Expat blues est le récit fragmenté, féroce et hilarant d'une expatriée en quête de sens. Dans la langue même qui l'accueille, la rejette ou la bouscule, Lucy Mushita interroge ce que l'on pourrait désigner comme des micro-agressions banales de la vie quotidienne. Ces récits illustrent comment la méconnaissance de l'autre peut parfois entraîner des situations assez comiques et absurdes. Au fur et à mesure qu'elle apprend, qu'elle se heurte aux stéréotypes, à la langue, au texte, aux sous-entendus, elle découvre petit à petit, comme en pelant l'oignon, à quel point les mots sécrètent autant de violence que de préjugés tenaces. Ce n'est pourtant pas une chronique larmoyante mais un grand éclat de rire qui affirme la possible guérison par la médiation du langage et le pouvoir de la représentation.
Nombre de pages
130
Date de parution
10/09/2024
Poids
163g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782493036247
Titre
Expat blues
Auteur
Mushita Lucy
Editeur
PROJECT ILES
Largeur
140
Poids
163
Date de parution
20240910
Nombre de pages
130,00 €
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Depuis que sa soeur aînée a été "cédée", c'est-à-dire donnée en mariage à un riche vieillard contre de la nourriture, Chinongwa, neuf ans, sait quel sort l'attend. Sa famille est la plus pauvre du village et elle sera échangée elle aussi. Mais quand son père et sa tante partent en quête d'un parti pour elle, la fillette est si maigre que leur entreprise ne suscite que pitié ou raillerie - en aucun cas intérêt. C'est finalement une femme stérile qui offre Chinongwa comme deuxième épouse à son propre mari, une femme d'abord bienveillante mais qui la voit bientôt comme une concurrente. Chétive, ignorante, la trop jeune Chinongwa puise sa force clans un entêtant instinct de survie. Baigné de légendes familiales et de superstitions rurales, son monde est comme éclairé par un merveilleux candide qui résonne jusque dans la langue de Lucy Mushita. C'est cette poésie fruste, cette simplicité, cet humour aussi, qui font de Chinongwa, bien plus qu'un témoignage sur un village d'Afrique australe au début du XXe siècle, un roman poignant sur l'accession d'un individu à l'indépendance, payée au prix fort.
Quel est ce mystère d'écrire ? Qu'est-ce qui amène à l'écriture ? Quelle phrase, quel texte, peut marquer un. e auteur. e à ses débuts et pourquoi ? Quand est-ce qu'écrire devient une évidence ? Quelles influences ? Qui sont les auteur. es ou les textes qui ne quittent plus l'écrivain. e ? Dans cette collection des auteur. es s'adressent librement et dans une forme qui leur est propre à quelqu'un qui est plein de doutes, mais qui veut écrire. Confronté parfois à des questions insolubles, il ou elle est en recherche de réponses, de pistes pour franchir le pas. Deux malles et une marmite est un regard tendre et sans concession de la romancière et poétesse Ananda Devi. L'auteure crée un pont, un dialogue entre la jeune femme qu'elle a été et la romancière qu'elle est devenue. Un texte d'une grande générosité offert à ses lecteurs et à tous les passionnés des littératures indianocéanes. Il y a là des clés pour pénétrer une Åuvre exigeante, riche, bouleversante.
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Souffle coupé. Soirs de pluie où les masques se déposent, les coeurs et plaies s'apaisent. L'odeur de la mère gifle tendrement l'enfant qu'elle allaite. Moment de flottement. Symbiose entre l'esprit et le corps, entre une mère et son enfant. Les premières gorgées sont celles qui assomment l'enfant et scellent le pacte." Amère est une traversée de l'enfance brûlée par une lucidité lancinante sur le devenir adulte. Il y a là l'enfant sommé de grandir sans y avoir été préparé et qui se remémore une mère éreintée par le réel. Quelle langue pour fondre le métal de cette enfance qui enchaîne ? Nadjim Mchangama invente une forge dans laquelle il bat le fer rouge, à vif.
Rêve en carton est un essoufflement salutaire, incandescent. Pour sauvegarder l'impossible et la chair partie en fumée. Reste cette partie cramée par les bombes et ébréchée par les lames des pluies diluviennes. Trois parties constituent ce recueil, Les derniers mots de ma mémoire (1995), La Nuit infinie (2017), Utopie (2019). Des mots ramassés dans la cendre après que l'auteur a tout perdu dans les flammes de ce qu'il appelle pudiquement les événements, des mots empilés les uns sur les autres, scalpant l'infinitude du monde, et enfin des rêves ressassés avec l'art du phénix, comme il sied après les feuilles brûlées et la mémoire jetée aux pourceaux. Rêve en carton est un cri organique, jeté sur un rail, entre deux infinis où le funambule est le somnambule. /DANS/ L'OSMOSE DES MONDES/ Utopie-Corps-Vents-Frontières/ Se croisent des temps-imperceptibles-indéfinis-espèce de toutes sortes - Ressac-Flux-Diversité-Corps-Langues-Reflux/ Nous inventons des chimères pour augmenter la vie/