
Le sentiment de l'amour dans l'oeuvre de Pierre Corneille
C'est le plus souvent dans ses rapports avec l'esprit et les oeuvres régulières du classicisme que le théâtre de Corneille a été abordé. Or, de toute évidence, c'est vers la société, vers le théâtre et la littérature d'avant 1630 qu'il faut résolument se tourner pour établir de justes rapports et l'originalité véritable de Corneille: retrouver les conditions et les circonstances dans lesquelles son oeuvre fut élaborée, situer le théâtre cornélien parmi les courants de pensée et le répertoire dramatique d'une époque (1610-1630), qui reste encore pour beaucoup de nos historiens une manière de no man's land littéraire où essaie de s'épanouir, concurrencée par celle du classique, la culture du baroque. Il s'agit ensuite de la création cornélienne elle-même et de reconstituer, par l'étude des illustrations scéniques, une sorte de Traité des passions selon Corneille, c'est-à-dire selon le principe de la gloire. L'originalité de l'aventure sentimentale ne consiste pas, comme on le croit généralement, dans l'opposition de l'amour et des valeurs morales, civiques, patriotiques ou religieuses.Si l'on n'éclaire plus cette tragédie vénérable par la seule lumière de la raison et de la connaissance, si l'on veut bien replacer les personnages dans les perspectives de l'éthique glorieuse qui est la leu, on découvre un conflit singulier: il ne ressemble que de très loin à celui que la tradition a retenu.
| Nombre de pages | 418 |
|---|---|
| Date de parution | 17/09/1991 |
| Poids | 400g |
| Largeur | 125mm |
| EAN | 9782070723577 |
|---|---|
| Titre | Le sentiment de l'amour dans l'oeuvre de Pierre Corneille |
| Auteur | Nadal Octave |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 125 |
| Poids | 400 |
| Date de parution | 19910917 |
| Nombre de pages | 418,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Elles avaient fui Franco
Nadal Marie-José ; Dreyfus-Armand GenevièveY a-t-il un intérêt à rendre compte, en 2024, de l'expérience de femmes qui ont fui l'Espagne au moment de la victoire de Franco en 1939 ? C'est à travers des récits de vie, des trajectoires de trois femmes, que ce livre entend contribuer à une compréhension toujours à renouveler du fascisme, des résistances au quotidien, des processus de violence. Ainsi, la première partie du livre met en perspective les récits en posant un cadre historique. La deuxième présente le témoignage de trois femmes espagnoles qui avaient refusé la victoire du général Franco en 1939 et s'étaient réfugiées en France en l'absence de leur mari. Cette séparation était due au fait que la frontière entre la France et l'Espagne avait été ouverte aux civils et aux blessés à partir du 27 janvier 1939, alors qu'elle était restée fermée aux soldats de l'armée républicaine espagnole jusqu'au 5 février 1939. Les trois narratrices, qui ont accepté de raconter leur vie à l'auteure, 50 ans après la défaite républicaine, étaient issues de familles dont les hommes avaient été des militants ou des sympathisants de partis politiques opposés au coup d'Etat nationaliste. Leur enfance et leur adolescence se sont passées à Barcelone, avec son lot de conflits sociaux et de répression. Leurs témoignages montrent comment des ouvrières ou des mères de famille des quartiers ouvriers se sont senties concernées par les idées nouvelles et par les changements politiques intervenus dès leur jeunesse. L'imprégnation politique émanant du milieu familial et de la vie de quartier alimente le sentiment d'appartenir à une classe sociale qui lutte pour améliorer ses conditions de vie. Dès lors, les femmes n'hésitent pas à intervenir à leur manière dans leur quartier. Ce sont les petits gestes de solidarité ou de rejet, les échanges verbaux dans les magasins, les coopératives d'alimentation, les lavoirs publics ou le récit de leurs loisirs dans les centres communautaires, qui révèlent la constitution d'un espace politique qui ne s'exprime que lors d'événements particulièrement importants comme les grèves, la célébration de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement républicain, la guerre ou l'exil. Pour ces trois femmes, leur décision de quitter l'Espagne représente leur fidélité idéologique à leur condition de femmes du peuple, en même temps qu'elles se sont montrées solidaires des choix politiques de leur famille, de leur milieu social et de leurs époux impliqués dans la guerre civile.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

A quoi bon en rire quand on peut en pleurer. En chemin vers Tipasa avec Freud, Nietzsche, Camus et D
Nadal JeanL'aphorisme "à quoi bon en rire quand on peut en pleurer" opère un renversement paradoxal du dicton populaire selon lequel "il vaut mieux en rire que d'en pleurer". Plus qu'une pirouette ironique, c'est une provocation à penser que le choix entre le rire et le pleur est un marqueur dans la clinique psychanalytique, la pensée philosophique, et nourrit la recherche en sciences sociales et en anthropologie psychanalytique. C'est ce chemin de crête virtuel, menant à Tipasa, où surgira Kamel Daoud, que nous invitent à emprunter Sigmund Freud, Friedrich Nietzsche, Albert Camus et Jacques Derrida, ce fil ténu où s'entrelacent pulsion, affect et sens, joie et détresse, ouverture et vulnérabilité.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER19,00 €
Du même éditeur
-

Haute-Folie
Wauters AntoineJe crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.EN STOCKCOMMANDER19,00 €
De la même catégorie
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Toutes sortes de Misérables
Samoyault TiphaineA partir d'un souvenir de lecture d'enfance, un Cosette abusivement attribué à Victor Hugo, Tiphaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables en France et à l'étranger. Elle révèle comment ce roman, dès sa parution, a été abrégé, adapté, traduit, illustré, réécrit, jusqu'à devenir l'un des récits les plus réappropriés au monde. Plus le livre est transformé, plus il devient mémorable. La question "Faut-il réécrire les classiques ? " apparaît dès lors comme une fausse question : ils ne sont tels que par leur constante adaptation aux goûts et aux attentes des époques successives. De Shakespeare aux contes de fées, de Montaigne à Mark Twain ou Agatha Christie, des traductions aux versions réduites, des transpositions aux mises en scène, l'autrice montre qu'un classique ne se définit pas par son intouchabilité, mais par sa capacité à s'affranchir de son original. Face à des polémiques souvent caricaturales opposant "cancel culture" et sacralisation du passé, ce livre privilégie la nuance, l'enquête et une érudition généreuse. Il préfère la démonstration à l'indignation pour affirmer une idée simple et stimulante : la réécriture n'est pas synonyme d'annulation, bien au contraire, puisqu'elle prolonge le plus souvent la vie des oeuvres en élargissant leur partage et en pérennisant leur mémoire.EN STOCKCOMMANDER21,00 €






