Un Verre de colère. (suivi de) La Maison de la mémoire
Nassar Raduan
GALLIMARD
15,25 €
Epuisé
EAN :9782070703265
Voici en un seul volume les deux romans publiés par Raduan Nassar. Deux ouvrages distincts. Mais une unité de ton dans la modulation d'un thème : l'obsession des limites, aussi bien d'ordre moral que religieux ou simplement matériel. Et cela dans l'ambivalence de la protection et de la contrainte. La maison de la mémoire (1975) peut apparaître comme une version du Fils prodigue. Le rebelle est traqué par lui-même - son corps, ses mots - entre la chambre-utérus où il est réfugié et la "maison du père" fondée sur le langage de la tradition - d'une tradition dont les racines plongent de ce côté de l'Océan, sur les bords de la Méditerranée, au Liban. Et c'est contre cette limite qu'il bute et qu'il laboure son passé, remontant jusqu'à une violence primordiale, d'avant toute loi. En revanche, Un verre de colère (1978) met en scène le déchaînement verbal d'un homme, sa remise en question de lui-même et du monde après un mince incident - parce que des fourmis ont ouvert une brèche dans la haie vive de sa propriété, qui est en fait l'inviolable clôture où il vit... Comme la phalène dans la nuit zigzague, s'affole, s'exténue, c'est dans cet entre-monde physique et mental que se meut le narrateur, passant de l'inventaire à l'imprécation, de la notation laconique à la démesure.
Nombre de pages
184
Date de parution
02/04/1985
Poids
260g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070703265
Titre
Un Verre de colère. (suivi de) La Maison de la mémoire
Auteur
Nassar Raduan
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
260
Date de parution
19850402
Nombre de pages
184,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Revue de presse Recueil de six nouvelles écrites dans les années soixante et soixante-dix par l'un des romanciers les plus importants de sa génération. Raduan Nassar vit dans une grande propriété agricole dans le centre du Brésil.
Je restai à l'attendre déjà tendu et prêt, savourant en silence le coton du drap qui me couvrait, et bientôt je fermais les yeux pensant aux artifices que j'emploierais (parmi tous ceux que je connaissais), et sur ce je repassais seul dans ma tête tant de choses que nous faisions, comment elle vibrait aux signes initiaux de ma bouche et à l'éclat que je forgeais dans mes yeux où je faisais affleurer ce qui existait en moi de plus louche et de plus sordide, sachant qu'elle, transportée par mon envers, devrait crier : c'est ce salaud que j'aime". Raduan Nassar a publié trois livres avant d'abandonner la littérature au début des années 1980. En 2016, il a reçu le prix Camões, le plus prestigieux prix littéraire de la langue portugaise. Roman devenu culte au Brésil et redécouvert dans le monde entier, Un verre de colère est un bijou - indiscret - d'ingéniosité.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.