Connais ton ennemi" reste l'adage le plus important dans la lutte contre le terrorisme. Si l'Etat islamique est présenté le plus souvent, dans les journaux occidentaux, comme un gang de criminels enchaînant les victoires, l'experte en terrorisme Loretta Napoleoni nous rappelle que l'ambition première de l'organisation est d'édifier une nation, en recréant l'ancien califat de Bagdad version XXIe siècle. Largement financé par l'étranger, l'Etat islamique utilise toutes les technologies modernes de communication pour recruter, collecter des fonds et séduire. Car son but est d'asseoir sa souveraineté et de créer une adhésion autour de son projet, à la différence d'Al-Qaïda et des talibans qui exploitent les populations locales et font régner la terreur. Grâce aux réseaux sociaux, 12 000 djihadistes, dont 2 200 Européens, ont rejoint ses rangs. Cette enquête est un document clé pour la compréhension de la nébuleuse Etat islamique engagée dans une guerre de conquête. L'EI n'est pas un réseau terroriste de plus, mais un ennemi puissant en phase avec le désordre mondial actuel, et "ignorer ces faits est plus que trompeur et superficiel, c'est dangereux".
Nombre de pages
187
Date de parution
11/02/2015
Poids
259g
Largeur
140mm
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EAN
9782702157404
Titre
L'état islamique, multinationale de la violence
Auteur
Napoleoni Loretta ; Dauzat Pierre-Emmanuel
Editeur
CALMANN-LEVY
Largeur
140
Poids
259
Date de parution
20150211
Nombre de pages
187,00 €
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Napoleoni Loretta ; Saint-Loup Aude de ; Dauzat Pi
Chaque jour, des milliers de réfugiés qui tentent de fuir les bombardements aériens de Syrie et d'Irak remettent leur vie entre les mains de ceux qui profitent de la guerre civile : les kidnappeurs, les contrebandiers et les djihadistes. Il s'agit d'une organisation puissante et extrêmement complexe, de l'alliance de criminels et de terroristes, née des cendres du printemps arabe et qui fait commerce des hommes. Profitant du chaos créé par la politique étrangère occidentale après le 11 septembre dans de nombreuses régions du monde, ils se sont enrichis en contrôlant ce qu'on peut appeler des pipelines humains. Au début des années 2000, mêlées aux organisations djihadistes armées comme Al-Qaïda au Maghreb, ces organisations criminelles ont prospéré grâce à la contrebande de cocaïne en provenance d'Afrique de l'Ouest mais aussi en développant un modèle efficace d'enlèvement d'Occidentaux. Plus récemment, la déstabilisation de la Syrie et de l'Irak, couplée à la montée de l'Etat Islamique, leur a offert de nouvelles opportunités commerciales au Moyen-Orient : vente d'otages occidentaux à des groupes djihadistes, commerce de millions de réfugiés, etc. Aujourd'hui, les pays européens les plus riches choisissent la quantité de réfugiés que ces marchands d'hommes envoient quotidiennement à leur porte. Ces vies humaines se trouvent alors réduites à de simples marchandises prêtes à être achetées, vendues ou mises au rebut.
Elle pèse 1500 milliards de dollars (près de 5 % du PIB mondial...). Son poids augmente chaque jour, embrassant les échanges commerciaux, légaux comme illégaux, à travers le monde entier. Sans elle, l'équilibre financier mondial s'écroulerait... C'est la nouvelle économie de la terreur. Au c?ur du monde obscur et secret du blanchiment de l'argent sale qui fait vivre les groupes terroristes à travers le monde. Voilà où nous emmène la passionnante investigation de Loretta Napoleoni. Enquêtant sur les organisations terroristes et leurs ressources et moyens de financement, d'Al Qaida à l'IRA, en passant par ETA et les groupes activistes d'Amérique du Sud, interviewant d'anciens terroristes et des spécialistes de l'espionnage, l'auteure décrypte l'histoire du financement du terrorisme international. Refusant la passion tout autant que la polémique, Loretta Napoleoni se concentre sur l'économie et nous éloigne des débats religieux ou politiques, auxquels elle reproche de voiler les véritables mécanismes de la mondialisation terroriste. Magistralement construit, son récit nous tient en haleine avec la force d'une enquête policière.
