lecteur à cette vie si particulière. Jusqu'au jour où la séparation se produit. Une analyse d'une fécondité extrême sur l'individu, la société, le poids des idéologies et des bonnes intentions, dans ce qui fut une expérience incroyablement audacieuse.
Temps et mémoire sont deux notions complexes et indissociables. Suite au grave accident de montagne de leur mère, des jumeaux réagissent de manière diamétralement opposée. Si Léo se souvient soudain des moindres petits événements des années passées, Potina, elle, a tout oublié ; sa mémoire, lointaine et immédiate, s'est effacée d'un seul coup. Pour aider sa soeur, Léo lui écrit des mails où il lui raconte leur enfance. Et quand leur mère tarde á sortir du coma, les deux enfants décident de prendre les choses en main... Une exploration des méandres du temps !
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.