Nââândé !? Les tribulations d'une Japonaise à Paris
Nakaruma Eriko
NIL
17,50 €
Epuisé
EAN :9782841114504
Une Japonaise installée en France dresse le portrait plein d'amour et d'effroi des Français au quotidien. Nôndé!? (Mais que se passe t-il!?) C'est la question que cette jeune femme, mariée à un Français depuis dix ans, continue de se poser chaque jour. Dans les transports, chez le médecin, dans un dîner en ville, à la campagne, sur la côte d'Azur, pour une cérémonie de mariage, lors des réveillons, face à un policier, une baby-sitter, sur un marché, dans des toilettes publiques ou dans un magasin de luxe. Eriko Nakamura fait le tour de nos façons d'être, en nous expliquant comment cela se passe chez elle. Pudeur, convention, raffinement poussé à l'extrême et volonté de ne pas se faire remarquer d'un côté. Individualisme, hédonisme et grande gueule de l'autre. La confrontation est nécessairement spectaculaire. Et les hallucinations quotidiennes. Le médecin? La scène classique d'un généraliste recevant dans son cabinet et demandant immédiatement de vous déshabiller est plus qu'inconcevable au Japon: ce serait un scandale national, et le médecin comme le patient se feraient sans doute hara-kiri. La police? À Tokyo, chaque Japonais sait que, s'il a le moindre petit souci comme oublier son portefeuille, il pourra toujours compter sur le policier de son secteur pour le dépanner. À Paris, Eriko essaye de se faire à l'idée que les policiers ne sont pas du tout à son service. Les toilettes? Quand on a l'habitude, comme tous les Japonais, de s'asseoir sur des toilettes impeccables et high-tech avec musique d'ambiance, vaporisation de parfum, triple jet d'eau et air pulsé, nos toilettes publiques sont... Nondé!? Pourtant, tout au long du livre on sent l'amour d'Eriko pour notre culture qui, malgré tous ses défauts, a l'extraordinaire avantage de donner à chacun, et surtout aux femmes, la capacité de se réaliser.
Une nouvelle édition de la trilogie best-seller du plus anglais des auteurs provençaux ! A Ménerbes, petit village du Luberon, la vie se poursuit sans beaucoup de changements pour Peter Mayle. Les us et coutumes des Provençaux sont encore obscurs et étonnants pour notre ancien publicitaire anglais. A la terrasse du Café du Progrès, au milieu des vignes ou sur les marchés aux truffes, des personnages réjouissants nous entraînent à la découverte des subtilités de leur région. Touchant parfois au conte, cette chronique est une succession de tableaux qui nous ramènent avec plaisir dans l'atmosphère d'Une année en Provence.
Car il a bien fallu que je me débrouille avec cette mystérieuse incohérence : toi la bonne fille, la petite sainte, tu n'as pas été sauvée, moi le démon j'étais vivante. Plus que vivante, miraculée. Il fallait donc que tu meures à six ans pour que je vienne au monde et que je sois sauvée. "
Une histoire mondiale des tueurs en série. Qui sont-ils ? Depuis quand plongent-ils leurs griffes dans le corps de leurs victimes ? Est-ce un phénomène criminel mondial ? Quand le terme de " tueur en série " apparaît-il ? Comment la presse accompagne-t-elle leur évolution ? Comment les forces de police s'adaptent-elles pour contrer la menace qu'ils font peser ? Du XIXe siècle à nos jours, Fabrice d'Almeida et Marjorie Philibert remontent le fil des enquêtes les plus célèbres tout en suivant l'évolution de la presse et des techniques de police. Car les tueurs en série n'ont rien d'exceptionnel ; ils expriment seulement la face cachée de nos sociétés et incarnent un fantasme collectif.
Cette très belle ethnographie, qui se distingue par la qualité de son écriture, est le fruit de six années d'enquête en immersion dans un quartier noir de Philadelphie frappé par les effets conjoints de la misère, de la délinquance et de la politique d'incarcération de masse. Elle reconstitue l'existence précaire des jeunes hommes qui tentent de se soustraire à un harcèlement policier et judiciaire constant et dont l'ensemble des actions et relations, y compris les plus quotidiennes et les plus intimes, sont marquées par l'activité des agents du système pénal et par les pressions qu'ils exercent sur leurs familles et leurs proches. L'ampleur du déploiement policier et des incarcérations dans le secteur de la " 6e Rue " transforme les vies en profondeur, non seulement celle des jeunes hommes qui sont leurs cibles, mais aussi celle de leurs familles, de leurs compagnes et de leurs voisins. Composant avec sensibilité et talent entre récit, notes de terrain et dialogues, Alice Goffman donne à comprendre ce que vit une communauté en fuite à l'heure où, aux Etats-Unis, un jeune Noir sur neuf est en prison contre moins de 2 % des jeunes Blancs. La postface de Didier Fassin, titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study, éclaire la réception très singulière de l'ouvrage aux Etats-Unis, où il a connu un immense succès avant de susciter une intense polémique. Traduit de l'anglais par Sophie Renaut Née en 1982, Alice Goffman a reçu pour la thèse dont est tiré ce livre le Prix de la meilleure thèse de l'American Sociological Association. Elle enseigne à l'Université du Wisconsin. Elle est la fille d'Erving Goffman. On the Run a été publié en 2014.
Comment empêcher les hommes de bafouer les droits des femmes ? En matière d'égalité entre les sexes, qu'est-ce qu'un "mec bien" ? Il est urgent aujourd'hui de définir une morale du masculin pour toutes les sphères sociales : famille, entreprise, religion, politique, ville, sexualité, langage. Parce que la justice de genre est l'une des conditions de la démocratie, nous avons besoin d'inventer de nouvelles masculinités : des hommes égalitaires, en rupture avec le patriarcat, épris de respect plus que de pouvoir. Juste des hommes, mais des hommes justes.
Les Pouvoirs du sacré pose une question brûlante : celle de la place persistante du sacré et de la religion dans la vie sociale contemporaine. Ni une vision linéaire de la sécularisation comme déclin progressif et mondial de la religion, ni une compréhension mystique du "retour du religieux" ne conviennent pour appréhender ce phénomène complexe. Hans Joas parcourt, synthétise et discute les grands paradigmes qui ont été élaborés par la philosophie et la sociologie, depuis le XVIIIe siècle, pour penser la vie religieuse. En discussion critique avec Max Weber, Joas construit une alternative au récit du "désenchantement du monde". Il estime qu'une compréhension du devenir de la religion ne peut se séparer d'une interprétation des tensions entre le politique et le religieux, l'Etat et les Eglises, qui ont paradoxalement créé des interstices dans lesquels les individus ont pu construire leur liberté et redéfinir leur vie en commun. Il s'agit aussi d'un livre engagé en faveur d'un universalisme des droits de la personne qui se traduirait, au plan théologico-politique, par le double rejet des théocraties et des dictatures laïques, et par une mise en garde contre la tentation d'une "auto-sacralisation de l'Europe" contre l'islam.