Un sachet d'hosties pour cinq. Récit d'un rescapé du génocide des Tutsi commis en 1994 au Rwanda
Murangira César
AMALTHEE
18,50 €
Epuisé
EAN :9782310027939
Un sachet d'hosties pour cinq est un témoignage qui ne laisse pas indifférent. César relate ce qui est arrivé au jeune homme de vingt ans qu'il a été. Il aborde sa survie avec pudeur et précision. Il a le souci d'épargner le lecteur, en l'invitant aussi à un voyage au coeur de sa vie d'enfant et de collégien, de sa famille, ainsi que dans l'histoire de son peuple et de son pays. Bien qu'il n'ait eu aucun contrôle sur les événements, son espoir et sa détermination à survivre se sentent dès le début de son récit. Avec finesse et un peu d'humour, il nous embarque dans sa quête philosophique pour comprendre l'Homme lorsqu'il est confronté à l'indicible. Comment Lui faire encore confiance lorsque même notre ami souhaite notre mort ? Comment organiser la survie dans un contexte hostile ? A quoi peut-on penser lorsque l'on est confronté à la mort des autres et à la sienne, imminente ? Autant de questions qui nous amènent à nous interroger sur notre rapport à l'autre, sur notre rapport à la manipulation des masses, sur notre sensibilité face aux risques de crimes contre l'humanité et de crimes de génocide. César est le seul rescapé des six enfants de sa famille. Sa mère a également survécu mais il ne le saura et ne la reverra que plusieurs mois après la déclaration de fin du génocide. Celui-ci a emporté soixante-trois membres de sa famille, élargie à ses grands-parents, tantes, oncles, cousines et cousins. Trois ans après le génocide, César réussit à obtenir un visa pour la Suisse. Il y suit une formation universitaire et y fonde une famille. A côté de ses tâches professionnelles et de son rôle de père de famille, il ne cesse de parcourir la Suisse et l'Europe pour témoigner en mémoire des siens et, surtout, pour sensibiliser aux dangers de la haine et de ses discours ainsi que pour proposer des alternatives.
Ils sont soupçonnés du pire des crimes au Rwanda. Ils ont refait leur vie en France. Un couple se bat pour qu'ils soient jugés. Mais cette quête de vérité est souvent fragile, parfois périlleuse. Reims, avril 1994: Dafroza et Alain Gauthier assistent à distance à la descente aux enfers d'un petit pays d'Afrique. Elle est d'origine rwandaise, il est français, ils se retrouvent spectateurs impuissants du génocide. En 2001, ils décident de créer le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR). Ils partent alors au Rwanda à la recherche des derniers témoins du drame. En France, ils demandent à la justice de se saisir de ces dossiers, souvent explosifs. En remontant le fil du passé, ils croisent des personnages ambivalents, tragiques, mais parfois héroïques et exemplaires. Un voyage au coeur de l'âme humaine.
Résumé : Le génocide perpétré au Rwanda d'avril à juillet 1994 a été exceptionnel par son envergure, sa rapidité et son mode opératoire : plus d'un demi-million de victimes ont été exterminées en cent jours. Elles sont généralement tombées sous les coups d'un très grand nombre d'assassins ayant eu recours à des armes rudimentaires. Ce Que sais-je ? tente de comprendre quels ont été les ressorts d'une telle tragédie. Comment s'est-elle déroulée ? Quelles en ont été les causes, lointaines ou plus immédiates ? Quelles séquelles a-t-elle laissées ? Ce génocide n'appartient pas qu'à l'histoire : il reste un enjeu politique contemporain, tant au Rwanda qu'ailleurs dans la région et de par le monde, notamment en France. Les débats restent intenses ; les termes du débat, souvent violents. Gageons que ce court essai, en s'appuyant sur des faits communément admis, offre des clés de lecture et une interprétation plus sobre de ce qu'on a appelé le " dernier génocide du XXe siècle ".
Le témoignage exceptionnel et dépassionné d'un acteur de premier plan 1990 : la guerre civile éclate au Rwanda, opposant le Front patriotique rwandais (FPR) aux Forces armées rwandaises (FAR). L'année suivante, le colonel Delort - conseiller Afrique du chef d'état-major des armées - se rend sur place et devient une cheville ouvrière de la politique française au " pays des mille collines ". Jusqu'en 1994 et la fin du conflit - avant donc le terrible génocide qui allait suivre -, il participe aux négociations politiques entre les deux camps, mène des missions diplomatiques et conduit des actions militaires. Il est présent lors des négociations d'Arusha, en Tanzanie, qui devaient permettre de trouver une solution politique. Il a directement négocié, pour la France, avec les dirigeants voisins ; il a été le commandant opérationnel des soldats français au Rwanda. Et c'est également lui qui pilota l'évacuation d'une partie de nos compatriotes en 1993. Il a choisi de raconter son expérience, d'exposer les affrontements politiques et militaires des Rwandais, de témoigner de ce que fut la politique de la France, tout en s'interrogeant avec pragmatisme sur la volonté des belligérants d'aboutir à un accord durable et sur le désintérêt de la communauté internationale pour ce pays en guerre. Des reconnaissances tactiques sur les frontières aux entrevues politiques à Kigali, des réunions " de crise " au Quai d'Orsay aux affrontements sur le terrain entre " gouvernementaux " et " rebelles ", des débriefings à l'état-major des armées boulevard Saint-Germain aux délicates missions d'évaluation des forces en présence, le lecteur est ainsi entraîné au coeur des événements. Guerre au Rwanda, L'Espoir brisé constitue le témoignage exceptionnel d'un acteur de premier plan : on comprend, en le lisant, comment ce terrible drame s'est noué et quel fut le but politique de la France.
Le témoignage insoutenable et nécessaire d'un homme qui, ce 20 avril 1994, a vu sa vie basculer dans l'horreur en assistant au massacre de quarante-trois personnes de sa famille par des gens qu'il croyait ses amis. Révérien Rurangwa raconte l'atrocité du génocide des Tutsi au Rwanda mais surtout la douleur insurmontable de se souvenir et de survivre malgré la mort des siens, la haine, et le sentiment d'une injustice que rien ne pourra réparer. . . Révérien Rurangwa a maintenant 28 ans et vit en Suisse où il suit des études de gestion. Il tente de se reconstruire en perpétuant le souvenir des victimes et en se battant pour que justice soit faite.