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Expat blues
Mushita Lucy
PROJECT ILES
17,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782493036247
Expat blues est le récit fragmenté, féroce et hilarant d'une expatriée en quête de sens. Dans la langue même qui l'accueille, la rejette ou la bouscule, Lucy Mushita interroge ce que l'on pourrait désigner comme des micro-agressions banales de la vie quotidienne. Ces récits illustrent comment la méconnaissance de l'autre peut parfois entraîner des situations assez comiques et absurdes. Au fur et à mesure qu'elle apprend, qu'elle se heurte aux stéréotypes, à la langue, au texte, aux sous-entendus, elle découvre petit à petit, comme en pelant l'oignon, à quel point les mots sécrètent autant de violence que de préjugés tenaces. Ce n'est pourtant pas une chronique larmoyante mais un grand éclat de rire qui affirme la possible guérison par la médiation du langage et le pouvoir de la représentation.
Nombre de pages
130
Date de parution
10/09/2024
Poids
163g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782493036247
Titre
Expat blues
Auteur
Mushita Lucy
Editeur
PROJECT ILES
Largeur
140
Poids
163
Date de parution
20240910
Nombre de pages
130,00 €
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Depuis que sa soeur aînée a été "cédée", c'est-à-dire donnée en mariage à un riche vieillard contre de la nourriture, Chinongwa, neuf ans, sait quel sort l'attend. Sa famille est la plus pauvre du village et elle sera échangée elle aussi. Mais quand son père et sa tante partent en quête d'un parti pour elle, la fillette est si maigre que leur entreprise ne suscite que pitié ou raillerie - en aucun cas intérêt. C'est finalement une femme stérile qui offre Chinongwa comme deuxième épouse à son propre mari, une femme d'abord bienveillante mais qui la voit bientôt comme une concurrente. Chétive, ignorante, la trop jeune Chinongwa puise sa force clans un entêtant instinct de survie. Baigné de légendes familiales et de superstitions rurales, son monde est comme éclairé par un merveilleux candide qui résonne jusque dans la langue de Lucy Mushita. C'est cette poésie fruste, cette simplicité, cet humour aussi, qui font de Chinongwa, bien plus qu'un témoignage sur un village d'Afrique australe au début du XXe siècle, un roman poignant sur l'accession d'un individu à l'indépendance, payée au prix fort.
« Entre deux rires profonds, l'homme parle un français minutieux et ancestral, et ses « r » roulent comme une vague dans le ventre de Lila. L'homme dit : « Ce pays, il faut renoncer à le comprendre. Il est trop riche. De cultures, de haines, d'amours, de malentendus. Trop traversé par les civilisations. Trop complexe, stratifié, mouvant, on ne peut l'appréhender dans la totalité de ses dissonances. Il n'existe donc pas. Il vit, uniquement. C'est peut-être déjà beaucoup. Peut-être déjà un miracle en soi, qu'il vive. (...) Non, ce pays n'existe pas et nous devons, pour y comprendre quelque chose, nous contenter de raconter les vies éparses qui le traversent, instruire un dossier, en quelque sorte, qui permettrait un jour d'en délimiter le périmètre humain, le seul qui vaille. »Portée par l'espérance, Lila rentre au Liban au début des années 2000, après des années d'exil. Elle aime, rêve et dérive, entre autres auprès du mystérieux Ibrahim, antiquaire et pygmalion approximatif. Devenue journaliste, elle tâtonne. De paysage en paysage. Entre un attentat et une manifestation. Entre la beauté époustouflante d'une terre millénaire et l'absurdité destructrice du quotidien. Dans ses périples immobiles, elle est rejointe par sa soeur aveugle, Rim, pythie urbaine en quête de sacré sur cette terre détruite. A deux, elles incarnent les paradoxes du désespoir autant que les désirs de se réinventer un chez-soi : le Liban n'est-il pas le pays de tous les (im)possibles, un territoire qui n'obéît à aucune règle ...Dans une langue chirurgicale, d'une douce poésie mêlée d'humour féroce, Hala Moughanie fait plus que jamais vivre une terre qui n'en finit pas d?être incomprise, mais qui stupéfie par sa capacité d?évocation.
Souffle coupé. Soirs de pluie où les masques se déposent, les coeurs et plaies s'apaisent. L'odeur de la mère gifle tendrement l'enfant qu'elle allaite. Moment de flottement. Symbiose entre l'esprit et le corps, entre une mère et son enfant. Les premières gorgées sont celles qui assomment l'enfant et scellent le pacte." Amère est une traversée de l'enfance brûlée par une lucidité lancinante sur le devenir adulte. Il y a là l'enfant sommé de grandir sans y avoir été préparé et qui se remémore une mère éreintée par le réel. Quelle langue pour fondre le métal de cette enfance qui enchaîne ? Nadjim Mchangama invente une forge dans laquelle il bat le fer rouge, à vif.
Rêve en carton est un essoufflement salutaire, incandescent. Pour sauvegarder l'impossible et la chair partie en fumée. Reste cette partie cramée par les bombes et ébréchée par les lames des pluies diluviennes. Trois parties constituent ce recueil, Les derniers mots de ma mémoire (1995), La Nuit infinie (2017), Utopie (2019). Des mots ramassés dans la cendre après que l'auteur a tout perdu dans les flammes de ce qu'il appelle pudiquement les événements, des mots empilés les uns sur les autres, scalpant l'infinitude du monde, et enfin des rêves ressassés avec l'art du phénix, comme il sied après les feuilles brûlées et la mémoire jetée aux pourceaux. Rêve en carton est un cri organique, jeté sur un rail, entre deux infinis où le funambule est le somnambule. /DANS/ L'OSMOSE DES MONDES/ Utopie-Corps-Vents-Frontières/ Se croisent des temps-imperceptibles-indéfinis-espèce de toutes sortes - Ressac-Flux-Diversité-Corps-Langues-Reflux/ Nous inventons des chimères pour augmenter la vie/
Johanna pour toi pour moi est un récit de l'intime. C'est surtout l'évocation de la femme aimée, trop tôt partie. Elle est à la fois muse et ombre perdue. Elle est cette liberté inexistante autour de soi, cette beauté et sensualité traquées dans le sombre des jours. En homme, en ami, en amant, en poète, Saindoune Ben Ali évoque l'enfance, l'amour, la perte, sur fond d'Histoire tragique d'un pays à genoux. Johanna Géante en furie Epargnée de colère Ruiné est l'esprit Pour t'écrire Pour toutes mes caresses Sur peau d'argile Sous l'eau de la fertilité Oui simple l'espace La rouille vague Ou éducation du maître Infectée et admise Ici commencement D'où tombent Les lueurs fertiles