Ingeta est un dictionnaire de termes qui, en fond, décryptent les enjeux politiques, économiques, culturels et sociaux du Congo. Dans le film Les grands débatteurs, Denzel Washington, acteur principal et réalisateur du film attire notre attention sur la nécessité de disposer de son propre dictionnaire. En effet, au moment où il sélectionne son équipe de débatteurs qui va devoir affronter les différentes universités du pays, il leur dit ceci : Rédigez votre propre dictionnaire et considérez qu'il s'agit pour vous d'un nouveau départ. Dans le contexte de la guerre idéologique qui est menée contre les Congolais et les Africains, et la bataille des idées que nous nous devons de remporter, c'est exactement ce que nous avons fait avec ce dictionnaire que nous vous proposons.
Nombre de pages
260
Date de parution
20/11/2017
Poids
393g
Largeur
135mm
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EAN
9782955726624
Titre
Ingeta. Dictionnaire citoyen pour une insurrection des consciences
Thomas Kiyirembera roc ; Wasingya Misavuli jean-pa
Depuis près de trois décennies, une tragédie sécuritaire persiste dans l'est de la République Démocratique du Congo, étrangement ignorée par la communauté internationale. A chaque manifestation de cette violence armée déshumanisante, un nom résonne invariablement : le Rwanda. Ce livre propose audacieusement la théorie de la stabilité hégémonique pour élucider l'interventionnisme rwandais dans les conflits en RDC, offrant une analyse approfondie de la manière dont un Etat de taille modeste, enclavé et appauvri en ressources, a pu ériger l'une des forces militaires les plus redoutables d'Afrique. Les menaces sécuritaires extérieures ont joué un rôle crucial dans la consolidation de l'identité nationale rwandaise, tandis que les appétits insatiables pour les ressources naturelles du Congo ne peuvent être sous-estimés. Malgré ses limitations en ressources, le Rwanda a su exploiter le chaos congolais pour s'approprier ses richesses, forgeant ainsi sa réputation de miracle économique. Le silence de la communauté internationale face aux invasions rwandaises de 1996 et 1998 a été interprété comme une validation tacite, octroyant au Rwanda le droit de mener ses actions régionales selon ses propres intérêts. Tant que Kigali sera considéré comme un acteur régional de confiance par les puissances occidentales, le Rwanda continuera d'exercer sa liberté d'action.
Génocide, pillages des ressources minières, prédation économique, viols de masse, massacres, déliquescence de l'Etat, paupérisation des populations, perte de sens, effondrement des valeurs : La situation du Congo-Kinshasa et des congolais interpelle. Et doit interpeller. Tout le monde. Les Congolais, et les Africains, en premier lieu. En écho au livre, "A quand l'Afrique ?" de Joseph Ki Zerbo, nous pouvons légitimement nous poser la question "A quand le Congo ?" Oui. A quand le réveil de ce géant d'Afrique, dont le potentiel permettrait de faire du pays un paradis pour ses habitants, assurer le développement sain et durable du continent africain et nourrir le monde entier ? Pourquoi, au contraire, la RD Congo semble connaître une descente, inéluctable, en enfer et se diriger vers un gouffre sans fin qui ne dit pas son nom ? Que faut-il aux congolais pour qu'ils puissent refonder leur pays et faire du Congo un Etat où ses citoyens pourraient jouir, en premier lieu des richesses dont son sol et sous-sol regorgent ? Comment les congolais, aujourd'hui, peuvent-ils, avec le soutien et l'appui d'autres africains, reprendre le travail initié par Lumumba et réaliser la nécessaire révolution africaine chère à Frantz Fanon ? En guise de réponses à toutes ces interrogations, Jean-Pierre Mbelu, dans ce livre d'entretiens, partage, avec foi, passion et raison, ses réflexions et propositions, avec une triple ambition : Apporter un éclairage historique, géopolitique et culturel sur les enjeux multiples auxquels le Congo et les congolais font et doivent faire face ; Proposer un guide d'actions et initiatives pour réinventer le futur du Congo, au niveau individuel et collectif ; Initier et développer la conversation sur la nécessaire refondation des relations entre les congolais et la construction effective d'un panafricanisme des peuples pour une renaissance africaine.
