Stances du milieu par excellence. (Madhyamaka-karikas)
NAGARJUNA
GALLIMARD
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EAN :9782073014771
Qui désire comprendre la source indienne de l'Ecole chinoise du Dhyana (Ch'an), du Zen japonais, ou de la dialectique du bouddhisme tibétain, doit remonter au texte fondateur : l'original sanskrit des Stances du milieu par excellence, du moine indien Nagarjuna (II ? -III ? siècle avant notre ère), dont l'influence fut immense en Asie. Ce texte fondamental est un dialogue critique avec les tenants de la scolastique du bouddhisme ancien qui avaient tendance à "prendre des mots pour des choses", alors que l'enseignement du Bouddha était avant tout pratique et thérapeutique. Nagarjuna passe en revue des topiques familiers à la communauté bouddhique, mais aussi d'autres qui relèvent du sens commun, et les soumet à un examen critique implacable. Il nous invite ainsi à une remise en question, paradoxale et purgative, de certains de nos schèmes mentaux et vitaux tels que : cause-effet, commencement-fin, identité-altérité, mais aussi le mouvement, les choses, les êtres et leur (im)permanence, les passions, le moi, la souffrance, l'acte et ses fruits, les méprises, les vérités, ce qu'il peut y avoir derrière des mots comme vacuité, nirvana, etc. La dialectique évacuatrice de Nagarjuna - qui a pour ressort une logique originale avec trois opérateurs (formels ou sémantiques) et un mode de raisonnement typiquement bouddhique (le trétralemme) - s'abolit dans sa phase ultime et ouvre la voie à une méditation sans intention ni parole.
Nombre de pages
372
Date de parution
10/11/2022
Poids
370g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782073014771
Titre
Stances du milieu par excellence. (Madhyamaka-karikas)
Auteur
NAGARJUNA
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
370
Date de parution
20221110
Nombre de pages
372,00 €
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Qui désire comprendre la source indienne de l'Ecole chinoise du Dhyana (Ch'an), du Zen japonais ou de la dialectique du bouddhisme tibétain doit remonter au texte fondateur: l'original sanskrit des Stances du milieu par excellence, du moine indien Nagarjuna (IIe-IIIe siècle de notre ère), dont l'influence fut immense en Asie. Ce texte fondamental est un dialogue critique avec les tenants de la scolastique du bouddhisme ancien qui avaient tendance à "prendre des mots pour des choses", alors que l'enseignement du Bouddha était avant tout pratique et thérapeutique. Nagarjuna passe en revue des topiques familiers à la communauté bouddhique, mais aussi d'autres qui relèvent du sens commun, et les soumet à un examen critique implacable. Il nous invite ainsi à une remise en question, paradoxale et purgative, de certains de nos schèmes mentaux et vitaux tels que cause-effet, commencement-fin, identité-altérité, apparitiondisparition, mais aussi le mouvement, les choses, les êtres et leur (im) permanence, les passions, le moi, la souffrance, l'acte et ses fruits, les méprises, les nobles vérités, ce qu'il peut y avoir derrière des mots comme vacuité, nirvana, etc. La dialectique évacuatrice de Nagarjuna - qui a pour ressort une logique originale avec trois opérateurs (formels ou sémantiques) et un mode de raisonnement typiquement bouddhique (le tétralemme) - s'abolit dans sa phase ultime et ouvre la voie à une méditation sans intention ni parole.
Traité du Milieu avec un commentaire d'après Tsonkhapa Lonsang Drakpa et Choné Drakpa Chédroub Le Traité du Milieu est la plus ancienne synthèse qui nous soit parvenue des soutras de la Perfection de sagesse (prajnaparamita). C'est le texte-clé pour qui veut entrer dans la voie de libération et entreprendre la révolution intellectuelle requise par une telle démarche. Le Traité démontre l'absence de nature propre de tous les phénomènes extérieurs et intérieurs. Il met en lumière l'absence d'existence réelle de la moindre particule, du plus court moment de conscience. Les apparences sont semblables à un rêve, au reflet d'un visage dans un miroir. Nagarjuna s'attaque à toutes les facettes de notre perception rigide du monde et des êtres. Il met en doute, mine et détruit nos mondes de pensée coutumiers. En réduisant nos certitudes à néant, il trace la voie menant au plein épanouissement d'un Eveillé. Traduit du tibétain par Georges Driessens, sous la direction de Yonten Gyato
Les Conseils au roi, (La Guirlande précieuse de conseils au roi) de Nagarjuna, est un écrit fondamental du Grand Véhicule qui initie un fils des Vainqueurs à l'abnégation. Adressée à un monarque, cette initiation, qui présente les thèmes de la pratique bouddhiste - la culture du bien en vue d'une destinée heureuse, celle de la sagesse du non-soi, qui conduit à la libération, celle des deux collections de mérite et sagesse qui culminent dans la plénitude d'un Eveillé - exhorte le roi à mener une vie droite et à appliquer une politique fondée sur les principes du bouddhisme. Texte fondateur, les Conseils au roi se sont révélés une source inépuisable pour Aryadeva, le fils spirituel de Nagarjuna, Chandrakirti, et les plus remarquables exégètes indiens et tibétains.
Dans Le Livre de la chance, anthologie des soutras, Nagarjuna effectue à l'aide de citations, la synthèse du travail à accomplir par chacun sur le chemin du grand véhicule (doctrine bouddhiste du salut universel) qui le mènera à l'entière liberté. Il aborde l'ensemble des pratiques bouddhistes depuis les réflexions fondamentales sur la rareté de la vie humaine et de l'apparition d'un Eveillé, sur l'impermanence ou le désir, jusqu'aux profondes méditations sur la vacuité. Sa démonstration se déploie en apothéose dans une poésie mystique d'évocation du véhicule unique et de l'inconcevable activité des héros pour l'Eveil et Eveillés qui révèlent sans fin la doctrine et l'au-delà des peines. Vivant comme une réalité manifeste que "la forme est le vide, le vide n'est pas différent de la forme", ils sont au monde et pour le monde, ?uvrant dans l'égalité des phénomènes et l'interdépendance selon l'union de la méthode et de la sagesse.L'approche diversifiée de Nagarjuna, tout autant dévotionnelle qu'abstraite, annule ici de façon éclatante la réputation qu'on lui a faite de dialecticien préoccupé au premier chef de déconstruction et de négation et, par là même, les vaines disputes à propos du nihilisme des tenants du milieu (madhyamaka).
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.