Ce livre rassemble des récits de personnes qui ont été en proie à des troubles récurrents du discernement. Chacun décrit sa pathologie avec une lucidité et une perspicacité qui ne peuvent qu'émerveiller le lecteur. A la frontière entre deux mondes, les auteurs nous confient leur intimité avec une étrange transparence. Leur franchise et leur finesse d'observation ne font rien d'autre que de nous parler de nous-mêmes. Capables aussi bien de tendresse que d'agressivité à leur propre égard, ils respectent leur intuition, tout en restant interrogateurs devant leur inconscient en jachère. "Vous et moi sommes implicitement mis en boîte au fil de ces pages: c'est très bien, vous verrez." Christophe Gallaz
De Zeus à Bouddha en passant par Mahomet, Jésus ou Rê, dix récits de naissance divine mis en scène et commentés. D'Egypte en Bolivie, ce voyage dans le temps s'étale sur plus de 4000 ans, période dont les archéologues du futur diront peut-être qu'elle correspondit à cet âge d'or où l'imagination savait encore composer avec la vérité. Bouddha, Jésus, Krishna, Mahomet, Moïse, Rê, Romulus et Remus, Soleil et Lune, Tane, Zeus.
A l'âge où on l'on cherche des figures inspirantes pour nous guider vers l'émancipation, les défis et les promesses de la vie d'adulte, Hélène Vignal ne pouvait pas se tourner vers ses parents : pris dans l'admiration malsaine qu'ils vouaient à un véritable gourou, ils ne pouvaient pas être des modèles pour l'adolescente qui bouillonnait silencieusement devant les injustices du monde et de sa propre vie. Un jour, en allumant la radio, elle rencontre par les ondes celui qu'elle va admirer le temps qu'il faut pour trouver sa juste place dans le monde. Car admirer peut nous hisser au-delà de nos propres capacités. A condition que l'admiré nous conduise ailleurs qu'à son seul plaisir d'être admiré, impasse dangereuse qui condamne à l'aliénation et au mépris de soi. De cette expérience précoce du meilleur et du pire de l'admiration, Hélène Vignal tire un récit puissant de la rage d'être à la fois libre et relié. Une lecture urgente pour prévenir l'emprise et trouver les admirations qui font grandir !
Puisant dans les sources bibliques, dans la littérature juive et chez les Pères de l'Eglise, l'auteur nous entraîne dans une compréhension originale de la charité comme " prêt " fait à Dieu, croisant ainsi les dimensions sociale et spirituelle du don. Ce prêt pose aussitôt le problème de ce qui est attendu en retour par le créancier qui l'a concédé. Pour y répondre, l'auteur engage une réflexion plus large sur la dette, l'altruisme, le temps et le purgatoire, la gratuité et la foi. Face au paradoxe d'un geste de générosité intéressé par une rétribution divine (paradoxe que n'auront pas manqué de soulever les Réformateurs), l'auteur s'appuie sur une étude minutieuse des textes pour défendre une interprétation revigorante du devoir de charité : amasser un trésor dans les cieux, c'est essentiellement " s'exprimer sur la nature du monde " , monde créé selon une architecture du don de la charité entre humains. Une réflexion on ne peut plus actuelle qui intéressera les historiens, les économistes, les biblistes et les croyants de toutes confessions.