Jean-François Akandji-Kombé, Francis Akindès, Mamadou Badji, Fadel Barro, Saïd Bouamama, Amzat Boukari-Yabara, Fabien Eboussi Boulaga, Souleymane Bachir Diagne, Assitan Diallo, José Do-Nascimento, El Hadj Guissé, Pascal Kambale, Séverin Yao Kouame, Patrick Mbeko, Achille Mbembe, Symphorien Ongolo, Albert Ouedraogo, Felwine Sarr, Mahamadé Savadogo, Ibrahima Thioub. Ils sont universitaires, écrivains, philosophes, activistes ou autres. Ils sont, avant tout, Africains. Chacun de leurs entretiens, réalisés par le think-tank Thinking Africa, associe expertises et perspectives africaines d'une part, et éclaire nos perceptions, compréhensions et actions sur les enjeux névralgiques de l'Afrique, d'autre part. Sociétés, culture et identités ; conflits, droits et justice ; jeunesse, mouvements citoyens et renouveau démocratique ; géopolitique, stratégies et diplomaties économiques ; prospectives, idées et panafricanisme : Plus qu'un livre d'entretiens, Conversations Africaines est un forum du savoir africain contemporain. Pour mieux agir sur notre devenir individuel et collectif. Sous la direction de Dr Saïd Abass Ahamed et Esimba Ifonge.
Kabila part, et après ? Kabila n'est pas le système qui est en train de semer la mort au Congo aujourd'hui. Est-ce qu'il y a de sérieuses pensées élaborées sur l'après Kabila ? Pourquoi devons-nous nous extasier en évitant de poser les bases d'une pensée refondatrice du pays après Kabila ? Les Congolais sont-ils condamnés à être des spectateurs de la guerre par morceaux, de la crise de sens et de la crise anthropologique que connait le Congo-Kinshasa depuis plus de deux décennies ? Comment rompre avec cette pensée unique qui nous confine à croire que ce sont les mêmes qui doivent à tout moment faire et défaire "les rois du Congo" ? A travers une série d'essais, Jean-Pierre Mbelu, propose une démarche pour opérer une rupture avec le processus politique vicieux et vicié en cours, d'une part, et, d'autre part, briser, individuellement et collectivement, les chaînes d'un néocolonialisme qui n'a fait que trop durer au pays de Patrice Lumumba.
Nous ne voulons pas mener de petites batailles, contre des ennemis de petites dimensions, des fusibles, des trompe-l'oeil, des chiens de garde. Ce genre de combat, nous le laissons à tous ceux qui nous vendent l'illusion que leur monde est si merveilleux quand il a cessé de l'être [... ] Je ne retourne pas le peuple contre qui que ce soit. Je l'invite à tirer des leçons de l'histoire. Car le temps joue contre le Congo-Kinshasa. Nous sommes prêts". A travers 21 essais courts comme autant de messages adressés aux congolais, et par extension aux africains, Mufoncol Tshiyoyo nous invite à ne plus faire usage de la langue de bois au regard des réalités que nous vivons depuis plus de 20 ans, nous encourage à nous battre pour notre terre (et contre un ennemi identifiable et identifié) au lieu d'assister à la liquidation de la population et de la jeunesse congolaises et nous enjoint à nous affirmer comme peuple. Parce que les peuples ne sont jamais le fruit du hasard. Pour reprendre une formule d'Aimé Césaire dans sa lettre à Maurice Thorez, qui, entre autres, fustigeait le fraternalisme ("Nous ne voulons plus nous contenter d'assister à la politique des autres. Au piétinement des autres. Aux combinaisons des autres. Aux rafistolages de consciences ou à la casuistique des autres"), l'heure de nous-mêmes a sonné. Parce qu'il est de miser sur nous-mêmes d'abord. Parce qu'il est temps de répondre individuellement et collectivement au défi qui est lancé à notre intelligence. Parce que le peuple du Congo mérite mieux.