1960 : André Leguidel, un jeune officier promis à un travail peu excitant en Allemagne dans les bureaux du renseignement militaire en raison de sa formation linguistique, se retrouve envoyé en Algérie en tant que simple soldat pour attester de la fidélité à la France du chef de section de son commando de chasse, Mohamed Guellab. Le sergent-chef Guellab, d'origine musulmane, est en effet suspecté d'avoir tué l'officier français qui avait pris sa place de commandant, et d'être en passe de rejoindre le côté des rebelles avec sa section et ses armes. C'est donc en tant qu'espion déguisé en radio qu'André Leguidel part au combat, sans trop savoir où il met les pieds et sous les ordres d'un homme qui se révèle être un guerrier infatigable et doué d'une autorité naturelle, ayant l'admiration de ses hommes mais inspirant de la défiance à ses supérieurs. La guerre du Vietnam a inspiré des films comme Platoon, Apocalypse Now, et Full Metal Jacket. François Muratet propose pour sa part un texte aussi haletant que bien documenté sur la guerre d'Algérie. La course poursuite engagée par l'armée française pour traquer un détachement du FLN à travers le djebel est doublée d'une enquête qui expose les enjeux politiques de la guerre, en proposant notamment une élucidation à la fameuse déclaration de de Gaulle : "La France restera en Algérie", sans pour autant que ce roman noir soit politique lui-même. Muratet fait de la guerre un roman chargé de tension en mettant l'accent sur ce qu'elle a réellement été : une guerre civile algérienne, dans laquelle les idées de défaite et de victoire finissent par perdre leur sens. L'auteur s'est inspiré, pour le personnage de Guellab, de son beau-père, militaire français d'origine algérienne, auquel avait été confiée une section d'un commando de chasse et qui a accepté de répondre à ses questions lors de plusieurs séances d'entretien après avoir lu le premier roman de l'auteur, Le Pied-rouge.
Nombre de pages
256
Date de parution
22/03/2018
Poids
380g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782072764271
Titre
Tu dormiras quand tu seras mort
Auteur
Muratet François
Editeur
JOELLE LOSFELD
Largeur
150
Poids
380
Date de parution
20180322
Nombre de pages
256,00 €
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Frédéric a six ans lorsque son père se fait tuer sous ses yeux. Devenu un adulte en proie à de violentes crises d'angoisse, il ne sait plus rien de ce drame refoulé. L'oubli. Une amnésie totale des faits. Trente ans plus tard, en week-end sur la côte bretonne, il croise la route de son passé. Max, un ancien de l'Algérie, ex-dirigeant d'une organisation politique, perdu de vue depuis longtemps, lui demande d'échanger avec lui sa chambre d'hôtel...
En 1966, Frédéric a six ans quand son père se fait tuer sous ses yeux. Trente ans plus tard, Frédéric a tout oublié de ce traumatisme d'enfance, dont il ne lui reste qu'un grand trou noir et de violentes crises d'angoisse. Sur La côte bretonne où il passe le week-end, il croise Max, l'ancien dirigeant de l'Organisation Communiste Prolétarienne, petit parti maoïste dont Frédéric fut membre à la fin des années 70. Le lendemain, Max est retrouvé mort, assassiné dans des conditions horribles... Dans ce premier roman tendu et riche, à la construction impeccable, François Muratet, professeur d'histoire, nous fait découvrir un pan terrible et méconnu de la guerre d'Algérie, et en appelle aux meilleurs polars politico-historiques français.
Octobre 2000, Stains. La Métallique, petite usine de sous-traitance automobile, surfe sur la reprise économique et s'apprête à profiter des avantages que la loi sur les 35 heures offre aux patrons qui savent y faire. Mais les salariés renâclent tandis que, dans l'ombre, une société financière joue un jeu étrange. Parmi les acteurs du conflit qui se prépare : Mona et Pascal, jeunes ouvriers incontrôlables qui ne vivent que pour leur groupe de rock ; Costa, militant décidé, mais pour quelle cause ? Raymond, ex-flic embauché pour faire le mouchard ; Bruno, consultant spécialiste des conflits sociaux et passionné de kendo. François Muratet tente avec ce deuxième roman très réaliste un état des lieux de la lutte des classes, et confirme le talent surprenant révélé avec la parution du Pied-Rouge.
Octobre 2000, La Courneuve. La Métallique, petite usine de sous-traitance automobile, traverse une crise: le PDG ne peut se résoudre à mettre en application la loi des trente-cinq heures, et des sociétés de financements cherchent à le mettre à terre. La grève éclate. Parmi les ouvriers il y a Mona et Pascal qui ne vivent que pour leur groupe de rock, Costa un militant LO, Raymond, un ex-flic.
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Résumé : C'est l'été à Paris. Une jeune fille revient à elle dans la cuisine du restaurant où elle travaille. Amnésie : elle ne se souvient plus de rien, et son accent irlandais est le seul indice qu'elle possède. Commence un jeu de piste dans lequel elle tente de retrouver son identité, lorsque tout à coup elle voit surgir un homme au visage familier à la sortie d'une boulangerie. Elle va alors essayer de retrouver cet homme mystérieux. Cessant de se rendre au travail, elle se met dans des situations absurdes, tantôt cocasses et tantôt plus délicates, pendant que sont révélées au lecteur des scènes de la vie qu'elle a oubliée. L'histoire est construite à la manière d'un puzzle, et l'intrigue se resserre à mesure que l'héroïne perd pied...
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère
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