Sur leurs vastes terres les grands propriétaires des Plaines de l'Australie intérieure ont su préserver une culture à la fois riche et unique, inaccessible. Extrêmement préoccupés par leur habitat et leur histoire ils engagent des artisans, des écrivains, des historiens afin de conserver chaque détail de leur mode de vie ainsi que tout ce qui constitue la nature profonde de leur pays. Un jeune cinéaste arrive dans les Plaines avec l'espoir d'apporter sa pierre à l'édification de cette histoire. Engagé par un propriétaire imprévisible et énigmatique, comme il semble qu'ils le soient tous, il constatera, à mesure que son projet de film se défait, et peut-être parce qu'il se défait, qu'il devient un véritable habitant des Plaines. C'est vingt ans après son arrivée qu'il nous raconte ici sa vie dans les Plaines, cet infini territoire du dedans.
Nombre de pages
156
Date de parution
17/02/2011
Poids
197g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782818003831
Titre
LES PLAINES
Auteur
Murname Gérarld ; Matthieussent Brice
Editeur
POL
Largeur
140
Poids
197
Date de parution
20110217
Nombre de pages
156,00 €
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Résumé : Tamarisk Row est le tout premier roman de Gérald Murnane, immense figure des lettres australiennes encore peu connu en France où un seul de ses romans, les Plaines, a été traduit. Campé dans une petite ville autralienne à la fin des années 40, le roman retrace l'enfance du petit Clement Killeaton entre une mère catholique dévote et un père joueur. Clément est un solitaire, un petit garçon un peu à part qui, pour résister à l'ennui et se déjouer de la cruauté de ses petits camarades ou du poids de la religion, s'adonne à une obsession familiale : les courses de chevaux. Ces compétitions, leur splendeur animale et les voyages réels ou imaginaires dans lesquels elles entraînent le jeune Clément forment le coeur vibrant du livre. Merveilleuse évocation de l'enfance, de l'amour filial et de l'Australie du siècle dernier et de ses infinis paysages, Tamarisk Row est une plongée magistrale - et magistralement écrite - dans l'univers mental d'un petit garçon. Murnane parvient à saisir, ce qui fait la particularité des points de vue enfantins, l'étrangeté qui ressort de ces regards absolument biaisés sur le monde et pétris d'imaginaire. Car ce n'est pas tant la mémoire, à la manière de Proust, qui sert de boussole à la narration ici, mais bien l'imagination. Considéré comme son chef-d'oeuvre inaugural, ce roman ouvre la voie à une carrière littéraire exceptionnelle, encore inachevée à ce jour.
Quand j'ai débarqué à Tours (Indre-et-Loire) au printemps 1968, c'était pour enquêter sur ce que mes parents y avaient vécu pendant la guerre. J'étais très loin d'imaginer que, ce printemps-là, tout le pays serait secoué par une révolte étudiante et paralysé par une grève générale, que je tomberais amoureuse, et que mon histoire d'amour me transporterait en 1942, dans la France de l'Occupation ! Vous allez peut-être trouver surprenant que je me décide à raconter mon histoire d'amour, de résistance et de voyage dans le temps à l'âge de quatre-vingt-trois ans. Mais je crois que c'est le bon moment : en 2026 comme en 1942, il ne faut pas laisser les discours de haine et les mensonges devenir les récits dominants.
Imaginez un immeuble sur le toit duquel on décide de créer un jardin, une prairie, un petit paradis où enfin on aurait réglé la question solitude. "Je manque cruellement d'un jardin. Et pourquoi pas suspendu ? On y installerait des palissades. Tout autour du toit. C'est mieux si on fait la fête. Le haut de l'immeuble est plat, comme les buildings de Manhattan, ça tombe bien. On sème juste du gazon. Une prairie et basta – là, on respire". Mais attention, si la concierge rêve de faire pousser dans la cour de l'immeuble une minuscule jungle luxuriante, les autres habitants peuvent s'opposer au projet. Il faut explorer. C'est l'occasion pour Olivier Cadiot de mener une enquête follement romanesque comme antidote à la solitude et au chagrin, à la recherche de ce qu'il nomme "la consistance de l'être aimé", ou celle d'un amour ultime, absolu. On pourrait penser à l'immeuble de La Vie mode d'emploi de Perec, aux mille et une vies et histoires qui s'y déploient, mais Love Supreme est une exploration burlesque et radicale qui passe par diverses rencontres toutes plus désopilantes et intrigantes les unes que les autres, jusqu'à celle d'un amour ultime, suprême. Un philosophe allemand volubile et passionné de varappe, qui escalade la façade de l'immeuble à mains nues, une psychanalyste revêche, une jeune comédienne qui rêve de monter La Mouette de Tchekov et dont le narrateur tombe amoureux, un noble extravagant passionné de chasse à courre et dont l'appartement cache une sorte de monumental château secret, et un propriétaire ultra-riche, vulgaire et brutal, qui fait furieusement penser à certains "maîtres du monde" contemporains... Le narrateur potasse la Morphologie du conte de Propp, s'initie à la philosophie romantique, à l'écriture musicale, s'inspire de divers traités de jardinages, pour bricoler un roman de survie et d'amour, un conte moderne "qui finit bien", une utopie ultra contemporaine pour un "paradis mode d'emploi".
Je ne cherche pas ailleurs. Rahmat, le Kabuliwalla, c'est moi. Je ne le filme pas comme un autre, je n'écris pas pour fuir. Je raconte mon histoire à travers lui. Car ce que je poursuis, ce que je veux sauver, ce que je veux comprendre - c'est moi-même, dans ce regard d'exilé, dans ce corps en marche, dans ce silence d'avant la parole.
Résumé : "J'essaie peut-être de dire une chose impossible : être où je ne suis pas, parler avec les morts, aimer une inconnue. J'essaie, penché sur l'image, de fixer le point où la fiction prend corps. Des histoires liées à la photographie, au cinéma, à des images qui hantent la mémoire ; des récits en train de s'écrire, des enquêtes en train d'être menées, des scènes en train de se filmer ; des études de cas : Antonioni, Gus Van Sant, Chris Marker, Giacometti, Stendhal, Duras¿ Au fond de toute image, de tout récit, il s'agit avant tout de saisir l'absence, d'écrire la disparition". Bertrand Schefer.