Pourquoi personne ne comprend les Français ? C'est pour répondre à cette épineuse question que deux journalistes canadien et québécois, Julie Barlow et Jean-Benoît Nadeau, ont passé plus de deux ans en France avec un seul objectif : observer et comprendre. De leur séjour dans cet étrange pays est né ce livre, drôle et sérieux à la fois. Bousculant la plupart des idées reçues sur la France, les auteurs ont passé au crible les structures et les réflexes culturels des Français, allant de leur supposée arrogance jusqu'à leur culte de l'Etat et des grands hommes, leur obsession de la laïcité, ou encore leur penchant immodéré pour les manifestations. Ils se sont immergés dans la " province " (concept bien français), ont poursuivi les fans de José Bové, pénétré les arcanes de l'énarchie, étudié la façon dont les Français inventent l'exception culturelle, prétendent résister à la mondialisation, tournent leurs phrases, corrigent leurs interlocuteurs, trichent et acceptent que leurs dirigeants politiques en fassent autant. Un livre salutaire et très rafraîchissant, qui présente les Français sous un jour pas si défavorable, et pourrait bien servir à nous éclairer sur nous-mêmes.
PRENONS LANGUEGrâce à une bourse d'une fondation américaine, nous avons eu l'occasion, entre 1999 et 2001, de séjourner trois ans à Paris, dont deux tous frais payés. Jean-Benoît, qui était le boursier en titre, avait tout de même quelques obligations. L'une d'elles était de rendre compte de ses impressions dans des bulletins mensuels; l'autre de justifier ses dépenses.Il demandait donc constamment des reçus aux commerçants.Au tout début de notre séjour, un marchand de journaux de Ménilmontant lui répondit:«Le quoi?- Le reçu... Vous savez, le bout de papier qui dit que vous avez reçu 8,50 francs pour deux journaux.- Ah! la fiche!»Dès cet instant, Jean-Benoît entreprit de demander la fiche. Trois jours après, chez le buraliste: «La quoi?- La fiche... Le reçu, vous savez, quand je paye, vous me donnez ma monnaie et un bout de papier. Parfois ça sort de la caisse...- Ah! le ticket. On dit le ticket.- Le ticket...»Après quelques jours de tickets, le serveur d'un restaurant regarda Jean-Benoît d'un drôle d'air: «Le quoi?- Mais le ticket... Vous savez, le machin, qui dit combien j'ai payé. Ça sort de la caisse schlickataca schlickataca schlickataca (et autres mimiques à la Louis de Funès). Le ticket, quoi.- Ah! le reçu! C'est le reçu.- Le reçu, oui.»Il y a plusieurs morales à cette anecdote. La première tient aux us et coutumes: les Français corrigent leur interlocuteur même quand le message est passé - quitte à corriger pour corriger. Cela fait partie du parcours du combattant.La seconde est qu'il existe plusieurs bonnes façons de parler le français, langue vivante, dynamique, dérangeante, troublante, en mutation permanente.
Ecrire pour vivre est un guide pratique qui s'adresse aux passionnés de l'écrit, qui espèrent en vivre, en tout ou en partie. Dans la bonne humeur et sans pudeur, Jean-Benoît Nadeau y raconte ses erreurs, ses bons coups (et ceux des autres) en se fondant sur une expérience de plus de 30 ans comme journaliste et auteur de best-sellers internationaux. On y apprend : comment trouver la bonne idée et la formuler ; comment tirer parti du droit d'auteur ; comment négocier ; comment être à la hauteur des attentes ; comment faire sa marque.
Résumé : Les Français ne font rien comme les autres. A commencer par leur manière de parler. Dans ce pays étrange où l'on dit " non " pour dire " oui ", où l'on a plus de mal à aborder les questions d'argent que de sexe, où personne ne répondra jamais " je ne sais pas ", surtout quand c'est le cas, la conversation est érigée en art. Elle est aussi un sport de combat dont il faut connaître les codes et les règles pour ne pas prendre de coups. Avec humour, bienveillance et autodérision, Julie Barlow et Jean-Benoît Nadeau, Québécois plusieurs fois expatriés en France, dressent un portrait drôle et réaliste de ses habitants en montrant comment ils parlent - ou plutôt, comment ils " conversent " - et pourquoi - non pas pour communiquer, mais, le plus souvent, pour paraître intéressants. Au-delà de la conversation, Ainsi parlent les Français traite aussi de toutes les subtilités de l'identité complexe de la France, un joyeux désordre fait de culture, de gastronomie, de cynisme et de débats politiques enflammés.
Que ce soit en conférence, en atelier, en consultation ou en écriture, Jean Nadeau ne donne pas dans la dentelle. Son ton est direct, provocateur et assumé. Cœurs sensibles et esprits susceptibles, s'abstenir ! Par contre, si vous acceptez d'être remué par "ce gentil distributeur de coups de pieds au derrière" - comme il se plaît à se surnommer lui-même - soyez assuré que vous en retirerez un bénéfice : celui de penser à l'action ! Et si vous poursuivez jusqu'à passer à l'action, alors votre vie changera pour le mieux. Cette étape vous appartient ; Jean Nadeau se contente, quant à lui, de vous secouer - un peu brusquement, disons-le - afin de vous faire prendre conscience que votre vie ne sera jamais celle que vous souhaitez vivre si vous demeurez dans le confort routinier et sécurisant de votre univers actuel. Pour Jean Nadeau, pas d'excuses, ni de temps à perdre ! La vie se déroule ici et maintenant ! Pensons et passons à l'action !
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."