Napoleoni Loretta ; Sirignano Patrizia ; Olanow Al
Un voyage passionnant dans l'univers et l'histoire du tricot, au gré des changements sociaux, économiques et politiques. Nous n'avons jamais été aussi connectés et aussi isolés à la fois... Dans ce livre singulier, Loretta Napoleoni, économiste et journaliste, aborde le tricot comme une métaphore parfaite de ce fil manquant qui pourtant, dans la pratique comme dans l'histoire, nous relie les uns aux autres, les unes aux autres. Egrenant souvenirs personnels et anecdotes historiques, vantant l'importance économique et les vertus thérapeutiques d'une activité qui retrouve aujourd'hui son rôle et sa valeur, elle montre que le tricot peut aussi nous aider à démêler l'écheveau de nos vies. "Parce qu'elles modèrent la mondialisation et enseignent l'économie, aiguilles à tricoter et pelotes de laine sont des outils pour une révolution sociale. Elles nous montrent qu'aucune erreur n'est irrattrapable : il suffit de détricoter et de recommencer". Elle US
Peut-on encore être européen ? Trop de scandales, comme l’embauche de José Manuel Durão Barroso, l’ancien président de la Commission, par la banque d’affaires Goldman Sachs. Trop de compromissions, comme l’élection de Jean-Claude Juncker à la tête de l’exécutif européen, lui qui a transformé son pays, le Luxembourg, en paradis fiscal. Trop d’échecs, de l’économie au contrôle des frontières extérieures en passant par le social ou la défense. Trop de libéralisme débridé. Et trop peu de démocratie.Il est facile de dresser un acte d’accusation implacable contre l’Union en dissimulant la responsabilité des gouvernements nationaux dans ces dérives. Les salauds de l’Europe, ce sont à la fois les États, les maîtres de l’Union, qui ont trahi le rêve des pères fondateurs, et les démagogues qui essayent de faire croire qu’un retour vers le passé résoudrait tous les problèmes. Il est temps de redire ce que l’Union nous a apporté à l’heure où elle n’a jamais paru aussi fragile, menacée de l’extérieur par la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump, et de l’intérieur par le Brexit et la montée des partis extrémistes.Dans ce livre percutant, l’un des meilleurs spécialistes de l’Europe reprend un à un les arguments de ses opposants en démêlant le vrai du faux et rappelle que la construction communautaire, aussi perfectible soit-elle, reste la dernière utopie pacifiste d’une planète au bord de l’abîme.
Arendt Hannah ; Fradier Georges ; Ricoeur Paul ; A
Comment l'humanité, qui était au sommet du progrès technique, a-t-elle pu se laisser happer par la barbarie totalitaire et finir par y sombrer ? Telle est la question de Condition de l'homme moderne. Cette faillite est la conséquence de l'oubli par l'homme moderne d'un monde de valeurs partagées et discutées en commun avec autrui, dès lors qu'il n'a plus envisagé les choses qu'au travers du prisme de leur utilité pour son bonheur privé. Indifférent aux autres, l'homme moderne ne forme plus avec eux qu'une foule d'individus sans lien véritable et sans défense contre la voracité des dictateurs et des leaders providentiels. Seule une " revalorisation de l'action ", nous dit Arendt, cette intervention consciente avec et en direction d'autrui, permettra à l'homme moderne d'échapper aux dangers qui pèsent toujours sur sa condition.
Quand le crime conspire contre l'innocence à Rouen au temps de Corneille. Rouen, 1632. Simon del Prado, jeune maître confiseur, est choisi par les édiles de la ville pour composer la création sucrée qui sera offerte au roi Louis XIII à l'occasion de sa visite prochaine en Normandie. Cette consécration ne manque pas d'exciter la jalousie d'Adrien de Mèchefeux, négociant influent, qui voit d'un mauvais oeil l'amitié que porte à Simon le premier échevin, dont il convoite la fille, Adeline. Simon n'a pas le temps de fêter son succès qu'il découvre que la cargaison de sucre en provenance du Nouveau Monde sur laquelle il comptait a été mystérieusement saccagée à son arrivée au port. Pour pouvoir exécuter sa commande, il lui faut s'approvisionner chez son ancien maître d'apprentissage, Salvador, un juif converti ayant fui les persécutions en Espagne, et qu'une cabale a relégué loin de Rouen. Démarche funeste, car elle va précipiter Simon, lui-même un converso, dans les griffes de l'Inquisition...
Normandie, terre de guerrières Vers 1115. Guillaume Capra, baron anglo-normand inconsolable de n'avoir pas eu un héritier mâle, a élevé sa fille Sibylle comme un chevalier. Celle-ci épouse Robert Burdet, petit seigneur de Normandie, et s'engage à ses côtés lorsqu'il part en Espagne pour participer à la croisade de Reconquête contre les Maures. Intrépide, avec la foi pour étendard, Sibylle est aux avant-postes. Elle entreprend même de former au combat les femmes des colons qui se sont joints à l'expédition. Mais Robert, bientôt élevé au rang de prince de Tarragone en récompense de ses exploits, cède au vertige de la gloire et de la richesse. N'ayant pour seul soutien que son fidèle Galtier, un orphelin, compagnon de son enfance, Sibylle va devoir lutter contre l'orgueil démesuré de son époux et les intrigues d'Agnès, sa concubine. Laquelle des deux femmes l'emportera ? La jeune guerrière ou la courtisane ? Car il ne peut y avoir deux princesses de Tarragone !