La Biennale de Châteauroux existe depuis 25 ans. Cette manifestation a acquis au cours des années reconnaissance et légitimité dans le domaine céramique, en confrontant les créations de céramistes indépendants français avec celles d'artistes invités provenant d'autres pays. Aujourd'hui, la biennale s'ouvre à d'autres supports artistiques hors objets ou sculptures, avec des présentations de vidéos, de photographies et d'installations multimédia, dès l'instant que ces expressions conservent l'énergie créatrice liée au matériau-terre. Elle s'attache à montrer que l'expression céramique est d'une modernité insoupçonnée, particulièrement adaptée aux enjeux et aux questionnements des artistes d'aujourd'hui, que ceux-ci privilégient ou non ce moyen d'expression. Sont ainsi soulignés les ponts jetés entre la pratique artisanale indépendante, la production industrielle en design, et les propositions plus expérimentales de ceux qui font une incursion ponctuelle dans le savoir-faire céramique. Les invités de cette édition 2005 viennent de plusieurs pays d'Europe : France, Suisse, Belgique, Italie, Espagne, Pays-Bas. Depuis toujours, la manifestation s'attache à faire découvrir des jeunes talents qui tiennent déjà les promesses d'un grand avenir.
Nombre de pages
253
Date de parution
12/01/2006
Poids
600g
Largeur
150mm
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EAN
9782848090580
Titre
Le Corps, L'Atelier, Le Paysage. Céramique dans l'art contemporain
Maurice Rollinat (Châteauroux, 1847 - Ivry, 1903) était le fils de l'avocat François Rollinat, l'un des grands amis de George Sand. Rapidement il décida de s'adonner à la littérature et de s'installer à Paris en 1871. Il devint l'un des poètes les plus prometteurs de la génération de 1870, fréquentant des salons prestigieux, celui de Nina de Villard, de Barbey d'Aurevilly, d'Alphonse Daudet et de Sarah Bernhardt. En 1883, il publia Les Névroses, ?uvre particulièrement tapageuse qui lui offrit le succès et la gloire. Fatigué par le bruit fait autour de son nom, il se retira à Fresselines, loin de la tourmente parisienne. Là, il continua son ?uvre poétique et musicale. Mais les autres arts ne lui étaient par pour autant étrangers. C'est ce que cet ouvrage entend montrer en présentant tour à tour ses relations avec des peintres et des sculpteurs tels que Monet ou Rodin et la manière inouïe dont Maurice Rollinat et son oeuvre les fascinèrent.
En interrogeant des artistes actuels très différents d'origine, de nationalités, d'expressions plastiques, une multitude de réponses, à la hauteur de la forte personnalité véhiculée par George Sand, ont été apportées à la question: "Que vous inspire George Sand?" Trois types de réponses sont apparus: Des artistes ont cherché à donner un visage nouveau à cette égérie en s'inspirant de portraits déjà réalisés par (les peintres (Charpentier, Delacroix...), des photographes (Nadar, Verdot...) ou en ont créés (le totalement novateurs. Des artistes ont illustré les romans ou des citations issues de sa prolifique et variée ?uvre littéraire. Des artistes ont opté pour une utilisation des modes d'expression et des supports résolument contemporains (vidéo, installations...) pratiquant une analyse de l'ouvre et de la vie de George Sand, transposant ses engagements en les resituant dans le contexte des événements de notre société. George Sand n'a-t-elle pas écrit à propos de ses textes: "mon âme, j'en suis certaine a servi de miroir à la plupart de ceux qui y ont jeté les yeux". Michèle Naturel
Les textes de ce volume, qui réunit médecins, psychanalystes et littéraires, ont pour objet d'étude Proust, l'homme comme son oeuvre. Celle-ci, qui entretient des liens souterrains avec l'enfance et la vie de l'écrivain - l'autorité d'un père hygiéniste, l'asthme dont souffre Proust, la psychothérapie qu'il a suivie -, est ainsi peuplée de personnages de médecins et de malades, et met en scène une tension entre volonté créatrice et angoisse existentielle. Les rapports entre esthétique et dolorisme, entre hystérie et création littéraire, intermittences du coeur et cardiologie, les représentations de la mort, de la neurasthénie, des rêves, font de Proust un pionnier de la neuroscience.
Qu`est ce donc que le fait littéraire ? des écritures, des voix, des formes et des supports jusqu`aux lieux de mémoire ; des figures, celles de l`écrivain, du lecteur, de l`éditeur, du libraire, du critique, du bibliothécaire, tous les acteurs qui garantissent le succès du livre. "L`article dans Le Figaro " qui parcourt la Recherche est la mise en abyme parfaite du fait littéraire dont Proust est l`initiateur. Phénomène vivant, il comporte une dimension affective, à commencer par l`angoisse que suscite la publication. La figure de l`écrivain prend un caractère charnel, ainsi dans l`émotion des premières rencontres, avec l`éditeur Gaston Gallimard, avec des écrivains-lecteurs, mais aussi avec les lecteurs anonymes. Toujours se posent les questions du rapport du fragment à la totalité, de la construction de l`oeuvre qui lui donne sens, et s`illustre l`idée plus générale de mouvement : les livres circulent, les manuscrits se découpent et se vendent. Proust aura proposé la non-fixité de l`oeuvre.
Les poèmes publiés dans ce premier livre en français de la poète et artiste Lillian-Yvonne Bertram sont tirés de Negative Money (Soft Skull Press, 2023), son sixième recueil. Finaliste du New England Book Award, Negative Money pose la question douloureuse d'une vie " à découvert " au sein d'un capitalisme effréné de consommation : que signifie vivre " en négatif ", exister dans la dette, la précarité et le manque, malgré un emploi, malgré tout le travail fourni ? Le titre devient une métaphore de la condition contemporaine : un état de déficit permanent, économique mais aussi intime et social. Bertram écrit à la jonction de l'expérience personnelle et des structures oppressives : l'endettement, le genre, la race, l'amour. Ces poèmes exposent avec lucidité les violences systémiques du capitalisme tout en sondant la fragilité du lien humain. La richesse du livre tient à sa diversité formelle : abécédaire, sonnets, poèmes visuels et expérimentations graphiques composent une mosaïque d'écritures. Cette pluralité sert une poésie conceptuelle et lyrique, cérébrale et sensible, rude et tendre à la fois , l'écriture se déploie dans un langage incisif, parfois ironique, toujours tendu. Si la lucidité peut sembler parfois brutale, elle n'aboutit jamais pour autant au cynisme. Bertram propose au contraire une poésie qui ouvre, dans la conscience du manque, la possibilité d'une résistance et d'un espoir. Argent négatif se veut ainsi à la fois confession intime et critique sociale, invitation à repenser la valeur de nos vies, de nos relations et de nos désirs au-delà des logiques financières. C'est comme si la poésie de Lillian-Yvonne Bertram dressait le portrait d'une Amérique chère : un pays si onéreux qu'il en devient hostile , un pays pourtant que l'on ne peut se résoudre à priver de toute affection.