Vers l'automatisme social ? Machines, informatique, autonomie et liberté
Naville Pierre ; Cours-Salies Pierre
SYLLEPSE
20,00 €
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EAN :9782849504949
Machinisme et informatisation peuvent-ils permettre autonomie et liberté ? C?est à cette question que répond cet ouvrage. Pierre Naville montre concrètement les perspectives de transformation de la société telles qu?elles se dessinent depuis le milieu des années 1960. De grandes réorganisations du temps de travail sont immédiatement possibles car les automatismes permis par les "machines" autorisent des équipes travaillant moins longtemps. Dès lors, comment penser les transformations du rapport au travail et la réorganisation de la société ? L?automation ne doit pas être un épouvantail, mais un levier. Elle ouvre des horizons. La production doit devenir une technique vivante, autonome, débarrassée de l?exploitation et, par conséquent, des exploiteurs. A condition de se saisir de ces changements, une liberté nouvelle est réalisable pour la société. L?auteur évoque des régulations d?un genre nouveau où systèmes techniques et systèmes sociaux fonctionneraient à la fois en autonomie et en coopération. L?actualité des nouvelles technologies qui sont désormais notre quotidien illustre la pertinence des analyses de Pierre Naville et l?utilité de les revisiter. Dans sa préface, "Un retard immense", Pierre Cours-Salies évoque le "temps perdu" qui s?est écoulé depuis la publication de cet ouvrage et la "défaite historique" subie dans la marche vers la liberté. Il éclaire également l?actualité renouvelée de l?approche de Pierre Naville. Un véritable manifeste pour l?avenir.
Nombre de pages
328
Date de parution
24/03/2016
Poids
432g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782849504949
Titre
Vers l'automatisme social ? Machines, informatique, autonomie et liberté
Auteur
Naville Pierre ; Cours-Salies Pierre
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
150
Poids
432
Date de parution
20160324
Nombre de pages
328,00 €
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C'est à Moscou, en 1927, que Pierre Naville rencontre pour la première fois Trotsky. Devenu l'un des principaux animateurs du groupe trotskyste français, il a l'occasion de le rencontrer ailleurs dans son exil à Prinkipo, à Copenhague, à Paris. Ce témoignage, publié pour la première fois en 1962, dresse un portrait lucide et sensible du grand révolutionnaire dans son opposition à la dictature stalinienne.
A travers les voix et les récits de survivants et de témoins, de militants des droits de l'homme, d'acteurs judiciaires, de journalistes et d'historiens, Francesca Lessa lève le voile sur les secrets de la répression transnationale mise en place par les dictatures sud-américaines entre 1969 et 1981. Mettant en place une coordination répressive inédite connue sous le nom de plan Condor, les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, avec le soutien des Etats-Unis, lancent une campagne de lutte contre la "subversion" . Les dictatures militaires alors en place en Amérique latine envoient des agents secrets poursuivre et assassiner les dissidents politiques jusqu'en Europe (France, Italie, Portugal, Espagne...) et aux Etats-Unis. Les forces militaires et policières, légales et extra-légales, de ces dictatures vont enlever, torturer et assassiner des centaines d'hommes et de femmes. Le plan Condor est le fil conducteur des dictatures sud-américaines qui firent des dizaines de milliers de morts, et plus encore de torturés, d'emprisonnés, d'exilés. Au cours de ces années, l'Amérique du Sud devint une zone de terreur généralisée et d'impunité pour ceux qui perpétuaient la violence. Dans ce livre, Francesca Lessa montre également comment des réseaux d'individus en quête de justice se sont progressivement matérialisés et ont réussi à transcender les frontières nationales pour obtenir justice pour les victimes de ces horreurs. S'appuyant sur un travail de terrain approfondi, des recherches dans les archives, des observations de procès et plus d'une centaine d'entretiens, Le plan Condor en procès explore le passé et le présent de l'Amérique du Sud. Ce livre met en lumière les luttes actuelles pour la justice, alors que les sociétés de la région sont confrontées à l'héritage des atrocités commises.
Au travail, et dans la joie s'il vous plaît, sous l'emprise des technologies de communication et surveillance, il faut désormais être à disposition de l'employeur 24 heures sur 24, sept jours sur sept et même lors de ses congés. A contrario de cette réalité, s'enchaînent les discours patronaux et étatiques présentant la vie quotidienne comme de moins en moins contrainte par le temps de travail. Loin de cette arnaque, ce livre explore comment, depuis 1968, s'est déployé un processus d'intrusion du travail capitalistique dans notre quotidien. Associé aux pratiques managériales, qui font de l'urgence la norme dans l'organisation du travail, le travail totalitaire engloutit la moindre parcelle de liberté de notre temps. Il s'accapare notre intimité jusque dans l'offre et la consommation de loisirs planifiés et minutés. Il fait de nous des "esclaves modernes". "Le travail totalitaire" explique en quoi la bataille pour l'émancipation ne peut plus se satisfaire de la seule réduction quotidienne du temps de travail. Une critique radicale de la vie quotidienne devient ainsi une condition indispensable pour qu'advienne une société démocratique.
Y a-t-il un intérêt à rendre compte, en 2024, de l'expérience de femmes qui ont fui l'Espagne au moment de la victoire de Franco en 1939 ? C'est à travers des récits de vie, des trajectoires de trois femmes, que ce livre entend contribuer à une compréhension toujours à renouveler du fascisme, des résistances au quotidien, des processus de violence. Ainsi, la première partie du livre met en perspective les récits en posant un cadre historique. La deuxième présente le témoignage de trois femmes espagnoles qui avaient refusé la victoire du général Franco en 1939 et s'étaient réfugiées en France en l'absence de leur mari. Cette séparation était due au fait que la frontière entre la France et l'Espagne avait été ouverte aux civils et aux blessés à partir du 27 janvier 1939, alors qu'elle était restée fermée aux soldats de l'armée républicaine espagnole jusqu'au 5 février 1939. Les trois narratrices, qui ont accepté de raconter leur vie à l'auteure, 50 ans après la défaite républicaine, étaient issues de familles dont les hommes avaient été des militants ou des sympathisants de partis politiques opposés au coup d'Etat nationaliste. Leur enfance et leur adolescence se sont passées à Barcelone, avec son lot de conflits sociaux et de répression. Leurs témoignages montrent comment des ouvrières ou des mères de famille des quartiers ouvriers se sont senties concernées par les idées nouvelles et par les changements politiques intervenus dès leur jeunesse. L'imprégnation politique émanant du milieu familial et de la vie de quartier alimente le sentiment d'appartenir à une classe sociale qui lutte pour améliorer ses conditions de vie. Dès lors, les femmes n'hésitent pas à intervenir à leur manière dans leur quartier. Ce sont les petits gestes de solidarité ou de rejet, les échanges verbaux dans les magasins, les coopératives d'alimentation, les lavoirs publics ou le récit de leurs loisirs dans les centres communautaires, qui révèlent la constitution d'un espace politique qui ne s'exprime que lors d'événements particulièrement importants comme les grèves, la célébration de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement républicain, la guerre ou l'exil. Pour ces trois femmes, leur décision de quitter l'Espagne représente leur fidélité idéologique à leur condition de femmes du peuple, en même temps qu'elles se sont montrées solidaires des choix politiques de leur famille, de leur milieu social et de leurs époux impliqués dans la guerre civile.