Tu sais, Isiban, la France a permis l'installation sur son sol d'Italiens, d'Espagnols, de Juifs persécutés ailleurs, de Noirs africains, d'Antillais, d'Arabes et autres Polonais. Ce pays, à l'image de tant d'autres, s'est construit sur un territoire donné, mais par mélange et fusions successives de populations les plus diverses. Leurs apports ont grandement aidé à la formation de la nation française. Par cette diversité et cette richesse, la France parle au monde, avec un message fort et universel, né des idéaux des Lumières. Et je sais qu'en Afrique du Sud les choses évolueront tôt ou tard dans ce sens". En Afrique du Sud, vers la fin du XIXe siècle, la "politique indigène" mise en place par les colons anglais balisait déjà la route d'un système de développement séparé et fondé sur la "race". Aussi, rien n'y favorisait l'union fusionnelle entre Isiban, princesse zouloue, et le jeune Marc Jaubert, vigneron descendant de huguenots français. Pourtant, de leur rencontre dont le seul témoin fut la lune, oeil de la nuit, naît un amour tout aussi magique que passionné. Et, dans un univers d'intolérance, de violences extrêmes, leurs élans amoureux nous révéleront mieux qu'un essai historique les tourments de l'Histoire.
Nombre de pages
240
Date de parution
03/01/2017
Poids
310g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782072687440
Titre
L'appel de la lune
Auteur
N'Diaye Tidiane
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
310
Date de parution
20170103
Nombre de pages
240,00 €
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Biographie de l'auteur C'est en anthropologue, spécialiste des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas, que Tidiane N'Diaye - dont l'oeuvre est traduite et fait débat dans le monde entier - dénoue ici, avec simplicité et brio historique, la complexe épopée sud-africaine, entre migrations croisées, nazisme tropical et rayonnante tolérance d'un homme qui donne à voir l'homme au-delà de sa peau et de ses pouvoirs.
«Les Chinois n'ont pas inventé les échecs. Mais depuis quatre mille ans, ils disposent, avec leur jeu de go, d'un redoutable exercice de stratégie aux règles très subtiles. Les joueurs placent leurs pions noirs et blancs sur un damier de 361 intersections. Le principe consiste à conquérir ou à contrôler le maximum de territoires. C'est à cela que jouent les Chinois en Afrique contre les anciennes tutelles coloniales. Autrement dit, l'empire du Milieu y applique une stratégie précise et calculée au détail près, pour bouter l'adversaire occidental hors de l'espace africain. C'est presque réussi, l'épopée africaine de Pékin ressemble à une conquête triomphale.» La stratégie millénaire et récente de la Chinafrique, sa traite intercontinentale et son racisme olympique, cette Chinafrique à qui le passif colonial occidental sert de cheval de Troie, avec ses gigantesques dévastations aux pillages subtilement organisés : voici l'enquête historique de l'anthropologue franco-sénégalais Tidiane N'Diaye qui fait éclater, preuves en main, un nouveau scandale planétaire, comme à la lecture de ses trois livres précédents publiés dans Continents Noirs.
Les Arabes ont razzié l'Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d'hommes qu'ils ont déportés ont disparu du fait des traitements inhumains. Cette douloureuse page de l'histoire des peuples noirs n'est apparemment pas définitivement tournée. La traite négrière a commencé lorsque l'émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un bakht (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d'esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de départ d'une énorme ponction humaine qui devait s'arrêter officiellement au début du XXe siècle".
L'anthropologue et économiste Tidiane N'Diaye est l'un des grands spécialistes des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur ce sujet.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.