Le récit filmique a sa rhétorique propre : l'ellipse en est une figure-clé, elle qui construit le temps magique du cinéma ; l'infilmé est ce qui permet de raconter sans images et sans mots, lorsque rien ne peut être dit, montré, ni même suggéré. Le cinéma hollywoodien classique, ensemble historique et esthétique d'une exceptionnelle cohérence, constitue un terrain de choix pour l'étude de ces figures. A Hollywood, terre de tous les excès, on a su, on a dû parfois cultiver le silence, sans que l'art de la retenue n'entre jamais en conflit avec l'opulence du spectacle et le mouvement de l'émotion. Il faudra ici retourner à la source, reprendre les oeuvres les mieux connues et les plus étudiées de " l'âge d'or des studios " ; mais on les regardera à contre-jour, dans les moments où le récit s'absente et se tait, où se tisse, de faille en faille, le discours clandestin des grands films hollywoodiens.
Nombre de pages
331
Date de parution
01/11/2003
Poids
416g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747515047
Titre
Hollywood, l'ellipse et l'infilmé
ISBN
2747515044
Auteur
Nacache Jacqueline
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
416
Date de parution
20031101
Nombre de pages
331,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Vedette ou second rôle, silencieux ou volubile, distant ou familier, l'acteur est ce par quoi le film de fiction nous parle, nous émeut, nous fascine. Au centre de la mise en scène, il contribue de façon essentielle à la richesse des représentations filmiques. Tout film se nourrit d'une relation spécifique entre le comédien et son personnage; tous les grands moments de la création cinématographique se sont accompagnés d'une réflexion sur l'acteur. Depuis ses origines, le cinéma ne cesse d'inventer de nouveaux modes de jeu et de présence. De la scène à l'écran, des théories soviétiques à l'Actors Studio, du naturel américain à la vérité brute de non-professionnel, l'acteur est l'une des grandes aventures d'un siècle de cinéma.
Dès sa naissance, parallèlement à son évolution technique, artistique et économique, le cinéma se construit, en tant que concept et instrument d'analyse, dans les discours qui accompagnent son développement. Il constitue un filtre qui permet de poser sur le monde un regard neuf et, dans le domaine des arts notamment, éclaire des formes parfois bien antérieures à son invention. Tel est le principe du cinématisme selon S. M. Eisenstein : "Il semble que tous les arts aient à travers les siècles tendu vers le cinéma. Inversement, le cinéma aide à comprendre leurs méthodes" . Le présent ouvrage, issu d'un colloque tenu à l'Ecole normale supérieure et à l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) en décembre 2010, se donne pour objet l'étude des cinématismes entendus comme l'ensemble des moyens d'interprétation fournis par le 7e art. Centrée sur la littérature, cette réflexion interdisciplinaire envisage d'une part la notion de cinématographicité du texte littéraire et ses enjeux théoriques, d'autre part les discours au fil desquels le cinéma est devenu référent, comparaison ou norme. Elle examine enfin les oeuvres dans lesquelles se repèrent, sur le plan de l'inspiration comme du style, les indices d'un cinéma réel ou rêvé.
Ce livre rassemble seize articles publiés entre 1999 et 2019, consacrés à ce qu’il est convenu d’appeler le « cinéma hollywoodien classique », à savoir l’ensemble des films produits par l’industrie du cinéma américain entre les années 1930 et les années 1950, dans des compagnies aux noms devenus légendaires (Paramount, Warner Bros., 20th Century Fox, MGM, RKO...). Produites dans un cadre universitaire, ces réflexions s’ancrent dans le goût de l’autrice pour les films de « l’âge d’or » américain qui ont accompagné sa vie, et sur sa volonté de comprendre en profondeur leur puissance d’enchantement et de consolation. On trouvera dans ces pages de mémorables figures de stars, des cinéastes qui incarnèrent le « génie du système » (André Bazin), des études de l’art hollywoodien, ou encore le récit de moments de production fiévreux où les studios se faisaient historiens de l’actualité. Tous ces films ont en commun d’avoir été conçus pour de vastes publics dont le cinéma était l’un des premiers loisirs. Il n’était pas prévu, du moins explicitement, que les critiques puis les chercheurs en fassent des œuvres d’art, des modèles universels, en un mot l’expression d’un puissant classicisme. Mais c’est ce qui arriva, et à ce titre ils constituent désormais un patrimoine culturel dont l’analyse n’est pas près de prendre fin.