ORTHODOXIE, SUBVERSION ET REFORME EN ISLAM GAZALI ET LES SELJUQIDES
MUSTAPHA HOGGA
VRIN
43,00 €
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EAN :9782711611393
Cet ouvrage met fm au tabou du politique dans l'étude des grandes figures de la spiritualité islamique. Dans ce domaine, les questions concrètes du pouvoir ont trop souvent été oblitérées et les textes abstraitement cités. Orthodoxie, Subversion et Réforme en Islam embrasse d'un seul et même regard la vie de Gazáli, son oeuvre et le moment historique. Dialectique qui englobe front idéologique et front territorial, crise de l'Etat seljúgide et crise spirituelle de Gazáli. M. Hogga nous montre clairement de quelle façon les considérations religieuses sont travaillées pailles stratégies du pouvoir. Il dévoile comment la théologie, le droit, l'éthique, le concept même de raison sont subordonnés au politique chez Gazáfi, que l'émergence du penseur officiel est un effet de la structure socio-politique. La réforme morale et religieuse de Gazáli qui constitue toujours une perspective pour nombre de penseurs musulmans est analysée du point de vue de sa pertinence historique. Ce livre est aussi un plaidoyer pour la tolérance et la modération, une critiqué de tout dogmatisme ou tentative de monopolisation de l'interprétation des textes sacrés. L'auteur souligne à juste titre que le contenu humaniste de la religion a trop souvent été négligé pour un discours de haine. Enfin, une contrib scion à la problématique du politique en Islam précède la traduction inédite de textes de Gazai.
Date de parution
07/10/2002
Poids
550g
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EAN
9782711611393
Titre
ORTHODOXIE, SUBVERSION ET REFORME EN ISLAM GAZALI ET LES SELJUQIDES
ISBN
2711611396
Auteur
MUSTAPHA HOGGA
Editeur
VRIN
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Poids
550
Date de parution
20021007
Nombre de pages
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L'ouvrage met en perspective philosophie politique et moment historique, concepts dominants et doctrines stratégiques, selon une approche centrée sur la notion de conflit. Il dresse un tableau vivant des doctrines l'ayant théorisée, en les replaçant dans leur contexte, sachant toujours conserver un équilibre judicieux entre érudition et commentaire.
Cet ouvrage met la séparation des pouvoirs au coeur du débat politique au Maroc. Dialoguant avec les islamistes et les défenseurs du Makhzen, l'auteur propose une réforme Meiji de la monarchie marocaine. L'histoire la justifie pleinement. Le Maroc postcolonial fut structurellement marqué par la violence politique, la traditionalisation et l'instabilité, et après les Années de plomb, seule la séparation des pouvoirs dans son acception occidentale est à retenir selon M Hogga qui affirme que n'est compatible avec la démocratie qu'un islam humaniste. Cette réflexion accorde une place centrale au droit et à ses déficits au Maroc : impunité, justice déficiente et corruption. En proposant une lecture hobbésienne du régime du roi Hassan II, l'auteur considère qu'une monarchie véritablement constitutionnelle doit s'appuyer sur des élites libérales et non multiplier les enceintes théologiques de protection. Ce texte porte également un message d'espoir et passe en revue de nombreuses idées et actions des démocrates marocains, y compris les réformes institutionnelles - surprenantes - proposées par Moulay Hicham.
Malloumi Moustapha Abakar ; Haggar Ali Abdel-Rhama
Cet ouvrage aborde plusieurs sujets mais la centralité de sa réflexion repose sur la célébration d'une "tchaditude" africaniste pure servant de point de convergence à toute sorte d'identification culturelle et civilisationnelle. Il soulève la notion de citoyenneté sans barrière, une citoyenneté décomplexée où les héritages doivent aider le "vivre ensemble" et non le brutaliser comme cela s'observe aujourd'hui. Cette oeuvre est une superbe contribution à l'ingénierie du vivre ensemble dans l'humanisme de nos origines africaines comme l'aurait tant souhaité Cheikh Anta Diop.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"
Résumé : Les religions ont une histoire, qui n'est pas celle de la Bible. Elles trouvent leur origine dans les passions des hommes. De là, on conclut aisément qu'en matière de religion le culte importe plus que le dogme, que le polythéisme précéda le théisme qui en dériva, et que les maux générés par celui-ci sont pires que ceux causés par celui-là. La question d'une " pure " religion reste en suspens, sachant qu'aucune religion révélée ne peut invoquer en sa faveur un témoignage assez fort ni aucune religion philosophique se reposer sur une démonstration qui soit certaine.